QUATRIÈME PARTIE
ordinairement à la partie supérieure de l’empreinte : car il est quelques légendes qui commencent par le bas du sceau.
Dans les bulles pajialcs on trouve des légendes disposées les unes dans le sens horizontal, les autres dans le sens vertical.
Il n’est pas rare de trouver des sceaux sans légende.
Quand une légende était trop étendue pour trouver placÆ entière dans la circonférence du sceau, elle se continuait sur le contre-sceau.
Les légendes sont tantôt en latin, tanUU en langue vulgaire. La langue latine n’a jamais cessé d’étre employée dans les sceaux. La langue romane ou vulgaire ne s’y montre pas avant le xiii® siècle. Dès cette époque on remarque le mélange des deux langues dans le même sceau ; exemple : -J- S’ Gvilletmi le Conteor. -f- S’ Johaîinis le Brvmen. -|- S’ Ricardi le Sror. -f- S" Gvillelmi dv Bosco, -f- S’ Johannis de Chambere , domini de Blandé. -j- S’ Gameri le Chami, etc.
Que les légendes appartiennent à l’une ou à l’autre de ces deux langues, le style en est parfois barbare et incorrect.
On a déjà vu pour l’orthographe comment les mots y sont estropiés.
Le rapport grammatical n’y est pas mieux ob* * serré ; ainsi on trouvera ;
+ S’ lohmne domina de Caroges. — Domina pour domine.
+ S* GaUervs de Esseyo. — Galiervs au lieu de Galteri, etc.
Bien ([u'on ait semblé dire avec raison que « les légendes des sceaux ne présentent pas de difficulté de lecture quand ou possède les chartes auxquelles les sceaux sont attaché^ », il ne faut pas s'attendre cependant à rencontrer une parfaite concordance entre les indices de la charte et la légende du sceau. Beaucoup de sceaux attachés à des titres latins ont leurs légendes en langue vulgaire, et vice versa.
On lit dans une charte ; Ego Rogerivs de
Nocvmento, et la légende du sceau donne : S' Rogier de NvisemetU,
\æ sceau et la charte emploient-ils la même langue, la légende n’en est pas plus d’accord avec le texte du titre.
Une charte contiendra : Ego Rasiha de Glisoliis , et sur le sceau qui est bien celui désigné (Sigillo munivi meo), on trouvera : S’ Basilie de Formovilld.
Souvent le titre donne en moins ce que le sceau contient en plus , et vice versà.
La charte indique simplement le sigillateur par :