QUATRIÈME PARTIE
11 s’est trouvé des légendes entièrement composées de lettres retournées ; cette disposition vicieuse est due à l’inadvertance des graveurs, qui oubliaient de tracer en sens inverse les caractères de la légende j afin que l’impression du sceau les rendît à droite sur la cire.
X.ettre* oouohéei. Quand les graveurs prévoyaient | que la légende ne pourrait occuper tout l’espace réservé pour elle , ils renversaient quelques lettres ! pour employer plus de place. |
! Les lettres C, G, S et l’R gothique en forme de ,
I 2 étaient celles qu’ils employaient de préférence.
! Dans ce cas il faut éviter de prendre le o couché I pour la lettre Q.
Orthographe et tt^le. Une orthographe vicieuse j tend aussi à obscurcir une légende. Ce que nous j
I avons dit de l’orthographe des chartes et des ma- I nuscrits peut très-bien s’appliquer aux inscriptions des sceaux.
Les noms de personnes et de lieux s’y trouvent surtout défigurés par des incorrections de tous genres ; tantôt ce sont des lettres mises les unes pour les autres, comme dans Dalfinxis pour üalphinus, Adem p"’ Adam, Buissum p*^ Buisson ; Jahan, Johan, pr Jehan; Johanne, p^ Jehanne, Prasino p' Fraxino,
PALÉOGRAPinE
1 Dvpvnt pr Dujxmt, Willermi p’’ Willehni, grant p' grand, Rikardi p' Ricardi, Katarina p' Catarim, etc., etc.; tantôt ce sont des lettres surabondantes, comme dans Agnnetis , Harchidiaconi , HanqvetiV , Hlvdmnci'z, Caapra, Jehans, Theszavrarie,e\c.,elc., mis pour Agnetis, Archidiaconi, etc., etc.
Ailleurs les mots pèchent par l’omission de certaines lettres, comme ceux-ci : Cristiani, Fili,
I Camerari, Peti, Priorise, Fil, Seinenr, Jdonasteri, OKveri, Clerci, Mahildis, Domni, lerusalem, au lieu de : Christiani, Filii, Camerarii, Pétri, Pnonsse, Fils, Seigneur, Uonasterii, OUverii, Clerici, Mathildis, Domini, Hientsalem.
Ailleurs encore l’orthographe est si peu observée que les mots dégénèrent en barbarismes. Clerii est mis pour Clerici, Guillaimi p'’ Guillelmi, Amarrici, p"^ Amalrici ou Amaurici, Strampharum p' Stampanim, Polinus p' Pavlinvs. Quant aux solécismes, tels que : Sansoni pour Samonis, Archidiaco- • nis pf Archidiaconi, Pétris p' Pétri, etc., ils sont assez fréquents dans les inscriptions sigillaires.
Les légendes en langue vulgaire offrent encore des mots écrits selon les patois auxquels ils appartiennent. On trouvera Yvrey pour Ivry, Vicontey p' Vicomté, Rogier pr Roger ; Johan pr Jehan, Jean ; Damiziel pf Damoisel ; le Sire deu, le Sael dou, p>^ le Sire du, le Scel du ; et del p'' de la ou du ;