CONCLUSION ET RÉSUMÉ
I1 résulte clairement de l’étude que nous venons de faire que, si l’on ne tient pas compte de phénomènes locaux et temporaires comme les phénomènes glaciaires, la Terre a, d’une façon générale, subi, depuis l'aurore des temps primitifs, un refroidissement très lent, mais continu.
On n’est pas absolument fixé sur la cause de ce refroidissement. Cependant, si l’on admet que la terre ait été, au début, un globe de matières incandescentes, il est naturel de penser que ce refroidissement est dû au rayonnement calorifique vers les espaces, rayonnement qui se poursuit encore à l’heure actuelle, mais qui, à cause de l'épaisseur sans cesse croissante de l’écorce solide, mauvaise conductrice de la chaleur, devient de moins en moins rapide.
Quoi qu’il en soit, il est certain que le soleil n’est parvenu qu’'assez tardivement à faire sentir son influence et à déterminer l'apparition de zones climatériques. Pendant toute l’ère primaire, en effet, on constate bien que les conditions météorologiques des différentes régions du globe présentent une certaine diversité, mais les zones proprement dites, à frontières nettement délimitées, n’ont pas encore fait leur apparition : ce n’est qu’à l’époque jurassique qu’on les voit apparaitre. Elles sont encore mieux caractérisées au Crétacé, parce que la température générale du sol s’est encore abaissée et que l'influence du Soleil devient de plus en plus prépondérante. Enfin, c’est pendant l'ère tertiaire que s’établissent définitivement des zones tout à fait comparables aux zones actuelles.