BASE DE DÉPOUILLEMENT
Méridionale n'engageait à la plus grande réserve en attendant qu'un examen plus approfondi autorise à émettre un jugement motivé sur le sens exact et la portée de ces divergences.
LA TRADITION BÉNÉVENTAINE. 131
Il ne saurait être question ici d'étudier le problème dans toute son ampleur; du moins nous avons cru qu'il valait mieux ne pas borner notre enquête à l'examen d'un cas isolé. L'étude de la série des péricopes évangéliques des dimanches après la Pentecôte nous a semblé offrir le cadre idéal qui permît d'embrasser une partie suffisamment importante de l'année liturgique dont la physionomie n'est pas à ce point caractérisée que le choix des péricopes évangéliques qu'on y doit lire s'impose de lui-même, encore moins l'ordre dans lequel celles-ci doivent être disposées.
Pour mener commodément une enquête de cette nature, le choix d'une base de dépouillement est de la plus haute importance; aussi avons-nous adopté, sans préjuger en rien des conclusions à venir, celle qu'imposait le témoignage quasi unanime de la tradition. Cette base est constituée, comme on peut le voir sur le tableau ci-contre, par la série même des péricopes qui figurent actuellement au Missel Romain, à quelques modifications près :
i° la péricope Estote miséricordes est reportée à la place où ' elle se trouve dans presque tous les manuscrits, c'est-à-dire au IVe dimanche; elle est remplacée, au Ier dimanche, par la péricope de Lazare et du Mauvais Riche, telle que nous la lisons maintenant au Jeudi de la IIe semaine de Carême ;
2° de ce fait, toute la suite de la série actuelle est repoussée d'un degré, en sorte que les évangiles qui figurent aujourd'hui du IVe au XXIVe dimanches sont numérotés ici s à 25;
y enfin nous avons ajouté à la liste de ces 25 péricopes un certain nombre d'autres lectures qu'on trouve parfois dans les manuscrits; nous les avons désignées par des lettres majuscules, de A à G.
Cette base de dépouillement ainsi établie, le témoignage d'un manuscrit sera représenté par la suite des nombres ou sigles représentatifs des lectures qu'il indique.
Comme nous l'avons déjà dit, il eût été possible de présenter le témoignage de l'ensemble des manuscrits qui, d'une manière ou d'une autre, fournissent la liste de ces évangiles des dimanches après la Pentecôte : missels pléniers, évangéliaires, lectionnaires et homiliaires, voire même antiphonaires de l'office et bréviaires qui nous renseignent sur le choix de ces péricopes.
Nous n'avons compris le dépouillement d'une façon aussi complète que pour les seuls manuscrits bénéventains; quant au reste de la tradition, son unanimité est telle, comme on pourra le constater, que le témoignage d'une catégorie seulement de manuscrits est suffisamment éloquent; faire appel à plusieurs centaines ou même à plusieurs milliers de manuscrits n'augmenterait en aucune manière le degré de certitude des conclusions que l'on est en droit de tirer de l'examen d'une catégorie d'entre eux. Aussi, pour l'ensemble de la tradition, nous sommes-nous borné à relever le témoignage d'une cinquantaine de missels pléniers de toutes origines, échelonnés entre le Xe et le XVe siècles. Réservant donc provisoirement ceux qui proviennent de l'Italie Méridionale, nous donnons d'une part (page 133) la liste de ces manuscrits avec l'indication, aussi précise que possible, de leur origine et de leur date; d'autre part (page 132) leur dépouillement relativement à la série des évangiles des dimanches après la Pentecôte.
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7 mss.
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le A, de A+ 18, de 18 ou
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2. Le manuscrit donne l'évangile 18 suivi non pas de tout l'évj
ingile F, rr
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(Matth. XXIII, 12) de celui-ci.