‹ Paleographie des chartes et des manuscrits du 11. au 17. siecleChapitre 56 sur 88 · APERÇU GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

APERÇU GÉNÉRAL

On entend communément par sceau l’instrument à face gravée servant à faire une empreinte sur la cire ou quelque autre matière.

Fixer cette empreinte à un acte, c’est ce qu’on appelle sceller.

Mais, par extension, le nom de l’instrument est passé aux empreintes elles-mêmes, qui furent également appelées sceaux.

De là la distinction en sceaux-matrices et en sceaux-empreintes.

DES SCEAOX-MATRICES

On s’est servi au moyen âge de trois sortes d'instruments à sceller.

Le premier, connu dans la plus haute antiquité, est l’anneau sigillaire {annulus, amulus signatorius, sigillaricius ou cerographus) ; il se composait, comme nos bagues à cachet, d’une pierre plus ou moins précieuse, gravée en creux et Gxée au chaton d’un anneau.

lût- PALEOGRAPHIE

Les diplômes des rois de France des ^ ”, 2* races et quelques-uns de la 3« portent des empreintes de ces anneaux sigillaires. Quelques dignitaires de l’Église se servirent d’anneaux jusqu’au ix» siècle.

L’emploi de cette sorte de sceaux, qui cessa entièrement au XI' siècle, se trouve désigné dans les titres par les expressions de : anmlo signare , annulo sigillare, annuli impressione signare, etc.

L’anneau 'du p'êcheur: annulas piscatoris, ainsi appelé parce qu’il représente saint Pierre dans son premier état, était un sceau annulaire à l’usage des papes ; ils s’en servaient pour leurs lettres particulières. Ce ne fut que vers le xv« siècle que l’anneau du pêcheur fut employé à sceller les bulles ou brefs.

Le second instrument sigillaire qui vint succéder aux anneaux, et prendre le nom de sigilîum, se composait d’une plaque de métal, de forme ronde ou ovale, ayant une face gravée et l’autre garnie d’un anneau ou d’une poignée. Nous le voyons apparaître vers le x« siècle et concourir avec les anneaux-cachets à la validation des actes jusqu’au XI* siècle, où il reste seul en possession de sceller jusqu’aux derniers temps du moyen âge.

Ce sceau-matrice, qui n’est plus circonscrit dans l’étroit chaton d’une bague, se prête à tous les

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