Du grec : ex6, en dehors, et quros, tour
droite, et en passant par une suite à peu près continue d'in-
termédiaires (coquilles simplement recourbées des Cyrloceras ou incomplètement enroulées des Gyroceras), on arrive insensiblement aux formes à coquille enroulée et à tours contigus. Chez les ammonitidés, l’enroulement de la coquille paraît être l'indice d’un perfectionnement des espèces, car nous verrons, en étudiant les formes qui se sont succédé pendant les
rition des espèces est précédée d'un déroulement de plus en plus accentué des individus. Si donc le déroulement est un signe de dégénérescence, l'enroulement doit nécessairement indiquer un progrès.
Toutes les ammonites possèdent une coquille cloisonnée, enroulée et à tours contigus: il est donc
Fig. 60. — Naurize (Nautilus probable que leurs ancêtres étaient Sowerbyi) du Cénomanien (Cré- analogues aux nautiles (voir p. 59). 20 A PRE are Mais, quelles que soient ses formes lignes de suture sont simplement ancestrales, une fois le type consondulées. titué, il devient possible de suivre
la série des transformations de la coquille depuis les formes les plus simples jusqu'aux plus perfectionnées.
Origine des ammoniles. — Si nous examinons, en effet, la forme des cloisons, nous verrons qu'elles sont régulièrement concaves chez le Nautile et qu'elles dessinent, à la surface de la coquille, une ligne à peine sinueuse (fig. 60); or, chez les premiers ammonitidés primaires, telles que les Clyménies (fig. 61, D) et les Gonialiles (fig. 61, Il), par exemple, les cloisons deviennent plus compliquées : elles se raccordent à la coquille par une ligne de suture anguleuse, présentant des sinuosités d'autant plus nombreuses que l'animal est plus âgé !.
Les ammonitidés paléozoïques ne dépassent pas cette disposition; on exprime ce fait en disant que, dans leur évolution, ils se sont arrêtés au stade goniatite (fig. 61, ID).
1. La partie habitée par l'animal lorsqu'il était jeune est naturellement celle qui est la plus rapprochée de l’ombilic.
temps secondaires, que la dispa-
Dès le début des temps secondaires (Trias), les ammoni- tidés que l’on rencontre et qui ont reçu le nom de Céraliles (fig. 61, III), possèdent les mêmes caractères généraux que les précédents, mais la cloison présente une plus grande complication : des dentelures apparaissent déjà sur certaines sinuosités !. Enfin, chez les vraies ammoniles, la cloison devient très compliquée et la ligne de suture dessine, sur la coquille, des arbo- risations extrêmement riches. On dit alors qu'elle est persillée (dé-
coupée comme une