‹ Paléontologie animaleChapitre 32 sur 75 · MOT AT · texte numérisé non relu

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| : id Fig. 61. — COMPLICATION PROGRESSIVE DE LA feuille de persil) (fig. 61, LIGNE DE SUTURE CHEZ LES AMMONITIDÉS. A IV et fig. 62). I, Clyménie. — II, Goniatite. — III, Cératite. D

: P : — IV, Ammonite.

En résumé, on voit

que la complication croissante des cloisons permet de suivre la filiation des céphalopodes enroulés, é depuis le Nautile jusqu'aux ammo-

nites les plus perfectionnées; toutes

les espèces sont reliées les unes aux autres d’une façon telle, qu'il est per-

mis de croire que les formes les plus

récentes (ammonites) dérivent des plus

anciennes (cératites, gonialites, cly- :

ménies et nautiles) par adaptation à Fig. 62. — Aumonire (Am.

des conditions d'existence qui ne se a pr Ne da

sont modifiées que très lentement. (Calvados) (1/2 de grand. nat.). Loi de Frilz Müller. — Admettons

donc la conclusion précédente, qui découle de l'étude anato-

1. Les festons de la ligne de suture dont la convexité est tournée vers l'ouverture de la coquille ont reçu le nom de selles (S, fig. 61, II); les dépressions qui se trouvent entre les selles ont reçu le nom de lobes (I, fig. 61, III).

mique des ammonites; nous allons voir que l'étude de leur développement va nous permettre de tirer une conséquence plus curieuse et plus importante encore. On a découvert, en effet, dans les couches secondaires, des ammonites de tout âge : des jeunes, qui n’ont encore qu'un nombre extrêmement restreint de loges, d’autres qui en ont un nombre considérable, et, entre elles, tous les intermédiaires possibles.

Or, on constate que, même chez les types d'ammonites les plus compliqués, la forme des cloisons de l'animal jeune est régulière comme chez le nautile et que le siphon est presque central. Plus tard, quand l'animal vieillit, et que sa coquille s'allonge, elle perd petit à petit ces caractères originels, et arrive à posséder sa forme adulte, c'est-à-dire que la ligne de suture devient persillée et le siphon, ventral.

Donc, en suivant le développement d’une ammonite, on la voit commencer par être nautile, puis n’arriver à prendre nettement la forme ammonite qu'à mesure qu'elle vieillit. Par conséquent, s'il est vrai, comme semble le prouver leur étude anatomique, que les ammonites descendent des nautiles, on voit qu'en se développant, un individu reproduit les phases successives de l’évolution qu'a subie son espèce dans la suite des âges.

L'étude des ammonites apporte donc une confirmation intéressante du principe posé par Serres et développé par Fritz Müller, principe qui peut s'énoncer de la facon suivante : Le développement d'un individu est l'histoire abrégée, raccourcie, de l’évolution de l'espèce à laquelle il appartient.

Apogée el décroissance des ammoniles. — Le groupe des ammonitidés se développe, avons-nous dit, avec une grande abondance de formes dans le cours des temps secondaires; cependant, lorsqu'on arrive à l’époque crétacée, les conditions d'existence, pour ces animaux, se modifient probablement d'une manière assez nolable, car on voit les ammoniles présenter un caractère nouveau : leurs spires cessent d'être serrées et à tours contigus; en d'autres termes, elles présentent une tendance au déroulement.

Ces ammoniles déroulées ont reçu des noms spéciaux. Ainsi, le genre Crioceras! (fig. 63) présente encore une coquille

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