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SOCIÉTÉ

l'inconvénient de journées plus courtes. Cependant, les voyageurs 'étant beaucoup moins nombreux en automne, la dépense est aussi moins forte. Dans cette saison, il est à propros de commencer par le nord de la Syrie, afin d'éviter, en gagnant des hauteurs plus considérables, un supplément de chaleurs qui peuvent survenir. A l'inverse, au printemps, on réservera le Liban pour la fin de son voyage. Le sud de la Palestine ne peut guère non plus se parcourir avant le milieu ou la fin de mars, car ce dernier mois est souvent pluvieux. C'est en avril qu'on voyage avec le plus d'agrément dans ces pays ; les excursions dans les montagnes peuvent se faire jusqu'à la fin de juin. — Ainsi donc, à moins de raisons particulières, il n'y a que deux époques convenables pour un voyage en Syrie : de la fin de septembre à la mi-novembre ou du commencement d'avril à la mi-juin ; tous les autres mois sont pour le moins défavorables. On peut même dire que l'automne n'est que relativement propice, à cause des désagréments du retour en Europe, de sorte qu'il faudra choisir plutôt le printemps et commencer par la route de Jaffa à Jérusalem.

Société. — Parcourir seul l'Orient, c'est risquer de s'en lasser à la longue, c'est d'ailleurs augmenter d'un tiers, et parfois même doubler les frais de son voyage. Un bon nombre de dépenses à faire une fois pour toutes ne sont, dans bien des cas, pas plus considérables pour plusieurs personnes que pour une seule. Mais à part la question d'argent, on se tire plus difficilement d'affaire avec les indigènes lorsqu'on est seul que si Ton se trouve en société. De plus, il ne faut pas oublier que l'on doit parcourir un pays dont la langue et les idées nous sont complètement étrangères, d'où il résulte qu'un voyageur solitaire sent tout le poids de son isolement tandis que deux ou plusieurs se prêtent un mutuel appui. Le touriste européen, habitué à s'arrêter chaque soir dans un hôtel et à trouver de la société dans la plus petite ville, n'aura à cet égard que des déceptions eu Orient, même s'il sait la langue du pays, car il sera bien vite dégoûté des questions stéréotypées des habitants. De plus, ^il n'est pas habitué à aller à cheval, à la fin d'une journée fatigante et peut-être monotone, il tombera épuisé sur une chaise ou sur un tapis. Il en est tout autrement si l'on a une société agréable, avec laquelle on puisse causer et repasser dans un entretien les incidents et les observations de la journée. Et puis, avec un compagnon, on n'aime pas à laisser voir qu'on est fatigué ; on y pense moins par là même et l'on en rit plutôt que de s'en affecter. — En général, on peut être sûr, en Palestine et en Syrie, de trouver, durant la saison, une société de voyage agréable. 11 sera toutefois d'autant plus nécessaire de la bien choisir pour des excursions dans l'intérieur du pays, qu'on est étroitement lié l'un à l'autre jusqu'à la fin , et qu'il faut subordonner à l'ensemble sa liberté et ses exigences. On aura soin en particulier de fixer d'avance les jours de repos que l'on veut s'accorder. Il est aussi

naturel de parler religion en Palestine que politique en Europe ; mais avec des étrangers et pour éviter tout différend, on fera bien d'exclure ce sujet de conversation.

Itinebaibes. — Ainsi que nous l'avons dit, il est de toute nécessité que le voyageur soit d'avance bien fixé sur son objet, et se demande en particulier , s'il veut ou non , entreprendre le voyage par terre de Jérusalem à Damas (p. 7), ou même de plus grandes tournées accessoires. Quoi qu'il en soit, il faut prendre note exacte des jours d'arrivée et de départ des divers paquebots (p. 14), tant de ceux qui touchent à Jaffa et à Beyroût, qu'à la station intermédiaire de Haïfa. Cette précaution est indispensable, non seulement à la poursuite du voyage, mais aussi pour le cas où l'on interromprait le voyage par terre.

Si l'on veut jeter un coup d'oeil rapide sur le pays, visiter les parties les plus intéressantes du sud et les plus belles du nord, il suffit de quatre semaines que nous divisons comme suit.

I. Jaffa — Jéruialem — Bethléhem — Mer Morte (et retour à Jaffa), 14 jouméesi c'est-à-dire le temps qui s'écoule entre l'arrivée à Jaffa d'un paquebot et le départ du suivant. Si l'on manque ce dernier, on doit subir 14 jours d'attente, à moins qu'on ne se décide au voyage par terre (v. plus bas). Le temps limité dont on dispose, doit être dépensé avec une sage économie ; les deux ou trois jours que l'on peut avoir de surplus, serviront à résumer ce que l'on a vu ou à l'examen de curiosités de second ordre.

ler j. Les bateaux à vapeur, tant ceux de Port Sa*^îd que de Beyroût, arrivent assez tôt à Jaffa pour permettre que l'on arrive à 10 h. à l'auberge (p. 133). Les chevaux (et voitures) de louage stationnent sur la place voisine des auberges situées en face de la porte nord de Jaffa. Il faut s'y pourvoir immédiatement des moyens de transport pour Jérusalem, sans consentir à l'offre faite par le loueur, de mettre son cheval à votre service dans cette dernière ville. Que l'on soit en selle ou en voiture, il ne faut jamais partir sans son bagage (mulets) ni compter sur l'assurance de sa prompte expédition.

La course àe Jaffa à Ramlé n'étant que de 3 h. V2? ^^ & 1^ temps, jusqu'au départ qui ne s'effectue qu'à 2 h., de prendre un guide et de visiter la petite ville.

2e j. De Ramlé à Jérusalem^ à cheval, 8 h. Partir le matin de bonne heure et prendre quelques provisions ; la table d'hôte dans les hôtels de Jérusalem est à 6 h. du soir; on peut aussi avoir un bon souper dans les couvents.

3e j. Jérusalem (1®' j., à pied, car le cheval est très incommode dans ces rues étroites, mal pavées et pleines de monde à l'époque de Pâques). Dans les villes d'Orient, il est bon qu'un novice prenne un guide. Visite éventuelle au consulat; remettre sa carte avec VindicatLon de son quartier ; demau der qu'on vous procure la per-

mission de visiter la place du temple {^Harâm, p. 175), et au besoin, le couvent de Mâr 8âba (p. 273). Visiter l'église du St-Sépulcre (^cnîsct el-Kiyâmê ; plan 15 ; p. 199), et vers le soir, le mont des Oliviers (^Djebel et- Tour, p. 230); renouveler cette visite un des jours suivants.

4e j. Jérusalem (2^' j., à pied). Voie douloureuse (Tarîfc Bâb Situ Maryam, p. 218), tombeau de Marie {Kabr Maryam^ pi. H, 2 ; p. 226), Gethsémané {Djezmâniyéy pi. H, ^ ; p. 228), la vallée de Josaphat (^Ouâdi Sitti Maryam, pi. H, 4; p. 226), le tombeau d'Absalon (^Tantoûr Fir'aoun, pi. H, 4; p. 235), Siloé (Silouân, p. 239, voir la carte p. 224 et de même pour ce qui suit), la vallée de Hinnom (Ouâdi er-Rebâbi, p. 241), le Cénacle (^Nébi Dâoûd, p. 246) et la citadelle de David [el-KaVa, p. 224).

5*^j. Jérusalem (3e j., "à pied). La place du temple avec les mosquées (Harâm ech-Chér'if, pi. G, 3, 4 ; p. 171 , sauf le vendredi). A l'extérieur (p. 193), lieu des lamentations (p. 195, à revoir un vendredi après-midi), promenade dans les rues, bazars (Soûkj pi. 4-9), étang du patriarche (Birket Hammam el-Batrak, pi. I>, 4 ; p. 223).

6® j. Jérusalem (4^ j.). A pied, s'il ne fait pas trop chaud, sinon à cheval à Bethléhem (1 h. 20 min., p. 255), et par Artâs (50 min.) aux réservoirs de Salomon (p. 269) ; de là, retour direct à Jérusalem (2 h. ; v. cependant 10^ j.).

Si Ton part de bonne heure (à cheval; avec des tentes si Ton est avec des dames), on peut faire une excursion de deux jours en allant jusqu'à Hébron iel-Khalîl, p. 296), à 4 h. Va des réservoirs de Salomon. Les messieurs trouveront des logis tolérables dans les maisons juives du lieu, ainsi qu'à manger et à boire. Quand on a des tentes , il vaut mieux faire cette course en revenant de la mer Morte.

Hébron sert de point de départ pour se rendre à Textrémité sud de la mer Morte (p. 301), à Pétra (Ouâdi Afoûsa, p. 308) et au Sinaï (voir TÉgypte de Baedeker). On ne peut faire ces tournées extraordinaires qu'avec une escorte de Bédouins. Celle d'Hébron à Engeddi ^Aîn DJidiy p. 301), et de là à Jéricho {Riha, p. 277), offre une vue maigniûque de la mer Morte, mais elle est fatigante et dispendieuse, vu qu'il faut prendre.de l'eau avec soi et traverser le désert pierreux de Juda que redoutent les propriétaires de chevaux.

7e j. Jérusalem (5e j., à pied). Enceinte du nord, tombeaux des rois {Kouboûr esSalâtîn , p. 251) , colline du Scopus (Méchârif, p. 235), tombeaux des juges (/Touftoûf el'Koudât, p. ^2) et le terrain des Joannites (Moûmiân, pi. D, 4; p. 215).

8e-10e j. Jéricho — Jourdain — mer Morte — couvent dé Mâr Sâba

(Route 7).

Dès le 2e ou le 3e jour de l'arrivée à Jérusalem, il faut se pourvoir d'un drogman, afin que les chevaux et l'escorte soient prêts à temps pour cette excursion, et ne pas oublier de demander des selles à l'européenne et des selles de dames. Des messieurs peuvent se passer de tentes pour se rendre à Jéricho où ils trouveront des logis (prendre de la poudre insecticide pour Jéricho et Mâr Sâba); mais avec des dames, il est bon d'avoir des tentes. Ce tour sera comme l'épreuve de celui que Ton pourra faire à Beyroût ou à Damas par terre. En tout cas, qu'on se garde d'avoir en son drogman une confiance aveugle. Pour les prix, v. p. 9, 25. -

8e j. De Jérusalem parBéthanie (el-Azarîyê, p. 274 ; 25 min.) à Jéritho (Riha , p. 277 ; 5 h. 1/2) » ^^ soir promenade vers le mont Karantel, à la source du sultan (^Am eè-Souliân^ p. 279).

9e j. (fatigant, partir de bonne heure, aussi pour éviter la chaleur de la vallée du Jourdain). De Jéricho au gué du Jourdain (el'Hélou, p. 281 ; 1 h. 1/2 à 2 h. 1/2); de là à la mer Morte {Bahr Loût, p. 284), puis toujours en montant, au couvent (Deir) de Mâr Sâbi (p. 289 ; 5 h.).

10® j. La distance de Mâr Sâba à Jérusalem n'est que de 3 h. Y2- Si l'on désire utiliser les chevaux, chose qu'il faut mentionner dans le contrat passé avec le drogman, on peut aller de Mâr Sâba à Bethléhem (3 h.) et revenir à Jérusalem en passant par les réservoirs de Salomon (comp. 6© j.). De Mâr Sâba, on mettrait une journée pour arriver k Hébron (comp. 6® j.) ; dans ce cas, on visiterait Bethléhem en revenant à Jérusalem.

Tout ce qu'il convient de voir à Jérusalem et dans ses environs, se trouve compris dans ces 10 journées. Le voyageur qui ne veut pas entreprendre le voyage par terre (voir plus bas III), mais s'embarquer à Jafl'a, peut disposer encore de deux journées à Jérusalem , soit pour revoir ce qui en vaut la peine, soit pour quelques emplettes (p. 153). Une visite à l'église de Ste-Anne (es-Salâhlyê, pi. G, 2, p. 219) et au modèle de l'église du St-Sépulcre (p. 202), ne sera pas hors de propos, non plus qu'une promenade autour de l'enceinte extérieure. A partir de la porte de Jaffa, on peut voir : l'étang de Mâmilla (^Birket Mâmilla, p. 249), la léproserie (p. 248, pour ceux que cela intéresse), le couvent grec de la Croix (Deirel-Mousallabé, p. 292), le mont du Mauvais-Conseil (^Djebel Abou Tôr, p. 241). En fait d'excursions à cheval, on peut conseiller celle de Mizpah {Nêbi Samouîly 1 h. 40 min., p. 151) et celle de 'Am Cârim (2 h. Yg; P- 293). On doit pour le retour à Jaffa arrêter à temps des chevaux ou des chars.

13® j. De Jérusalem droit à Ramlé (8 h.). (Les routes décrites p. 149 et 150, sont plus fatigantes.)

14e j. De Ramlé par Lydda (Lidd, p. 143) à Jaffa (4h.). Comme les heures du départ des paquebots varient, il sera prudent de passer la nuit qui le précède à Jaffa où l'on peut consacrer une matinée à des promenades aux environs.

II . Beyroùt — Damas — Ba'albek — Beyroùt (ou Ba'albek — Cèdres du Liban — Tripoli — Beyrouth fatigant) ; 14 journées. A moins que les paquebots ne s'astreignent à d'autres courses (peut-être celle de Chypre), on a amplement le temps de faire en 14 jours , celle dont il s'agit. Si l'on veut se servir du vapeur français (p. 16) de Tripoli (qui toutefois met 8 jours jusqu'à Smyrne), il faut placer la visite de Beyroût au commencement de sa tournée , et prendre en même temps un billet pour être sûr de sa cabine à Tripoli. De gros ba-

gages on peut remettre aux Boins de Vagence du paquebot, mak non sans récépissé. Si l'on veut revenir à Beyroût, le mieux sera de confier ses effets au propriétaire de l'hôtel.

Des messieurs qui se contentent de visiter Damas et Ba'albek, peuvent se passer de tentes. A partir de Damas, un drogman n'est pas inutile.

1er j. Beyroût, Visite au consulat et aux bureaux des paquebots afin de s'informer exactement des courses de ces derniers. Arrêter ses places pour la poste française de Damas (pi. F, 3) qui part à 4 h. du matin, et y expédier son bagage. Pour ô personnes, on fournit une voiture séparée, mais il faut la demander 36 h. d'avance. On peut profiter de ce temps pour visiter la ville et ses environs.

2e j. De Beyroût à Damas (R. 26); arrivée à 5 h. 30 du soir; l'hôtel se trouve dans le voisinage de la station des diligences. Arrêter le soir pour le jour suivant, un drogman ou un cicérone.

3® j. Dama^ (1"' j., à pied). Visite au consulat et demander qu'on vous procure un caouasse pour la grande mosquée {JDjâmV el~ Oumaoui, p. 506). Après l'avoir examinée , on peut aller voir les riches bazars de la ville et leurs khans ; animation frappante des rues.

4e j. Damas (2® j., à pied). Promenade au Meidân (faubourg du S., p. 501), et de là, à l'O. et au N. autour de la ville.

5e j. Damas (3e j., à pied). Examen d'une maison particulière (p. 496), visite au quartier des chrétiens (p. 504) et aux plantations voisines. Cette 5e journée peut se rattacher à la 4e.

6e j. Damas (4ej., à cheval). Excursion à Salihîyé (p. 511), au Djebel Kâsiyoûn fp. 512, belle vue) et à Doummar. Cette 6e journée peut, au besoin, ne faire qu'une avec la 7e.

7e j. De Damas par 'Ain Fîdjé à Zébédâni (6 h. 8/4; p. 513).

8e j. De Zébédâni à Ba'alhek (6 h. V2Î P- 516) î partir de bonne heure afin d'avoir l'aprôs midi pour voir l'acropole.

9® j. Ba'albek. Le matin, visite à l'acropole; l'après-midi, départ pour Chtôra (p. 526 ; 6 h. 1/2)» bonne route.

10e j. De Chtôra à Beyroût par la route postale (R. 26); beaux points de vue sur tout le golfe de Beyroût.

lle-14® j. Beyroût et ses environs. Excursion à la rivière du Chien (^Nahr el-Kelb, p. 542). Si l'on veut revenir à Beyroût par la route ci-dessus, on s'arrêtera un jour de plus à Damas.

Extension du tour de Ba^albek aux cèdres fdn Liban, et par Tripoli à Beyroût (tentes si Ton est avec des dames).

9e j. L'après-midi, de Ba^albek à Deir el-Ahtnar (3 h. -, p. 527).

10» j. De Deir el-Ahmar aux cèdres du Liban (d h.; p. 529) et à Ehden (2 h. 40 min. ; p. 5^1).

Ile j. De Ehden a Tripoli (10 h; p. 534)^ prendre, si Ton veut, le paquebot français.

12e j. De Tripoli à Djébeil (8h. Vaî P- 539).

13e j. De Djébeil par la rivière du Chien (Nahr el - Kelb, p. 542) à Beyroût (8 h.).

Pendant ces 4 semaines dont se contentent bien des touristes,

on visite sans trop de fatigue bon nombre de points intéressants

de la Syrie et de la Palestine. Un voyage à travers le pays n'offre certainement pas moins d*int^rét, mais il est fatigant et prend 14 journées en sus (à cheval).

III. Le voyage par terre de Jérusalem à Bamas, exige de 5 à 6 semaines, si Ton y ajoute Jérusalem et ses environs (1^^ tour), de même que Damas - Bcfalbek - Beyroût (11^ tour). Il faut préalablement être "bien flx^ sur les lieux que l'on veut visiter , et les mentionner expressément dans le contrat pass^ avec le drogman (p. 21), puis se faire montrer et essayer les chevaux , examiner les selles et les brides , en ne perdant pas de vue que l'on sera 10 à 12 jours à cheval. Pour un voyage à l'intérieur du pays, il est indispensable de se pourvoir de tentes, si Ton est avec des dames. Des messieurs capables de supporter quelques mauvaises nuits , peuvent à la rigueur remplacer la tente par des couvertures. Avec des conducteurs sûrs (moucâri, p. 20), des hommes qui connaissent d^jà l'Orient, peuvent se hasarder à voyager sans drogman (comp. p. 25).

a. Jérusalem — (par V ancienne <S^amaWejNaplouse(NâboulonR- Sichem) — Djenntn — Haïfa — Hont Carmel — Acre CAkka) — Nazareth (en-Nâsira) — Tibériade (lac de Génézareth) — Tell Hoùmf Capemaoum) — Safed — Bàniyàs — Eefr Haou&r — Damas ; 12 journées. Ce tour comprend les points les plus intéressants de la Palestine.

le'j. Départ vers midi. La route passe dans le voisinage du Scopus (p. 235) d'où l'on dit adieu à Jérusalem. A el-Bîrê (4 h. 1/4) se trouve une espèce d'auberge (locanda) ; mais il faut mieux se rendre à 10 min. au delà jusqu'à Ramallah (p. 344) où l'on peut loger dans un vaste couvent latin (deir latin).

2e j. De Ramallah à Naplouse (Sichem^ p. 348 ; 7 h.). Logement pas facile à obtenir, vu le manque de prévenances des habitants. Un ou deux messieurs peuvent, an besoin, loger chez le missionnaire allemand Fallscheer (p. 348).

3e j. De Naplouse par Sébastîyé (2 h. 1/2) ^ I>jennîn (p. 363 ; 3 h. 3y^) où l'on trouve dans les meilleures maisons particulières un logis passable, mais sans l'entretien.

4e j. De Djennîn par Khân el-Leddjoûn (Megiddo, 2 h. 1/2)? au pied des montagnes jusqu'à Tell el-KasU fp. 367; 3 h. 8/4); comme on n'atteint qu'avec peine Hcâfa (3 h.) dans la même journée, le voyageur dépourvu de tente passera la nuit dans un des villages situés au delà du Tell el-Kasîs, peut-être à el-Hârithîyé.

5e j. De Tell el-Kasîs à Haifa (3 h.). On loge à l'hôtel de la colonie du temple (p. 368) ou au couvent du promontoire du Carmel (p. 370). Visite au couvent (Y2 ^' ? belle vue). On peut renouveler ses provisions à Haïfa. Pharmacie et médecin. Station des navires de la compagnie du Lloyd.

6® j. Si l'on renonce à se rendre à Acre (peu intéressant, voir

ci - dessous), on ira à cheval en un jour de Haïfa à Nwuireth (6 h. ; p. 379) où l'on trouve un bon logement au couvent latin.

7e j. De Nazareth par le Mont Tàbor (Djtfbel et- Tour, 2 h., p. 384) à Tibériade (Tabarîyé, 4h.72)' Ici on trouve de même un bon logement au couvent latin situ^ au bord du lac. Tibériade est très convenable pour s'y reposer un jour. Excursion vers Textr^mit<f sud du lac (p. 391).

8e j. De Tibériade par Khân Minyé (2 h. 8/4) et Tell Hoûm [Capernaoum, p. 395 ; 3/^ d'h.) à 8afed (2 h. 8/4, p. 397).

Si Ton profite du soir pour se 'rendre encore de Safed à Taitëba (1 h., p. 402), on peut au besoin atteindre Bftniyâs le jour* suivant. *

9e j. De Safed à Afg« (6 h ; p. 403).

10« j. De Mes par Houriîn (1 h. 1/4, p. 403) au pont du Jourdain et à Bâniyâs (Oésarée de Philippe, p. 404 ; ô h.).

Ile j. De Bâniyâs à pied par KaVaJt es-Soubeibé (vue grandiose, p. 406), puis à cheval à Kefr Haouâr (6 h. Y2 5 P* ^0^) *^ pied du Liban.

12e j. De Kefr Haouâr à Damas (6 h. 1/2, P- ^84).

De Damas comp. ci-dessus Ile tour.

Cette grande tourne^ de 12 jours (non compris les jours de repos) peut être raccourcie de 2 jours si l'on va de Djenntn (v. cidessus, 4e j.) droit à Nazareth (6 h. Y2 ^ "^^O» ®* ^^ ^^ (^- oi-dessus, 7e j.) à Tibériade. Si au contraire on renonce à la Galilée du nord (v. ci-dessus, 8eà lie j.), ©n ira de Djenntn directement à Nazareth; de là par le Tabor (v. ci-dessus 7e j.) on visitera KWriode (et peutêtre les environs, 1 jour), puis par Kefr Kenna (Gana, 5 h. 3/^; p. 387) on reviendra à Nazareth , et de Nazareth en 1 jour (v. cidessus, 6e j.) on atteindra Hm/Vi (Boute b, v. plus bas). De cette manière, on peut arriver de Djennîn à Haïfa en 4 ou Ô jours, et de Jérusalem en 7 ou 8 jours et trouver partout des logis passables.

b. Jérusalem — Eaifa — Acre — Tyr (Soûr) — Bidon (Saïda) — Beyroùty 9 jours (par Nazareth et Tibériade 12 j.).

De Jérusalem à Haîfa(j^. 368), comp. ci-dessus ler-5e j. (éventuellement 1er -7e jours).

6e j. De Haïfa à Acre (2 h. 1/2 > P* 374) ; logement au couvent. Comme il y a peu de chose à voir à Acre, on peut ne partir de Haïfa que l'après-midi, ou s'avancer jusqu'à Zîb (2 h. 72» P» ^^^ afin de diminuer la course du jour suivant.

7e j. D'Acre par le promontoire Râs en-Nâkoûra (3 h. , p. 447) et le Bas el-Abyad (2h. 1/2 ; P- ^^8) à Tyr (Soûr* p. 448, 2 h.) ; logement au couvent ou chez le consul américain.

8e j. De Tyr à Sidon (Saïda, p. 454, 7 h.).

9e j. De Sidon à Beyroût (8 h.). Journée fatigante ; partir de bonne heure.

De Beyroût, comp. ci-dessus Ile tour.

FKAIS DE VOYAGE. 9

Poar terminer , nous ajoutons une série d'excursions plus ou moins longues que pourront faire les voyageurs déjà quelque peu familiarisés avec la langue, les moeurs et le caractère des habitants.

Jours.

De Jérusalem à Engeddi ('Âïn Djidi) 1

D"* Engeddi par Hasada (Sebbé) à rextrémité S. de la mer

Morte, à Djebel Onadoûm et à Hébron 3

De Hébron à Beit Djibrîn 1

De Beit Djibrîn à Gaza 1

Gaza et Ascalon .1

D' Ascalon à Jérusalem par Tell es-Sâfîyé et Beit Nettîf . 2

10 jours.

De Damas à Bâchêyâ, 11/2 2

Ascension de THermon 1

De Hâsbêyâ à Kal'at ech-Chékîf, par Bourghouz .... 1 (De Kal'at ech-Chékîf à Sidon, 1)

De Kkrat ech-Chékîf à Djezzîn 1

De Djezzîn à Deir el-Kamar 1

De Deir el-Eamar à Beyroût 1

7 jours.

De Damas à Palmyre 4

Palmyre 2

De Palmyre à Hœms (Ëmèse) 3

De Hœms à Ba'albek par Bibla 2'|2

111/2 jours

De Jérusalem à Arâk cl-£mîr par Jéricho 2

'Amman ....;.... 1

De 'Amman à es-Salt 1

D' es-Salt à Djérach' 1

Djérach * IV2

A Mkês iV2

De Mkês à Tibériade 1

9 jours.

De Djérach à Bosra 2

Bosra et à Hébran 1

De' Hébrân a Kanaouât 1

Chohba et Ghâkka 1

A Brâk . . .* ' 1

A Damas 1

7 jours.

B. Frais de voyage. Lettres de crédit. Monnaies.

Poids et mesures.

Fbais de voyage. — Les dépenses de voyage sont beaucoup plus considérables eu Orient qu'en Europe ; et si, là comme ailleurs, elles se règlent sur les besoins de chacun, il n'en est pas moins vrai que l'Européen est habitué à un certain confort dont, en général, le voyageur n'aime guère à se passer. On dépense en moyenne 15 fr. par jour dans les hôtels (v. p. 34), non compris le vin. Le vin ordinaire coûte de 3 à 4 fr. (il y en a bien un dit de Jérusalem du prix de 1 à 2 fr. , mais on n'en trouve pas dans tous les hôtels). On paie de 2 fr. à 2 fr. 50 pour une bouteille de bière anglaise, et le pourboire est d'environ 50 c. par jour. Les dépenses ordinaires d'hôtel sont donc à peu près de 20 fr. par jour ; mais h Jaffa et à Jérusalem, elles se réduisent à la moitié ou au

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