CLIMAT
sible an loin du côté de la mer. An N. de TOronte, commence VAlma Dagh, VAmanus des anciens, qui va rejoindre le Taurus de Cilicie.
Les prolongements du Liban s'étendent aussi vers le S. et même, sauf une faible interruption , à travers toute la Palestine. C'est sur cette vaste croupe de montagnes dont la partie supérieure se rapproche considérablement de la mer et qui projette un rameau latéral jusqu'au cap Carmel^ mais qui d'ailleurs est séparée de la Méditerranée par des bas-fonds fertiles, que se trouvent en partie les lieux les plus célèbres et les plus anciens de la Palestine ; la Bible parle des montagnes de Nepbtali, d'Éphraïm et de Juda. Ce plateau empêche le Jourdain de se jeter dans la mer et l'oblige de poursuivre sons cours vers le S. à travers quelques lacs, jusqu'à ce qu'il se perde dans l'étrange bassin de la mer Morte, dont le niveau est bien au-dessous de celui de la Méditerranée. Son isolement de ce côté a exercé une grande influence sur la Palestine au point de vue géographique et ethnographique.
Au delà du Jourdain se trouvent d'abord, prds de l'Hermon, les collines volcaniques des Touloûl ; tout le Haourân est composé de basalte, de lave et présente encore une foule de cratères (v. p. Ô0)« Plus au S. s'étend la chaîne de Galaad, en partie boisée. Les monts de Moab forment un grand plateau qui n'est séparé du désert, à l'E., que par une série de hauteurs insignifiantes.
La Syrie est très pauvre en eours d'eau , en torrents qui ne tarissent pas , la pluie s'écoulant sur un sol pierreux , pour disparaître bientôt. Cependant, bien des cours d'eau (ouâdi) ont autrefois profondément creusé leur lit dans les vallées. Le même ouâdi porte souvent différents noms, suivant les lieux qu'il traverse dans son cours.
Climat. — Par suite de leurs niveaux très différents, les diverses parties de la Syrie varient aussi beaucoup quant au climat.
Ce pays ne connaît que deux saisons, celle des pluies et celle de la sécheresse. Le printemps , la saison la plus agréable , dure du milieu de mars au milieu de mai. Du* commencement de mai à la fln d'octobre, le ciel est presque constamment sans nuage. Il est très rare qu'il tonne et qu'il pleuve durant la moisson (IRoisxn, 17, 18). En mai, il y a encore parfois des giboulées et des orages. A l'approche de l'été, il s'élève encore des brouillards dans les montagnes, mais au cœur de la saison ils disparaissent tout à fait et l'atmosphère est ordinairement d'une pureté admirable, ce que l'on constate surtout la nuit à l'éclat plus intense de la lune et des étoiles. Pendant les nuits d'été , il y a des rosées souvent très fortes, excepté dans le désert. Le vent pluvieux d'O. souffle en moyenne en Palestine durant 40 j. , le vent du S.O. règne 40 j. et celui du N.O. qui tempère les ardeurs de l'été, 100 j. (pour plus de détails, v. p. 168). Les vents du S. et de l'E., venant de contrées brûlantes et sans eau, exercent une influence per-