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PERPENDICULAIREMENT A LA CHARNIÈRE

— P,Pied fixé au support S.— V, Valve ventrale (inférieure). — D, Valve dor-

podes sont disposés dans leur coquille les différencie très net-

sale (supérieure). — C, Crochet.— M, tement dés llusaue Ainsi Muscles au moyen desquels l'animal cRenr os Re a Le AFS S ferme sa coquille. — M’, muscles avee dans la moule ou l'huiître, les

lesquels il l’ouvre. — Ch, Charnière.

valves sont latérales par rap-

port à l'animal : 1l y a une valve droite et une valve gauche; chez les brachiopodes, l’une des valves est ventrale, l’autre dorsale. En somme, dans sa coquille posée à plat, l’Huitre est couchée sur le côlé, tandis que le Brachiopode y est couché sur le ventre. De plus, chez les brachiopodes, les deux valves sont toujours inégales, la valve inférieure (ventrale) étant toujours plus grande que la valve dorsale. La valve ventrale est aussi, le plus souvent, munie d'un crochet percé d'un trou par où sort le pied: elle est réunie à la valve supérieure ou dorsale, tantôt par des dents formant charnière (Brachiopodes articulés; ex. : Térébratule), tantôt simplement par des muscles (Brachiopodes inarticulés; ex. : Lingule).

Des deux côtés de la bouche de l'animal partent deux longs prolongements, nommés bras (d'où le nom de Brachiopodes): ces bras, enroulés en spirale, et qui servent surtout à la respiration, portent sur un de leurs bords une rangée de filaments ciliés. Comme ils sont mous et flexibles, ils sont, en général, soutenus par un appareil calcaire de forme variable, fixé sur la valve € dorsale. Cet appareil pré- *% sente une de ses dispositions les plus curieuses dans le genre Spirife ri qui, précisément, tire de là son nom (fig. 22). ; Fig. 22. — SpiriFeR dont la valve dor-

Extension des brachiopo- sale (supérieure) est supposée brisée pour des pendant l'ère primaire. montrer le support spiral des bras.

— Les brachiopodes ont

présenté un très grand développement pendant les temps primaires; ils apparaissent dans le Cambrien par des formes inarticulées (Lingules); ils atteignent leur maximum de développement à l'époque dévonienne, et diminuent ensuite gra- duellement d'importance, sans toutefois s'éteindre tout à fait.

Un certain nombre d'espèces en effet, continuent à vivre pendant les temps secondaires; quelques-unes ont même persisté jusqu'à nos jours et présentent la même conformation que les espèces anciennes. Le groupe des brachiopodes est donc un groupe qui n'a pas évolué et qui, par conséquent, n'a pu que diminuer d'importance.

Les genres Spirifer et Productus s'éteignent avant la fin des temps primaires; le premier était extrêmement abondant dans les sédiments dévoniens ; les seconds vivaient plutôt pendant l’époque carbonifère.

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