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sont tout à fait semblables aux églises françaises de la même époque, mais à toits plats. L'ogive de ces monuments n^est pas Tanoienne ogive musulmane, mais celle qui s'était formée chez les Occidentaux, de sorte que ces églises représentent sur le sol arabe le style ogival primitif de l'Europe.
i. Antiques. — En terminant cet aperçu, nous devons encore mentionner les antiques que l'on trouve en Syrie, mais en même temps avertir le voyageur de se tenir sur ses gardes , car dans ce pays comme en Egypte on fabrique un grand nombre de contrefaçons. Il y a d'abord des monnaies de toutes les époques. Les plus recherchées sont les vieilles monnaies hébraïques (le chékel est très rare s'il est authentique) ; puis viennent les monnaies et les gemmes phéniciennes, les pièces gréco-romaines des différentes villes et les monnaies arabes de diverses époques. Les tombeaux renferment souvent des vases lacrymatoires, des statuettes, des basreliefs etj, sur la côte de Phénicie, des scarabées, etc. Pour toutes ces antiquités, s'informer exactement du Ueu d'origine , car c'est de là que dépend toute leur valeur scientifique. Toutes les pierres avec inscriptions ont beaucoup de valeur, surtout si elles ne sont pas encore connues ; les laboureurs en trouvent fréquemment dans leurs champs. Les inscriptions qui se rencontrent en Syrie sont: 1^ en phénicien , en ancien hébreu , en samaritain ; 2^ en araméen ou nabathéen , dans le Haourân et à Palmyre (les Nabathéens étaient des Arabes qui écrivaient en araméen) ; 3^ en grec, en très grand nombre ; 4^ en latin ; ô® en arabe, avec des caractères qui, dans les premiers temps, se rapprochent beaucoup de ceux de l'araméen (coufiques), mais qui plus tard sont souvent très compliqués; 6^ en écriture franque du moyen âge.
Quant & la manière d'obtenir des empreintes d'inscriptions, v. p. 30.
IX. Indication sommaire d' ouvrages relatifs à Jérusalem et à la Palestine.
La Bible est le plus important des ouvrages qui concernent la Palestine ; elle nous donne les renseignements les plus sûrs et les plus précis jusqu'aux temps les plus reculés. On ne saurait trop recommander au voyageur d'en prendre un exemplaire, car il aura souvent besoin de la consulter. Le présent manuel ne pouvait naturellement qu'y renvoyer, et quant aux citations, nous avons dû nous borner aux plus importantes.
Le plus ancien livre de pèlerin parvenu jusqu'à nous, est celui du pèlerin de Bordeaux, dont l'auteur est inconnu ; il date de 333. Ensuite vient la Topographie de la Terre-Sainte par Eméhe,, évoque de Gésarée, ouvrage très important^ de 339, traduit en latin en 390 et augmenté par 8i Jérôme qui est aussi l'auteur du récit du pèlerinage de Paula, dame romaine de distinction. L'évêque français
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Arculfe fit aux lieux saints, dans la seconde moitié du yii« s., un voyage dont la curieuse relation a été rédigée en Ecosse par Adamnan. Nous avons, de la première moitié du yni^ s., celle de l'Anglais WiUibald, évéque d'Eiohstiedt en Bavière, et celle du moine franc Bernard^ de 870. Du temps de la première croisade, nous en avons une de Fulcher de Chartres, moine qui accompagna Robert de Normandie. Bientôt après , le marchand Stewulf Ht la description naïve de son pèlerinage. Une relation Intéressante est celle du rabbin et marchand juif Benjamin de Tudèle, en Navarre (1160-1173). Dans la seconde moitié du xiii« s., il y eut la relation de Bourkhard'j dans le deuxième quart du xiv^ s., celles du chevalier anglais Jean Maundeville et de lAtdolf de Svchem (Sudheim, près Paderborn). Les ouvrages importants de la fin du XT^ s. sont ceux du frère prêcheur Félix FaJbriy de Zurich, maître d'école à Ulm, et de Bernard de Breydenbach, doyen de la cathédrale de Mayence.
Du commencement du xvi® s. date le principal itinéraire des pèlerins italiens , par un auteur anonyme. Le voyage de Palestine fut décrit en 157ôpar le digne Rauwolf «docteur en médecine et médecin officiel à Augsbourg». Au commencement du xvii^ s. furent publiées, la célèbre relation du Romain Pietro délia Voile et celle du frère mineur Franeesco Quaresmio, de Lodi, qui est encore plus précieuse.
Le chevalier Laurent d'Arvieux^ qui parcourut la Palestine en 1660, sur Tordre de Louis xiv, commença à mettre quelque critique dans ces sortes de récits. Depuis lors, les narrations des voyageurs deviennent plus sobres; «elle de Henri Mavndrell. chapelain du comptoir anglais d'Alep (1697), mérite encore d'être lue aujourd'hui. Au lieu de viser surtout à l'édification des pèlerins, les jouvrages »ur la Terre -Sainte commenoent à poursuivre un but scientifique, et dans ce genre , on trouve au premier rang ceux du célèbre Richard Pococke, évêque de Meath (1788), et du médecin Frédéric Hasselquist (1751), qui s'occupa spécialement des sciences naturelles. Le savant Giovanni Mariti , chancelier du consulat de Toscane, ouvrit la voie à une critique plus sévère, en 1767 ; mais il était réservé à notre siècle de traiter la question à un point de vue vraiment scientifique. Et d'abord se présentent les archéologues Ulrich Jasper Seetzen et Jean'-Louia Burd^iardt. L'ouvrage de ce dernier, intitulé «Bemerkungen iiber die Beduinen und Wahabi» (Weimar, 1831) mérite surtout d'être lu. Après eux, on peut nommer Scholz, Berggren, Prokesch, Volney^ Léon de Laborde, Schwarz et beaucoup d'autres, mais nous nous contenterons de mentionner les écrivains le plus importants.
Parmi les ouvrages français celui de Lamartine ne mérite guère la réputation dont 11 jouit, tandis que ceux de M. de Saulcy, membre de l'Institut, offrent beaucoup d'intérêt («Voyage autour d« la mer Morte», Paris, 1853, ouvrage de luxe; «Voyage en Terre- Sainte», 2 Vol., Paris, 1865). Mais celui qui a le plus fait pour
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l^Mstoire de Tart en Syrie^ c^est M. le comte Mekhior de Vogué («les Eglises de la Terre - Sainte» ; Paris, 1860 et sulv.). Nous aurons souvent l'occasion de le citer ; il a publié en outre le magnifique ouvrage du duc de Luynea: «Voyage d'exploration à la mer Morte, à Pétra et sur la rive gauche du Jourdain» (Paris). Il faut ensuite nommer la « Description géographique , historique et archéologique de la Palestine» de Guérin (Paris 1869 et suiv.); ce grand ouvrage contient la description de la Judée (à l'exception de Jérusalem), de la Samarie et de la Galilée. Enfin nous mentionnerons encore un livre entièrement basé sur la tradition , qui a pour titre «Guide indicateur des sanctuaires et lieux historiques de la Terre-Sainte», par le frère Liévin de Hamme (franciscain), 1869; nouvelle édition, Louvain, 1876.
Chez les Allemands figure en première ligne le médecin Titus Tobler, qui a contribué beaucoup à faire connaître la Palestine et surtout Jérusalem par la publication de ses «Yier Wanderungen » et d'autres ouvrages. Ses deux volumes sur la topographie de Jérusalem et de ses environs (Berlin, 1853) prouvent combien l'auteur s'était familiarisé avec toutes les relations des anciens pèlerins. On peut encore mentionner: «Die Siloaquelle und der Oelberg» (St. Gallen, 1852); «Denkblâtter aus Jérusalem» (St. Gallen, 1853) ; «Dritte Wanderung» (Gotha, 1859). De 1848 à 1854 parut aussi la description de la presqu'île du Sinaï, de la Palestine et de Jérusalem dans la géographie de Karl Ritter («Erdkunde von Asien» tome YIU) pour laquelle l'auteur a largement utilisé les sources. Le livre de Raumery «Palaestina» est un peu vieilli (Leipzig, 1860, . 4e édit.). Les consuls prussiens SchiUz et Rosen ( WetzateinX ont aussi beaucoup contribué à faire connaître la Terre - Sainte. Le «Pilgerbuch» de Sepp (Schaffhouse, 1873, 2e édit.) contient bien de choses intéressantes. Le «Bibellexikon» de Schenkel renferme de même une foule d'excellents articles, surtout de Furrer (v. aussi ses «Wanderungen durch Palâstina», Zurich 1865). — Le Hollandais Van de Velde a dressé une grande carte de la Palestine (Gotha, 1866). Nous mentionnerons encore, d'après les levés de Sohick, defiâle, les cartes des terrains de Zimmermann(Basel 1876).
Parmi les Anglais et les Américains on trouve en première ligne les ouvrages à!Ed, Robinson (et Smitk), dont les principaux ont pour titres': «Biblical researches in Palestine , mount Sinaï and Arabia Petrœa» (3 vol., Boston, 1841); «Later biblical researches in Palestine» (Londres, 1861); «Physical geography oftheHoly Land» (Londres, 1865). Puis il faut mentionner : «the Land of Israël» de Triatram (Londres, 1866); «the Lands of the Bible» de John WiUon, qui s'occupe spécialement des habitants du pays (2 vol., Dublin, 1847); «the Land and the Book» de Thomson (New- York, 1863); «Domestio Life in Palestine» de M.-E, Rogers (Londres, 1862). Il y a des détails intéressants sur Jérusalem dans Barclay y «the City of the Great King» (Philad., Londres, Trûbner,