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Grottes sépulcrales et chapelles, avec des peintures

10. La Retraite des apôtres, grotte otl, selon une tradition datant du xvio s. les apôtres se réfugièrent pendant la passion. Au-dessus de l'entrée se trouve une frise divisée en 10 champs. On voit aussi dans le vestibule deux séries de peintures à fresque superposées , 4ui ont l'air récente , avec des monogrammes du nom de J.-C, des croix, etc. La première chambre a servi de chapelle ; il y a des peintures au plafond et sur les murs latéraux. Le grand espace qui est derrière cette chapelle a été sans doute un ermitage. Il y a encore plus loin une chambre avec des tombeaux, et une autre à l'E.

11. Trois groupes de chambres. Au-dessus de l'entrée, une inscription grecque signifiant : «à la sainte Sion» ; ce sont probablement des tombeaux qui appartenaient à l'église de Sion.

12. Montant un peu plus haut, nous arrivons ^ Védiflce du Hakeldama ou du champ du sang, en arabe el^Ferdoûs, le Paradis (pi. 12). Il est situé au milieu des tombeaux, près d'un endroit d'où l'on a extrait de l'argile. On peut d'en haut (E.) voir l'intérieur

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de quelques caveaux. Il y a là une construction de 9 m. de long sur 6 m. de large, dont les voûtes s'élèvent à 10 m. 60 et sont supportées par un solide pilier central. La partie inférieure du bâtiment est taillée dans le roc, la partie supérieure se compose de blocs à arêtes ciselées. Il y a des fours à cercueils dans les parois, et le tout n'est qu'une entrée introduisant dans des grottes sépulcrales. Les portes de ces tombeaux sont en partie obstruées. On voit dans la toiture plate des ouvertures rondes par lesquelles on descendait jadis, comme dans une fosse, les corps au moyen de cordes. Au mur occidental de l'intérieur , se voient des croix et des inscriptions arméniennes.

Le Nouveau Testament ne nous apprend pas où était situé le champ du Hakeldama des Actes des apôtres (i, 19); ce nom existait sans doute avant J.-O. et les récits des chrétiens s'y sont rattachés plus tard. Dans le cours des siècles on a montré ce champ en divers lieux aux enyirons de Jérusalem et l'on y a construit des églises et des couvents. Le Hakeldama a toujours été vénéré par les chrétiens et visité par les pèlerins ; beaucoup aussi y ont été ensevelis ; on croit que le sol y décompose très rapidement les corps.

13^. Grotte que les Grecs appellent Ferdoûi er-roûm^ paradis des Grecs ou grotte du saint géant Onophrius. Ruines.

13^ et c. Tombeaux sans importance.

14. Au N., au-dessous du Hakeldama et à 20 pas de là, deux chambres sépulcrales avec des fours et des auges à cercueils.

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