SM
Opor-tet te, fi-li, gaude- re, qui- a fra- ter tu-us mortu-us fu-e-rat et re- vi- xit,
pe-ri- erat et inventus est.
2. La communion * Qjii biberit». — Ainsi que l'indique notre tableau, la communion Qui biberit, comme d'ailleurs la péricope de la Samaritaine dont elle est tirée, ne figure pas à la même messe dans tous les manuscrits bénéventains. Presque tous, conformément à l'ensemble de la tradition romaine, l'indiquent au Vendredi de la IIIe semaine de Carême; quelques-uns toutefois, les deux Missels pléniers Bénévent, VI. 33 et Oxford, Bodl. Lit. lat. 342, l'affectent au IIe Dimanche ; le Graduel Bénévent, VI. 38 l'indique même à l'une et l'autre messe, la seconde fois seulement par son incipit.
Quoi qu'il en soit de cette divergence d'affectation sur laquelle nous reviendrons dans un instant, la communion Qjii biberit se présente, dans tous les manuscrits bénéventains, sous la même forme mélodique :
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Qui bibe-rit aquam quam e-go da- bo vo- bis, di-cit
Domi- nus, fi- et in e-o fons
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npr
SZ3.
I^iPl
aquœ sa-li- en-
tis 111 VI-
tam ae-
ter- nara.
Comme on peut le constater, cette mélodie se rapproche notablement de celle qui figure dans l'Edition vaticane. A prendre les termes dans leur acception la plus rigoureuse, on ne peut pas dire, en effet, qu'on soit ici en présence d'une mélodie spécifiquement bénéventaine : car on la trouve également dans quelques autres manuscrits, la plupart allemands, mais aussi dans quelques italiens, et en particulier, comme nous l'avons dit. dans les manuscrits franciscains.
Il n'est pas douteux cependant que, sous une physionomie commune, on doive distinguer deux variétés assez bien différenciées d'une même mélodie; et que l'une d'elles est spécifiquement bénéventaine. Pour permettre de juger des caractéristiques de ces deux variétés du même type mélodique, nous donnons ci-dessous la leçon critique que l'on peut restituer à l'aide des témoins non-bénéventains :
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Qui bibe-rit aquam quam e-go da- bo e- i, di-cit Domi- nus, fi- et in e-o fons
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aqua? sa-li- en-
tis in vi- ta m re-
ter- nain.
Comme on peut le constater, il y a d'abord, entre les deux versions, une petite différence de texte : d'une part dabo vobis, d'autre part dabo ci; et puis un certain nombre de variantes mélodiques caractéristiques de chacun des deux groupes : sur aquam, sur dabo, sur Dominas, sur tout le passage^/ in eofons aquœ, enfin sur vitam.
). La communion « Nemo te condemnavit ». — Comme dans toute la tradition romaine, la communion empruntée à l'Evangile de la Femme adultère figure, dans les manuscrits bénéventains, au Samedi de la IIIe semaine de Carême. Voici la mélodie particulière qu'ils en donnent :
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Nemo te condemna-vit, mu-li- er? Nemo, Domi- ne. Nec e- go te condemna-
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