QUATRIÈME PARTIE
Wilhbmat de Longo Campa, cl le secau dit: S’ Willeùni Clerici de Longo Campe. — C’est ainsi que les sceaux vienneat ajouter aux renseignements fournis par les chartes.
Les noms propres diffèrent souvent de la diarte au sceau quoique écrits dans la même langue ; sur l’une on trouvera : Johannes Malcion, et sur l’autre : S* Johannis Mavcivn, — ou : Ego Ilichevdis
sur l’une, et sur le sceau : S’ Ricoldis, ou : Ego
Robertvs le Lonc, dira la charte, et : -f-S’ Roberti Le- Ivnc, dira le sceau.
Quand il s’agit d’un sceau d’emprunt, la charte fournit presque toujours les indications propres à son interprétation , à peu près en cette forme :
Et quia stgillttm non habebam presens scriptum sigillo Johannis tune temporis vicedecani roboravi ; ou : Cum sigillo supra dicti Antonii mariti mei sigillaci ; ou : Jè Ferris Dux da/oant nommez use dou sel de ma mère devant nommée, etc. v
Les légendes des plus anciens sceaux sont trèssimples et se composent du nom propre mis au nominatif ou au génitif. Dans ce dernier cas on 80 USK;ntendait bulla ou sigillum.
Toute légende latine commencé ordinairement par le mot sigillum, exprimé en abrégé par s”, si’, sig'i sigil', sigilV, sigillm, et la légende française par sael, saiel, seel, abrégés souvent par s’.
110 PALÉOGUAPHIE
Beaucoup de sceaux, au xiv® siècle surtout, commencent leur légende sans le mot sigillum ou seel.
Il y a des légendes qui se lisent en dehors, c’esU ' à-dire que le pied de la lettre est vers le bord au lieu d’ètre tourné vers le centre du sceau.
Les grands sceaux des rois, des ducs, des comtes, des prélats, des chevaliers et des communautés ont en général des légendes faciles à lire. Les mots y sont rendus en lettres capitales peu chargées d’abréviations et séparées par des points ou autres figures.
Sur plusieurs sceaux anciens il y a mélange de l’alphabet romain et de l’alphabet gothique ; — indistinction de mots ; — absence de signes abréviatifs ;
— noms propres souvent représentes par des sigles ou lettres uniques.
Si on a affaire à une légende dont les reliefs ont dis{>aru sous des couches de poussière, on pourra sans inconvénient faire usage d’une petite brosse à poils très-doux pour dégager la poussière qui n’a . pas fait corps avec la cire. Si cette première opération ne suffit pas, on verse sur le sceau de l’eau simple, qu’on laisse séjourner (}uelques minutes, puis on frotte légèrement avec la brosse et l’empreinte reprend sa netteté primitive. Quelques personnes emploient l’eau seconde pour le même eflet ;