PREMIÈRE PARTIE
Dans ce siècle, et quelquefois au xi®, on employait pour les deux points cette figure ( ) ; quelques
écrivains s’en sont servis indistioctement pour marquer les différents membres d’une période.
Au xiiic siècle, dans les manuscrits comme dans les chartes, les signes de ponctuation sont bien négligés. Dans ce siècle, disent les savants BB. diplomatistes, on substitua des accents (/) plutôt que des virgules à tous les points, en conservant néanmoins les accents ou les virgules couchées (/) dans les endroits où le sens n’était qu’un peu suspendu.
Au' XIV® siècle on trouve le point rond (.) à 1a fin des phrases et les petites liams obliques trèsfines (/) pour marquer les différentes pauses du discours. Elles tiennent en quelque sorte lieu de notre virgule.
Au XV® siècle, comme au précédent, le point rond (.) se mettait pour le point final , et les barres inclinées pour les autres j)auses (/).
Au XVI® siècle, on employait le point rond ou carré (. .) la Virgule (,) et les deux points ronds ou carrés (lî) dans le môme sens que les nôtres; on ne se servait pas encore du point et virgule (?).
Au XVII®, le point (.), les deux points (i), le point
et vii^le (?) remplissent les mêmes fonctions que tes nôtres.
Quant aux points d’interrogation et d’exclamation, ils ont été tout aussi peu régulièrement suivis que les autres signes de ponctuation ; telles sont les formes sous lesquelles on les rencontre le plus ordinairement du XI® au xvii® siècle :
Point d’interrogation : P ?.
Point d’exclamation : o. ’o. ^ o. 1 .
A l’égard de ce dernier, plusieurs copistes ont figuré l’exclamation par deux points mis à la fin de la phrase ; exemple : 0 faciem pulchram :
D’autres, par deux points placés au-dessus du premier mot de la phrase exclamative : proh dolor.
D’autres, enfin, par le signe d’interrogation ou tout autre. ^
Du XT® au XV® siècle inclusivement on trouve des accents sur les i ( jf'), particulièrement lorsqu’ils sont voisins des lettres i,in,n,u, ce qui sert à les distinguer. Ce ne fut qu’au xvi* que les points sur les i remplacèrent les accents.
Les accents aigu , grave , circonflexe , dont nous nous servons si utilement aujourd’hui, n’étaient pas connus des anciens écrivains; on verra à l’article Orthographe comment ils y suppléaient.