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A. L'ÉCRITURE NEUMATIQUE DU GRADUEL ET DE L'ANTIPHONAIRE

Notre manuscrit est écrit en neumes français. Ceci nous donne une indication locale, assez large il est vrai, puisque la zone des neumes français s'étend sur une grande partie du Nord de la France 4.

Si nous cherchons dans quel secteur précis de la notation française il convient de situer l'Antiphonaire du Mont-Renaud, c'est à Corbie que nous nous trouvons encore ramenés 5. En effet le Graduel de Corbie du xie siècle 6 contient une notation très semblable à celle de notre

1 . Cf. Dom M. Huglo, L'office du dimanche de Pâques dans les monastères bénédictins, dans Revue Grégorienne, XXX (1951), p. 191 sq.

2. Paris, B.N. lat. 11522 (xie s.). On ne peut utiliser l'énorme Bréviaire de chœur d'Amiens (Amiens 115) : il suit Yordo clunisien, introduit à Corbie par l'Abbé Robert (1123-1142), en conservant toutefois quelques éléments des anciens usages corbéiens. Voir Paléographie Musicale, t. XII, p. 155 (addenda); V. Leroquais, Les Bréviaires manuscrits, I, p. 17 à 20.

3. Paris, Mazarine 384 (xie s.), fos 163 sq. (table d' Antiphonaire), et B.N. lat 17296 (Antiphonaire du xue s. noté sur lignes).

4. Cf. Dom J. Hourlier, Le domaine de la notation messine, dans Revue Grégorienne, XXX (1951), p. 96.

5. Corbie a pratiqué, non pas un, mais deux systèmes de notation :

a) Une notation apparentée aux notations anglo-saxonnes dont le tracé vertical est de dimensions assez grandes (Amiens 87, f° 250; 172, f° iv; Paris, B.N. lat. 12052, fos 44v et I36r; 12051, f° 5V).

b) Une petite notation française semblable en tout à la nôtre (Amiens 7, f° 1; 155, f° 23v; Paris, B.N. lat. 11522 et 18010).

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