‹ Palestine et SyrieChapitre 6 sur 119 · I. Eenseignements généraux · texte numérisé non relu

I. Eenseignements généraux

A. Plan de voyage. Spoqne. Société. Itinéraires.

Plan. Un voyage en Syrie et en Palestine ne saurait être consid^r^ comme une simple tournée de touriste. En effet, les beautés naturelles du pays ne sont pas assez nombreuses pour récompenser le voyageur des fatigues qui l'attendent. La Syrie offre d'ailleurs, moins que l'Egypte , le type de cet Orient que nous nous figurons sous des couleurs si riches et si variées. Les jouii^sances artistiques y sont rares, et dans les excursions ordinaires que l'on fait en deçà du Jourdain, on ne rencontre qu'un petit nombre d'anciens édifices bien conservas. Une visite aux. ruines grandioses de P^tra (R. 10), de Djérach (R. 22) et de Palmyre (R. 32), exige non seulement du temps et de l'argent, mais encore une connaissance assez intime de l'Orient. L'unique but d'un voyageur en Palestine, c'est de remonter aux grands souvenirs historiques de cette contrée. Plus il aura ce but devant les yeux et se sera pénétré du sérieux de son entreprise, mieux aussi il saura braver les désagréments du voyage, ses fatigues, l'incommodité des logis, la monotonie de la vie nomade, et finalement, se garder de tout sentiment de déception.

Le tracé d'un plan de voyage en Orient ne peut se faire d'avance aussi exactement que pour la plupart des pays de l'Europe, où l'on jouit de communications faciles. En Syrie, c'est le cheval qui sert de moyen de transport, mais pour certaines portions du désert isolées et écartées, on a recours au chameau. A part le chemin de Beyroût à Damas, et au besoin, celui de Jaffa à Jérusalem et de Haïfa à Nazareth, on ne trouve point de routes carrossables et moins encore de voies ferrées. Il en résulte que, sans parler d'une multitude de circonstances accessoires, la réussite du voyage dépend surtout, et bien plus qu'en Europe, d'une bonne santé et d'un temps favorable. C'est précisément pour cela, qu'il est indispensable de déterminer d'avance avec soin ce que l'on veut voir et comment l'on peut y parvenir. L'éditeur du présent ouvrage a mis tous ses soins à renseigner le lecteur de la manière la plus complète.

Epoqub. La meilleure saison pour visiter la Syrie, c'est le printemps, du commencement d'avril au milieu de juin, et l'automne, de la fin de septembre à la mi-octobre. C'est dans la première de ces deux saisons, vers l'époque de Pâques, qu'affluent de l'Egypte la plupart des voyageurs. Jérusalem est alors inondée de touristes et de pèlerins. On préfère le printemps, moment où la nature se réveille, à la saison eîl elle se présente morne et déponilljfe, avec

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