‹ Paléographie musicaleChapitre 9 sur 60 · IO · texte numérisé non relu

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Quoiqu'il en soit, V'Oy-ùy./oï & le napax^Twvi des Grecs ont conservé, pour tous les jours de l'année, une distribution hymnologique qui rappelle absolument ce système de rénovation hebdomadaire. Chacun des huit tons y est pourvu de tropaires & de canons pour chaque jour de la semaine, soit 8 séries de 7, c'est-à-dire un total de 56 offices qui reviennent à tour de rôle de huit en huit semaines. C'est, on le voit, le roulement hebdomadaire combiné avec la récurrence de chacun des huit tons. Cela n'empêche pas du reste les Menées d'être pourvus à leur tour d'un office propre de saint pour chaque jour de l'année ; car, à l'inverse des Latins, les Grecs ont été aussi prodigues de compositions liturgiques diversifiées dans le champ de l'hymnologie, qu'ils sont demeurés immobiles & impénétrables au système embolismique dans le champ de l'euchologie eucharistique.

La liturgie mozarabe, elle non plus, n'a que sept messes pour subvenir au rechange des dimanches après la Pentecôte, pour la partie euchologique. Quant à la portion chorale du Missel, le nombre des Psallenda (graduels) & des Sacrificiel (offertoires) y est également de sept seulement, mais nous n'y trouvons que cinq Lauda (f. in Alléluia), & le chant de YOfficium (introït) & de la communion n'y varie pas.

Il y a un point où cette liturgie se rapproche encore plus des origines, c'est dans l'ordonnance de son Bréviaire, toujours en ce qui concerne les dimanches après la Pentecôte. 11 n'y est pourvu qu'à un renouvellement de trois dimanches, en sorte que le roulement s'y établit de trois en trois, & encore pour une partie seulement du Cursus. Il doit suffire d'indiquer ici ces divers rapprochements. Une pareille indication, sous l'angle où nous nous plaçons, acquiert un intérêt qui ne saurait échapper à personne.

Il va sans dire que nous n'hésitons pas à rapporter au même système de renouvellement par voie de roulement, mais déjà notablement plus avancé, les seize messes seulement assignées dans le Gélasien à l'euchologie embolismique des dimanches après la Pentecôte.

Nous ne pouvons quitter ce sujet sans signaler également dans l'Antiphonaire ambrosien, pour les dimanches après la Pentecôte, une disposition analogue à celle du Sacramentaire. Le nombre d'antiennes & de répons y est limité à un chiffre qui ne coïncide en aucun cas avec celui des dimanches à pourvoir, puisqu'il leur est notablement inférieur. Ici encore la distribution s'établit par voie de roulement. Notons en outre un fait curieux, c'est qu'à la messe, par exemple, Ylugressa & VOjfertorium forment chacun une série de neuf, les Antiphonœ post Evangelium & les Confrafloria chacune une série de huit, les Psalmelli ''une de sept, tandis que le nombre des versets alléluiatiques ne dépasse pas trois, & celui des Transitoria s'élève jusqu'à douze, ce qui, naturellement, modifie d'autant le rapport mutuel du roulement des diverses pièces. Faut-il voir dans ces divergences mêmes la trace d'institutions liturgiques chronologiquement diverses, l'inégalité des séries trahissant une différence d'origine correspondante? C'est un problème à résoudre. Le lecteur nous saura gré de lui en mettre tous les éléments sous les yeux.

Sauf de légères variantes inévitables entre les traditions des manuscrits, les résultats concernant l'Antiphonaire peuvent être contrôlés soit avec le Bréviaire, soit avec un Antiphonaire quelconque. Nos chiffres correspondent au dépouillement de l'excellent Antipho-

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