Livre des Motets, I. p
Soprano. . r * *
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Alto.
ES
Sed tu a- liquândo
con- fi'rma frâtres tû-os, &c.
liquândoconvérsus,con- vér- sus con- fïrma frâ- trestû- os.&c.
Ténor.
Sed tu a- liquândoconvérsus.con-
'^^=^f-ff^îm
Basse.
sus.
Sed tu a- liquândo convér-
Sed tu a- liquândo con- vér-sus. En résumé, ce morceau de cent dix-sept caselles contient soixante-dix-sept accents au
levé.
L'ACCENT LATIN ET LES MAITRES DES XVe, XVIe, XVIIe SIÈCLES
Nous laissons de côté un grand nombre d'auteurs des XVe & XVIe siècles qui auraient pu nous fournir des témoignages probants, pour nous borner aux deux noms suivants : Claude Goudimel et Palestrina. Nous avons hâte de sortir de ces statistiques.
6° Claude Goudimel (1505-1572).
«Né à Besançon en IS05, fondateur de l'école de Rome, arriva, vers 1535 environ, à Rome, où Palestrina, Animuccia, Nanini et d'autres ont été ses élèves.» H. Riemann.
Il est impossible de négliger un maître de cette importance.
Nous avons sous les yeux sa Messe « Le bien que j'ay» remise en partition par M. Ch. Bordes d'après l'édition de 1558. — (Cf. Anthologie, Messes, 2e année p. 42.) Cette messe est extrêmement instructive au point de vue qui nous occupe.
Dès le début nous saisissons les procédés du maître de Palestrina. Dans le Kyrie, les mots Kyrie & Cbriste, répétés trente et une fois se répartissent ainsi :
deux accents au levé, mais avec syncope :
Chrf- ste
dix accents au frappé :
ou
Ky- rie e- léyson
Chn- ste e- léyson
enfin dix-neuf accents au levé : -^£^~"i f — f
ou
Ky- rie e- léyson Chri-ste e- léyson
Cette fois la majorité se trouve, pour ces mots, en faveur des accents au levé. Quand au mot eléyson, sa syllabe accentuée correspond presque toujours à un frappé, parce qu'elle est chantée sur des notes longues et des vocalises.
Dès les premières mesures du Gloria nous lisons :
Cl. Goudimel. Missa "Le bien que j'ay" Gloria in Excelsis. Et in terra, Anth. Bordes, 2e ann. p. 44.
Soprani. Assez vif. mf * s-
:tr.
Bô-nae vo- lun-
tâ-
Alti.
mf *
:irrx=j
Ténors.
fm *
ffi^
Bô-nae vo- lun- tâ-
lRf^f=F=faÈ^
Et in ter- ra pax ho- mi-
ni-
bus bô- nae vo- lun-
tâ-
Basses.
feïÊ^S
^£t£gg
Et in ter- ra pax ho-mi-
ni-bus
bô-nae vo-
Plus vile.
Plus lent.
tis, Laudâ-mus te. Be-ne- di'- / /> *
ci-mus te.
tis,
Laudâ-mus te. Bene- di-
ci-mus te.
fefEE^
tis.
pggjgE^P^^
Be- ne- di-
ci-mus te.
luntâ- tis. Laudâ-mus te. Bene- di- ci-mus te
Et plus loin ; nous citons sans la portée :
Grâtias âgi- Grâtias âgi-
mus ti- bi
mus ti- bi prô-
pro-
pter mâgnam
prô-pter ma-
pter mâgnam glô-
Sfnam
glô-
riam
am
quo-
Et encore
lus sânctus
lus sânélus
tu so- lus sân- ...élus *
lus sânctus
En tout soixante-neuf accents au levé pour soixante-dix-neuf caselles.
Quant au Credo c'est mieux encore : nous y relevons cent sept accents au levé. Il contient cent quinze caselles à quatre voix et trente-quatre à trois voix. Il faudrait le citer tout entier. Cette abondance d'accents au levé vient de son allure tout à fait récitative & très souvent syllabique. Un exemple : Credo p. 49.
iam tu
so-
tu
sô-
tu
sô-