QUATRIÈME PARTIE
sceaux plaqués. Us furent spécialement en usage sous les rois mérovingiens, carlovingiens et les premiers capétiens.
Les chartes des évêques et des abbés offrent des sceaux’ plaqués jusqu’au déclin du xii» siècle. H y a aussi des sceaux plaqués entre deux papiers, pendants ou fixés aux titres mêmes ; mais cette espèce de sceaux ne date que du xvi® siècle.
Sceaux pendants. Ensuite les sceaux ont été suspendus aux titres par des lemnisques, attaches ou lacs de soie, de fil, de ruban, de cuir, de corde ou de parchemin. Cette disposition leur a fait donner le nom de sceaux pendants [sigillum peridens, pensile ou appensum) ; Sigillo subtus pendenti confirmavi. !
Ce ne fut guère que vers la fin du xii® siècle que l’usage des sceaux pendants fut régulièrement adopté.
Attaches. La différence des attaches désignait la condition des personnes. Les fils d’or et de soie appartenaient aux souverains j la soie diversement coloriée et tissée servait au clergé et à la noblesse ; j les tabellions et les simples particuliers employaient j le parchemin. Ce ne fut qu’au xvi® siècle qu’ils sccl- j lèrent entre deux papiers sur le titre. |
La bande de parchemin était appelée queue. On I
scellait en simple queue quand la bande était prise à même le titre, et en double queue lorsque celleci consistait en une lanière de parchemin traversant l’acte dans sa partie inférieure pour se rejoindre aux deux extrémités dans la cire du sceau. (Voir la pl. IX, fig. 4, 5, 9, 10, 12, 15, pour les queues simples, et les autres n®‘ pour les doubles.)
Forme. La forme des anciens sceaux est extrêmement variée. Les uns sont ronds, ovales, en ogive, en écusson, et ce sont les plus communs ; les autres, assez rares, sont carrés, triangulaires, polygones, en losange, et suivant leur grandeur on les distingue en grands et en petits sceaux.
La forme ronde ou orbiculaire est celle qu’affectent plus particulièrement les sceaux royaux, ceux des ducs, des comtes, des chevaliers et des seigneurs. Les plus anciens sceaux ecclésiastiques sont aussi orbiculaires, ainsi que les sceaux de villes.
La forme ovale et en ogive se trouve employée généralement par les évêques, les abbés et abbesses, les monastères, les chapitres, les officiaux, et dans l’ordre civil par les dames et les universités.
Katière. La matière la plus ordinaire des empreintes a été la cire. Les empereurs et les rois se sont souvent servis de sceaux d’or pour les chartes