‹ Palestine et SyrieChapitre 35 sur 119 · CLIMAT · texte numérisé non relu

CLIMAT

nicieuse. Le vent d'E. (privé d'ozoue) prédomine aurtout dans la seconde moitié de Mai et avant la saison pluvieuse. Il absorbe toute bumidité et s'il fond sur les moissons avant l'époque de leur maturité , il détruit parfois toutes les espérances du moissonneur, n dure souvent plusieurs jours de suite et élève le thermomètre a 40^ et plus. De temps à autre, il souffle par vives rafales ; pendant qu'il règne l'atmosphère est ordinairement voilée. Il exerce sur l'homme une action énervante accompagnée d'insomnies et de xnaux de tête. Un vent analogue au vent d'£. (Siroco), c'est l&vent du S. appelé par les Égyptiens Khamsin, parée qu'il souffle dans les ÔO (khamsin) jours qui suivent Pâques. L'absence de pluie fait que la nature perd sa fraîeheur en été et ne la conserve que dans les endroits où il y a assez d'eau pour des irrigations artificielles comme aux environs de Damas. A cette époque des grandes chaleurs, le sol du désert n'est plus couvert que de tiges desséchées ; les tribus nomades se réfugient dans les montagnes ; les fontaines et les sources tarissent de plus en plus. Bien des gens dorment en plein air au milieu de l'été, sur les toits plats des maisons. Voir toutefois p. 168.

L'époque de la moisson varie ; dans les contrées basses, celle du froment a lieu en mal ; dans les parties élevées, durant la première moitié de juin. La récolte de l'orge se fait fréquemment déjà eu avril.

Vers la fin d'octobre , des nuages commencent à s'élever et la saison des pluies s'annonce parfois par quelques orages. C'est ce que l'Ancien Testament appelle les premières pluies (v. Deutér. XI, 14 ; Joël II, 23). Le sol desséché en est assez ameubli pour qu'on puisse le labourer. Les vents du S.O. et du S. amènent ensuite des ondées qui durent généralement un ou plusieurs jours. Le vent du N.O. procure dans l'intervalle quelques jours d'un temps splendide et très doux. L'arrière-saison, eu novembre, est souvent fort agréable, mais la nature est alors presque complètement morte. Le mois de décembre est orageux et ceux de janvier et février sont froids et pluvieux ; il neige habituellement en janvier dans les hautes montagnes. Les «dernières pluies» tombent en mars et en avril, et font pousser les grains. L'absence ou l'insuffisance des pluies a les conséquences les plus fâcheuses et peut facilement causer une famine locale, car les voies de communications sont en très mauvais état. Les troupeaux des tribus errantes ne trouvent plus où pâturer. Les pluies ne sauraient donc être trop abondantes en Syrie; toutefois, lorsqu'elles sont trop violentes, elles peuvent faire crouler les maisons d'argile. Les averses, de nuit surtout , sont en général plus violentes que chez nous. Beyroût a plus de pluie que Jérusalem , Gaza et surtout la vallée du Jourdain en ont moins (p. 168 et 464).

La température est sujette à de grandes variations. A rintérieur, dans le désert, et , sans parler des hautes montagnes, dans les parties élevées de la Palestine , le thermomètre descend parfois au-

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