‹ Paléographie musicale (volume 3)Chapitre 31 sur 119 · H^PM · texte numérisé non relu

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Alti.

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Au Gloria, quarante-huit accents levés.

L'ACCENT LATIN ET LES MAITRES DES XVe, XVIe, XVIIe SIÈCLES

Guerrero. Messe "Puer qui natus est". Gloria : In gloria Dei Patris. Anth. Bordes, Livre des Messes II. p. 166.

Soprani.

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tris, A- men.

Pâ- tris,

men.

Au Credo, quarante accents levés.

III. — Vittoria. Né à Avila en Espagne (i 540-1608), élève de Morales et aussi de Palestrina. Messe " Quarti toni" Anthologie Bordes I, p. 23.

Premier Kyrie. Ce mot douze fois repété a neuf fois son accent au levé;

Christe quatorze fois répété, neuf fois l'accent au levé ; dans le deuxième Kyrie on ne trouve que deux accents au levé.

Gloria. Treize accents au levé, pas davantage.

Credo. Trente-et-un seulement. Citons-en deux phrases.

Paléographie VII.

ii4

Vittoria. Messe "Quarti Toni". Credo : Lumen de lumine. Anth. Bordes, II, p. 31.

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lu- men de lû-mi- ne, Dé- um vé- rum de Dé- o vé- ro, Gé- ni- tum &c.

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lu- men de lû-mi- ne, Décresc.

um vé- rum de Dé- o vé- ro.

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lu- men de lû-mi- ne, Décresc.

um vé- rum de Dé- o vé-

ro.

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lû- men de lû-mi- ne, Dé- um vé- rum de Dé- o vé- ro, Gé- ni- tum &c.

Vittoria. Messe "Quarti Toni". Credo : Et ascendit, p. 33.

Allegro J = 112.

&ESEEEEÈ

Et a-scéndit in caè- lum se- det ad déx- te- ram Pâ- tris. &c.

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Et a-scéndit in ce- lum, se- det ad déx-te- ram Pà-

tris. &c.

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Et a-scéndit in caé- lum, se- det ad déx-te- ram Pâ-

tris. &c.

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Et a-scéndit in cab- lum, se- det ad déx-te- ram Pâ-

tris. &c.

La moisson ici n'est pas abondante; nous sommes déjà a la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe : la transition au procédé moderne se fait sentir. Vittoria, comme Palestrina allonge et syncope ses accents. Mais voici un motet dans lequel Vittoria revient à l'antique manière; nous n'en transcrivons que le rythme.

L ACCENT LATIN ET LES MAITRES DES XVe, XVIe, XVIIe SIECLES

Vittoria Abulensis. — Opéra Omnia, P. Pedrell, t. I, p. 17. 18. Leipsig, 1902. In Purifkatione, B. M. V. " Senemregebat" .

se-

se- nem re-

nem re-gé-

se- nem re-

bat

sé-

l J J J se- nem re-

gé-

bat,

bat,

pu-

bat,

bat,

sé-

se- nem re-

J. js J J

vi'r- go pé- pe-

vi'r- go pé- pe-

vfr- go pé- pe-

rit,

rit, quem vir- go

rit, quem vi'r- go

quem vir- go

quem

pé- pe- rit, quem

pé- pe-

pé- pe- rit,

vfr- go pé-

vfr- go pé- pe-

rit,

# et

J quem vi'r-go

pe- rit,

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pé- pe- rit,

et post

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L ACCENT LATIN ET LES MAITRES DES XVe, XVIe, XVIIe SIÈCLES

En somme, la ressemblance entre Palestrina et Vittoria sur le point qui nous occupe est très grande; ce que nous avons dit du maître italien, nous aurions à le répéter du maître espagnol. Nous passons à l'école vénitienne.

B. — Ecole vénitienne.

Elle se rattache à l'école flamande. Willaert, son fondateur, était élève de Jean Mouton et de Josquin de Près.

I. — Andréa Gabrieli. Né à Venise vers 1510, mort dans la même ville en 1586; élève d'Adrien Willaert.

Nous avons cité plus haut (p. 39) un passage de son motet Angeli, Archangeli; on y remarque plusieurs fois l'accent du mot Thrôni au levé.

Sa «Missa brevis» (Musica divina, Proske, I, p. 165) contient au Gloria et au Credo nombre d'accents dans le même cas.

Dans le motet « Levita Laurentius » (Proske, 11, p. 342) nous trouvons la phrase

suivante dix-neuf fois rythmée ainsi :

* dé- | dit pau- | péribus.

L'antienne « Sacerdos et Pontifex » nous présente dix-huit fois l'accent de ora au levé :

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