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CHAPITRE III

Le Rythme et le mot latin.

I. Le Rythme, 166-196 — Système rythmique de H. Riemann, 166 — i° La longueur, sa place, son rôle dans le rythme — a) Sa place : La brièveté appartient à l'élan, la longueur au temps de thésis, 166 — Le renversement de cet ordre produit un effet de syncope, 168 — Application de cette loi aux mots latins, 169 — La vraie syncope appartient à l'ordre rythmique, non à l'ordre intensif, 169 — Divers cas de syncope, 169 — Pour qu'il y aitsyn-

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cope il n'est pas nécessaire que le premier temps de mesure soit fort, 171 — Le motif rythmique primordial se compose donc d'une brève et d'une longue, 172 — b) rôle de la longueur : le temps lourd clôt le rythme, 172 — Les schémas rythmiques de H. Riemann, 173 — Deux sortes de rythmes : le rythme à temps égaux (binaire), le rythme à temps inégaux (ternaire), 173 — Identification de ces deux formes, 173 — Application au chant grégorien : ordonnance régulière des élans et des repos, 174 — Arsis et thésis composées : ces dernières ne sont pas terminatives, 174 — Cadences féminines, 175 — Cadence postictique, 176.

Le rythme composé; sa définition, 176 — Sa formation par conjonction et par contraction des rythmes simples, 177. 166-177

20 L'intensité; son rôle, sa place dans le rythme.

— L'essence du rythme consiste dans l'alternance des élans et des repos, 178 — La force ajoute à sa beauté : triple but de la dynamie, 178 — Place de la force : l'intensité joue indifféremment son rôle, soit à l'arsis, soit à la thésis, 179 — D'où, deux sortes de rythmes relativement à l'intensité, 180 — Erreur de l'enseignement moderne : le premier temps de la mesure est un temps fort, 180— Fausses comparaisons 180 — Pleine liberté relativement à l'intensité, 181 — Rapports entre le rythme et la mesure, 181 — Ce n'est pas le temps fort, mais le rythme seul qui crée la mesure, 182— Il lui donne sa durée, marche binaire ou ternaire du rythme, 182 — La force n'est pas nécessaire pour indiquer à l'oreille le frappé, 183 — Les cloches

de Solesmes, 185. 178-186

30 La mélodie, son rôle dans le rythme. — Union du rythme et de la mélodie, 186 — Dans la phrase, il y a affinité entre l'ascension de la mélodie, le crescendo et l'élan rythmique ; comme aussi entre la descente mélodique, le decrescendo et la déposition du rythme, 187 — Dans le rythme élémentaire, de fait les sons aigus s'allient tantôt à l'élan, tantôt à la déposition, 188 — Cause de cette liberté, 188 — Différences profondes entre le rythme et la mesure, 188 — Notion vraie de la mesure, 190 — Conclusion : facteurs objectifs de l'élan et du repos rythmique, 191. 186-191

Réalité du mouvement rythmique, 191 — Sa nature, 192.

Signes pour exprimer et figurer le mouvement rythmique, 193 — Arsis et thésis, signification antique de ces expressions, 193 — Application à la mélodie, 193 — Interprétation des expressions latines exprimant l'action de battre le rythme {ictus

— cum sono, sine sono) 194 — L'accent d'intensité n'existe pas dans la musique des Grecs, 195 — Le point, son emploi chez les anciens, 195 — Il nous sert à marquer les subdivisions rythmiques, 195 —

Le legato, 195- I93"190

IL — Le mot latin isolé, 196-242 — Exposé général de la question, 196 — Quelles syllabes du mot conviennent à l'élan ou au repos, 197 — Il

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s'agit du mot latin pris à l'époque non classique, mais tonique, 197.

La mélodie du mot latin, 198 — Caractère de l'accent à l'époque du latin quantitatif ou classique, et à l'époque tonique, 198 — Acuité mélodique de l'accent latin, 199 — Deux preuves: la première tirée de la notation neumatique, 199 — La virga et l'accent tonique, 199 — Deuxième preuve tirée de la concordance de la syllabe tonique avec les notes aiguës, 200 — Le cursus planus et les cadences psalmodiques, 200 — Nombreux exemples de coïncidence de l'accent tonique avec l'accent musical, 201 — Renversement mélodique du mot considéré, non plus isolément, mais dans la phrase, 203

— Conclusion : En soi l'accent est le sommet mélodique du mot latin, 205. 198-205

L'intensité du mot latin, 205 — L'accent est le sommet dynamique du mot latin, 206 — Divers exemples, 206 — L'accent latin n'est pas l'accent roman ni l'accent germanique : il est fort, mais il est plutôt bref que long et lourd, 207. 205-207

La durée des syllabes dans le mot latin, 207 — Le tempérament quantitatif, 207 — L'accent latin est bref, même à l'époque classique, 208 — Dans les mélodies grégoriennes, la longueur est très souvent réservée à la dernière syllabe, 208 — Plusieurs exemples, 208 210 — L'accent aussi peut recevoir la longueur, 210 — Mais le plus souvent les compositeurs ne lui accordaient qu'une note, 211

— Brièveté de l'accent tonique latin : Très nombreux exemples, 211-222 — Accents unaires suivis d'un strophicus, 213 — Accents unaires suivis d'un groupe, 215 — Intonation, 216 — Ce qu'il faut entendre par brièveté de l'accent, 218 — Répétitions d'accents unaires dans une même incise, 218 — Accents secondaires et toniques unaires, 223 — Dans tous ces exemples le compositeur se laissait entraîner par l'élan naturel propre à l'accent aigu, 226 — Souvent les mêmes textes ramènent les mêmes procédés, 226 — Parfois, mais d'une façon passagère, les mots étaient traités autrement, 227

— Nouvelle preuve de la brièveté de l'accent : la note épenthétique accentuée dans les rimes ou cadences mélodiques, 228 — La brièveté de la pénultième faible est un procédé antigrégorien, 229 — L'accent au levé même au centre des phrases, 231 — Rythme de l'incise dona eis, 232 — Caractère arsique ou thétique de la syllabe na, 233 — Divers procédés des anciens pour l'adaptation d'une même mélodie à des textes différents, 234 — Diérèse, 235 — Syncopes, 239 — Cadences pentésyllabiques des psalmodies d'introït et de répons, 240 — Brièveté de l'accent dans les hymnes et proses trochaïques, 241 — Conclusion : résumé de la doctrine sur le

mot latin isolé, 242. 207-242

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