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CHAPITRE II

Généralités. — Les animaux que nous connaissons actuellement à l'état fossile, et dont l'ensemble forme ce que l’on appelle la faune primaire ou paléozoïque !, ont déjà une structure très compliquée. Il est donc au moins très probable que ces formes animales qui nous paraissent être les plus anciennes, ont été précédées d’autres formes plus simples, dont elles dérivent par descendance, mais qui ont disparu sans laisser de traces, ou dont les géologues n'ont pas encore réussi à découvrir les restes.

Il existe, d’ailleurs, un certain nombre d'indices qui confirment ce que nous venons de dire : ne trouve-t-on pas, par exemple, 10 0/0 de matières organiques dans les gneiss (Terrain primitif) de la Suède? Ces matières organiques ne peuvent évidemment provenir que d'êtres organisés, antérieurs à ceux qui constituent la faune et la flore primaires.

Quoi qu'il en soit, et bien que les animaux et les végétaux primaires soient déjà assez avancés en organisation, ils n’en appartiennent pas moins à des groupes encore très inférieurs : les plus perfectionnés des animaux primaires sont, en effet, des Arthropodes ? et des Mollusques?. Quant aux végétaux, ils ne sont encore que des Cryplogames vasculaires, c'est-à-dire des plantes sans fleurs, analogues aux Fougères, aux Prêéles et aux Lycopodes actuels ; c'est à peine si quelques Gymnospermes commencent à apparaître dans les assises tout à fait supérieures des terrains primaires.

Nous ne pouvons, on le comprend, passer en revue tous les animaux qui peuplaient les continents et les mers pendant

1. Du grec : palaïos, ancien, 36on, animal ; c'est-à-dire faune des animaux anciens.

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