A AS
Si A!»
1 i i ni i ■-■«,■■«
Et
po-
nam
pedes
me- os
quasi
cer
- vo- rum,
et
Tandis que le podatus A est toujours affecté à la première syllabe de chaque verset, le groupe B porte, tantôt sur deux syllabes — fT- '> }■, 5j — tantôt sur une seule — JY. 2, 4, 6, 7 , 8, — la règle d'adaptation n'étant pas basée uniquement sur l'accentuation, mais aussi sur le groupement et le sens des mots. — Au groupe D, qui constitue la formule de médiante, sont au contraire très régulièrement affectées les trois dernières syllabes qui terminent le premier demi-verset, indépendamment de toute question d'accentuation; on remarquera simplement que, selon un procédé très fréquent, les deux ii de tuum, au 4e verset, ne comptent que pour une seule voyelle. — Quant au groupe C, qui comprend toutes les syllabes n'appartenant ni aux deux groupes d'intonation ni au groupe de cadence, il affecte la forme d'une sorte de récitatif composé de podatus et de punctums, où les accents sont marqués de préférence par le podatus aigu ré-mi.
Le second demi-verset est construit d'une manière toute semblable au premier : une formule d'intonation E, une formule de cadence G; et, entre les deux, un récitatif F absolument identique à celui qui groupait, en C, les syllabes en surnombre. — Une petite imprécision se manifeste au début du premier groupe : dans cinq versets — 1,4,6.7,8 —
-î*Tv
VïT
ÏÏ^f^J
jVfc
r' ■ , v 1 ■ a ^T^V.* Vy
et ti- mu- i :
consi-de-ra- vi o-
pe-ra tu- a, et expa- G
i- ra-tus fu-e-ris, mi-se-ri- cordi-ae re-
cor-
da-
ve-
ris.
^-^TnMîv
San- ctus de monte
um- b ro-
se
V ^v.3'* vi
lau- de
ejus reple-
tur ter-
ra.
i^vrr
rameu-
ta
tribus quœ
cu-
tus
es.
♦^ A'VK %
sa- lu-tem cum Chri-
sto
tu-
lu-to aquarum
mul- ta-
rum.
^'* Vfh-
exsul-tabo in
De-o Je-
su
me-
super excelsa me-a deducet me victor in psalmis
ca-
nen-
tem.
on constate le redoublement du podatus initial; dans les trois autres — 2, 3, 5 — le second est réduit à sa première note, et cela, dans nos deux manuscrits. Mais il s'agit ici d'une formule trop courante dans le répertoire bénéventain pour qu'il puisse y avoir un doute sérieux sur la leçon authentique; dans une restitution critique, il semble bien qu'on devrait rétablir partout le double podatus. — Pour ce qui est du groupe G de cadence, à un accent et une syllabe de préparation, il affecte deux formes légèrement différentes, selon que le dernier mot du verset est un dactyle ou un spondée.
Comme il convient, c'est sous la forme spondaïque que s'amorce la cadence du dernier verset; mais comme celle-ci est aussi la finale de toute la pièce, le compositeur lui a accordé un développement mélodique plus ample, dont on retrouve d'ailleurs les éléments dans un grand nombre d'autres pièces bénéventaines.
Un détail assez curieux, et qui mérite d'être signalé, consiste dans la manière particulière dont l'adaptation est comprise, au cas où la syllabe de préparation précédant le dernier accent est liquescente : le torculus initial de la syllabe accentuée perd alors sa première note, qui se trouve reportée sur la syllabe précédente sous la forme d'une dernière note liquescente.
L'étude mélodique de notre premier trait n'offre, on le voit, aucune difficulté. Il en est un peu différemment du texte. Tout d'abord, on peut observer que le trait romain est sensiblement plus court que le trait bénéventain correspondant : les cinq derniers versets du second, à partir de Suscitans, ne figurent pas dans le premier. Mais, ce qui est beaucoup plus singulier, c'est que, si l'on fait abstraction du premier verset, identique dans l'une et l'autre version, les deux textes sont, pour le reste, entièrement différents et irréductibles, comme on peut s'en rendre compte dans le tableau ci-dessous.
Ancienne version
Trait romain
Trait bénéventain
VULGATE
Domine, audivi auditum tuum, et timui : consideravi opéra tua, et expavi.
In medio duorum animalium innotesceris : dum appropinquaverint anni cognosceris, dum advenerit tempus ostenderis.
1. Domine, audivi auditum tuum, et timui : consideravi opéra tua, et expavi.
2. In medio duorum animalium innotesceris : dum appropinquaverint anni cognosceris, dum advenerit tempus ostenderis.
Domine, audivi auditum tuum et timui, consideravi opéra tua et expavi.