ROYAUME D'ISRAËL
Commencement
Commencement
du régne de
du règne de
Av. J.C.
Av. J.C
Rehabeam. 975
Jéroboam.
Abiam. 958
Asa. 955
Nadab.
Baasa.
Éla
Zimri.
Omri.
Achab.
Josaphat. 914
Achazia.
Jor%ra.
Joram. 889
Achazia. 885^
Mortd'Achazia. 884
Mort de Joram . 884
• Voici comment s'exprime saint Jérôme dans une lettre à un certain prêtre, nommé Vitalis : Relege omîtes et veteris etnovi Testamenti libros, et tanlamannornm reperies dissonantiam , ei numerum inter Judam et Israël, id est, inter reyniim utrumque confusum, ut hujuscemodi hœrere quœstionibus, non tam stiidiosi qitam otiosi hominit esse videatur. Voy. Sancti Hieronymi Opéra, éd. Martianay, t. II (Paris, 1699), col. 622. — Le rabbin Azaria de Rossi, dans son livre Meor Enaim (lumière des yeux), ch. 35, parle de ce passage de st. Jérôme, et Des-Vignoles (1. c. p. 219) rapporte la citation d'Azaria, d'après Vorstius, qui dit qu'elle est tirée de quelque auteur chrétien écrivant ad qiieipdain<imieiim,dictum /'iteltum.'Si Vorstius, ni Des Vi^;iioles ne s'est aperçu que le traducicur dont parle Azaria est saint Jérôme.
* Comparez Jahn, Arckœologie, II, 1, p. I59;Winer, Rcalwa;rtcrhuch,i. I, p. 729; De Welte, Archicologie, g 34-41.
3 D'après celte chronologie, Joram n'aurait régné que quatre ans,, tandis que le texte lui attribue huit ans de règne (II Rois, 8, I7). Mais déjà les anciens rabbins font commencer les huit ans de Joram du vivant de son père Josaphat, qui, disent-Us, le nomma
ROYAUME DE JUDA. ROYAUME D'iSRAEt.
C'iiumencement Commencement
Ju règne de du règne de
Av. J. C. Av. J C.
Allialie.
Jéhu.
Joas.
Joachaz.
Joas.
Amasia.
Jéroboam II.
Ouzia 809
Interrègne. 782 à 772
Zacliarîe. 772
Sallum. 771
Menaliem. 771
Pekaliia. 760
Jotham. 758 Pékah. 758
Achaz. 741
Interrègne. 738 à 759
Hoséa. 7^9
Ezéchias. 726
6«annéed'Ézéch.72l Chute d'Israël. 72i
Cet espace de temps se subdivise naturellement en deux périodes, dont la première finit en 884, au jour où les deux royaumes perdent à la fois leurs souverains; la seconde va jusqu'à la chute du royaume d.'Israël , et à la même époque celui de Juda se relève par Ezéchias.
La mission du peuple hébreu ayant été entièrement méconnue et abandonnée par les rois d'Israël, l'idée dominante de son histoire ne pouvait plus se développer que dans le royaume de Juda, quoique là aussi nous voyions de fréquentes infidélités commises par les rois et le peuple contre Jehovaet saloi. Mais làétaienl le sanctuaire national, les prêtres et les lévites , et les voix des prophètes pouvaient, s'élever plus librement que dans le royaume d'Israël. En outre ce dernier royaume, malgré l'étendue de son territoire et les forces dont il disposait, ne put jamais arriver à se consolider et à prendre cette stabilité que l'hérédité et le prestige du nom de David garantissaient à celui de Juda. Ses frontières n'étaient pas non plus suffisamment garanties contre t invasion des ennemis, tandis que le
son corégent , et presque tous les chronolofi ,'nfT^"",^* °"' ^'•oPt^ cette opinion , n ' v„, T '^ coregence trois ou quatre
J 3^oi't7ui;a^n?^|'.'''*^'^'^^-^'8noles,..c.
pays de .Tuda était mieux protégé par ses forteresses et ses montagnes. Au nord, les hordes ennemies pouvaient facilement pénétrer dans le cœur du pays d'Israël, et les riches plaines de la Galilée et de la Samarie ns leur offraient que trop d'appât; les Syriens surtout étaient de dangereux voisins. Les luttes intestines , les fréquents changements de dynastie , des rois pour la plupart faibles et tyranniques devaient hâter l'épuisement des forces d'Israël; son histoire est celle d'une longue agonie, interrompue quelquefois par une faible lueur de vie. Israël est donc en quelque sorte éliminé de l'histoire des Hébreux, qui se continuedans celle de Juda. La lutte et les rapports continuels entre les deux royaumes ne permettent guère de séparer les deux histoires; pour éviter les répétitions, nous nous placerons sur le terrain de Juda, et de là nous examinerons toujours les événements contemporains du royaume d'Israël.