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Du latin : spira, spirale, et ferre; porter

Trilobites. — Les Trilobites sont 1 1 eo LOT EURE Le RE es ==

plus caractéristiques des temps primaires; ils vivaient en nombre immense à cette époque et, malgré les nombreuses causes de destruction qui ont dû faire disparaître les restes de ces animaux si anciens, on en à décrit plus de 17000 espèces. Il est vrai qu'étant des crustacés, ils possédaient une cara-

pace calcaire, dure par conséquent, circonstance favorable à

la fossilisation.

Les trilobites (fig. 23}, comme leur nom l'indique, étaient

Fig. 23. — UN TRILOBITE, VU DE DOS. — TT', Tête. — T'P, Thorax.

— PP’, Pygidium. — G, G3, Go, G3, Glabelle. — $S, Ligne de suture séparant la joue fixe, Jf, de la joue mobile, Jm. — O, Œil. — 0, Ocelles (petits yeux supplémentaires). — g, Pointes génales. — PI], Plèvres.

tinctes : la tête (TT'), le thorax (T'P) et le pygidium (PP). Chaque partie du corps étant formée d'anneaux très distincts, il en résulte que ces animaux appartenaient bien à l’'embranchement des annelés.

L'existence d'une carapace et la présence de branchies fixées sur les pattes (fig. 24) permettent de les ranger dans la

classe des crustacés,

des animaux dont le corps était divisé en trois parties (trois lobes), et cette division est aussi visible dans le sens longitudinal que dans le sens transversal.

Face supérieure. — Vu en dessus (fig. 23), le corps d'un de ces animaux présentait, en effet, trois régions bien dis-

Fig. 24. — CouPpE TRANSVERSALE D'UN , TRioBiTe. La coupe est faite à la hauteur du deuxième segment thoracique; elle montre les branchies Br, fixées sur les pattes P et P'. — C, partie du corps qui correspond au lobe médian; elle se prolonge au-dessus de la naissance des pattes, par les plèvres.

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Enfin, leurs pattes, formées d'articles mobiles, en font des arthropodes.

1° Tête. — La tête présente, en général, l'aspect d’un bouclier arrondi; mais sa forme est très variable suivant les espèces ; cependant, quelle que soit l'espèce observée, on y remarque toujours un renflement médian, la glabelle (G), à l'intérieur duquel devait se loger l'estomac; les parties planes, situées à droite et à gauche de la glabelle, sont les joues (Jm et Jf), souvent terminées par des pointes allongées, appelées pointes génales (g). Presque toujours, on observe à la surface des joues une ligne de suture (S) qui a une grande importance au point de vue de la classification.

Le bord antérieur de la tête est replié en dessous où il forme comme une sorte d'ourlet.

Sur les joues se voient les yeux (0) qui, chez quelques espèces, étaient pédonculés comme ceux des écrevisses actuelles, et formés de petites facettes comme ceux des insectes de nos jours.

2 Thoraxz ou abdomen. — La deuxième région du corps, désignée indifféremment sous les noms de thorax où d'abdomen , comprend un nombre variable d’anneaux, mobiles comme le sont ceux de l'abdomen des écrevisses; chacun d'eux est formé d’une partie médiane et d'appendices latéraux dési- Fig. 2%. — Un TRILOBITE ENROULÉ (Calymene gnés sous le nom de Zlumenbachi. — À, vu de face. — B, vu de profil. plèvres (PI). Sauf dans quelques genres, assez rares d’ailleurs, le nombre des anneaux de l'abdomen n'était pas fixe; il semble même qu'il ait été variable, suivant l’âge, chez un même individu.

Grâce à la mobilité des anneaux de leur thorax, un grand nombre de trilobites possédaient la faculté de s'enrouler sur eux-mêmes à la façon des cloportes (fig. 25).

3° Pygidium. — Le pygidium possédait, comme l'abdomen, un aspect segmenté, mais les segments étaient toujours soudés entre eux, de manière à former une pièce rigide: il perd même toute trace de segmentation et devient lisse chez les

Ilænus. On a remarqué que le pygidium était peu développé chez les trilobites les plus anciens (Paradoxides).

Face inférieure. — La face inférieure du corps des trilobites commence à être bien connue; on sait aujourd'hui que les membres qui y étaient attachés étaient très différents, suivant les parties du corps auxquelles ils appartenaient (fig. 26).

Nettement adaptés à la préhension et à la masticaton des aliments dans la région de la tête où se trouvait la bouche, 1ls étaient allongés et conformés pour la marche sous l'abdomen ; sous le pygidium, au contraire, ils s’aplatissaient et se transformaient en rames.

Les branchies étaient fixées à la base des pattes dans la région postérieure du corps (fig. 24).

Fig. 26. — Un TRILOBITE RESTAURÉ, Vu : À :

par sa face inférieure. — A, Antennes. — Taille des trilobites. DE a, Deuxième paire d'antennes. — Pm, La taille des trilobites n'est Pattes, mâchoires. — Pt, Pattes thoraci- pas très orande, en général, ques. — Pp, Pattes pygidiales. — B, Bou- F . à COLE “SvÉe et, dans beaucoup d'espè-

ces, la longueur du corps ne dépasse pas 6 ou 8 centimètres: cependant on a observé, dans divers pays, des espèces dont la grandeur atteignait 30 et 40 centimètres, La plus grande de toutes ces espèces géantes provient des schistes ardoisiers d'Angers : d'après les fragments qu'on en a retrouvés, elle ne devait pas avoir moins de 70 centimètres de longueur.

Genre de vie et développement des trilobites. — Les trilobites vivaient probablement sur les fonds vaseux et nageaient sur le dos à la manière des Apus !.

D'autre part, on a rencontré en Amérique, dans les schistes

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