SIGNES ABRÉVIATIFS
Les signes abréviatifs constituent une des principales difficultés matérielles de l'écriture ; pour en avoir la clef, il faut recourir au chapitre des abréviations, où non-seulement on trouvera une entière explication des signes abréviatifs, de leur nombre, de leurs figures, de leur valeur, de leur emploi, mais encore où on apprendra à connaître les divers modes d’abréger des scribes et des copistes du moyen âge.
Jusqu’à ce qu’on soit parfaitement instruit sur cette partie essentielle de la paléographie, les tableaux d’abréviations , qui accompagnent les planches d’écritures, seront d’un grand secours pour l’interprétation des abréviations qui se rencontrent le plus fréquemment dans les titres. Les signes abréviatifs y sont figurés avec leur signification et leur emploi, à mesure qu’ils se montrent usités de siècle en siècle.
H PALÉOGRÂPUIE
SIGNES ORTHOGBAPIlIQrES
Rien de plus irrégulier, rien de plus arbitraire que l’emploi comme la forme du petit nombre de signes orthographiques qui se montrent dans les anciennes écritures. Il est beaucoup de titres où ils sont môme négligés.
Pour faciliter l’intelligence de ces signes, voici les remarques les plus générales :
Au XI® siècle, le point rond (.) sert pour les deux points et la virgule ; et l’un de ces signes ( • î ^ ) ) pour le point.
Dans ce siècle comme dans les suivants, les sigles ou lettres isolées, les lettres numérales, les mots inachevés sont souvent accompagnés d’un point.
Exemple ; T. ou Test, pour testibus ; Rothom. Rhothomagensis ; W. Willelmus; x.viij. dix-huit, etc.
Au xn® siècle, la figure la plus ordinaire du point et de la virgule ressemble assez à notre virgule renversée ( ), mais on trouve également le
point rond (.), pour exprimer tantôt la virçule, tantôt le point.
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