Autre tombeau sans importance
16. Grotte ayant un étage inférieur dans lequel sont des fours à cercueils. On remarquera le calcaire blanc à veines rouges de la chambre du milieu.
17. Grotte sépulcrale avec de vieilles inscriptions grecques.
18. Plus bas , un tombeau avec une inscription grecque : «Sépulture de la sainte église de Sion pour des défunts de Rome». Double grotte.
19-21. tombeaux sans importance, mais avec des inscriptions çà et là.
22. Tombeau avec une inscription comme au No. 11. Il y a ici une citerne.
23. Grotte à laquelle on monte par dix degrés dans le rocher. Au-dessus de l'entrée de la chambre, une inscription grecque : «Cet excellent monument est le tombeau d'Amarulphe d'Allemagne»,
Vers l'extrémité 0. des anciens tombeaux est un chemin à dr. qui traverse la vallée de Hinnom. Au lieu de monter au N. vers la porte de Sion, nous continuons notre chemin dans la partie supérieure de la vallée.. Le grand Aosptce ^ut/* (maison des Pauvres, pi. f) fondé par Monteflore, présente de ce coté un coup d'œil imposant , quoique les bâtiments soient très peu profonds. Il y a derrière quelques moulins à vent. Au bout de 4 min. environ, lious arrivons, au-dessous de l'angle S.O. de la ville, à un grand
de Jérusalem. BIRKET ES-SOULTAN. Route 4. 245
bassin établi dans la vallée même et qu'on appelle anjourd'hni birket es-Soulf&Hy étang du Sultan. Il a 169 m. de long, du N. au S., et 67 de large. Le mur du N. est ruiné. La profondeur de ce côté, jusqu'au fond sous les décombres, est de 10m. 90; au S., elle atteint 13m. On a utilisé pour ce vaste réservoir le fond de la vallée en y construisant deux fortes murailles en travers et en creusant entre elles jusqu'au rocher. Le fond de la partie inférieure, qui n'a plus d'eau maintenant, est formé par la roche vive; la partie supérieure, à l'O., est maintenant un jardin dont la partie E. sert d'atelier à de pauvres gens occupés à piler des briques et des tessons. Au milieu du pont au S. de l'étang est une vieille fontaine aussi sans eau , mais qui précédemment était alimentée par une branche de l'aqueduc qui partait des réservoirs de Salomon. Ce réservoir date probablement du temps des Juifs. Quelques archéologues pensent que c'est celui qui est désigné par Isaïe (xxii, 9) sous le nom de piscine inférieure. Du temps des Francs on l'appela Germanua , en souvenir du croisé qui retrouva le puits de Job : on le reconstruisit alors et plus tard, vers le milieu du xTi^ s., il fut restauré par le sultan Soliman, ce qui explique son nom actuel. C'est plus tard encore qu'on a voulu voir ici le lieu où David aperçut Bathséba.
Au N. de cet étang l'aqueduc qui vient des réservoirs de Salomon (p. 269), traverse la vallée et passe ensuite au S. De l'endroit où nous sommes, le chemin monte dans la vallée en Ô min. environ à la porte de Jaffa. Au lieu de le suivre, nous pouvons aussi, de l'extrémité S. du bassin, monter (directement à la ville, par le côté E. Le premier bâtiment qui attire nos regards en face de la maison juive des Pauvres, est V école anglaise protestante de l'évéque Gobât (pi. 52), où sont élevés surtout des orphelins arabes. Il y avait là autrefois un vieux bâtiment nommé Bîr el- Yehoûdi (la citerne des Juifs), qu'on a même dit avoir été habité par David ; la partie N. de l'école est bâtie sur un cube de rocher de forme curieuse. Derrière l'école , se trouvent un jardin et le cimetière des protestants anglais et allemands. En 1874, l'Anglais Maudsley flt faire des fouilles et mit à nu l'escarpe de rocher sur lequel reposait jadis la muraille S. de la ville. Au N. de l'école, à TE. du cimetière catholique-grec, le rocher est visiblement abrupt. A l'angle, se trouve une citerne quadrangulaire. Le côté S. du cimetière, dans la direction de l'école , a été entouré par Maudsley d'un mur formé d'anciens matériaux. Ici le rocher fait saillie; une tour s'élevait jadis , sans doute , sur le gros cube de rocher où se trouve le réfectoire de l'école. Derrière ce rocher , sont des citernes. Devant la tour, l'escarpe court à l'O. sur une longueur de 15 m. A l'angle, sont des restes de mangeoires et d'une auge rectangulaire. L'escarpe se prolonge à l'E. du côté du cimetière protestant; à dr., ressaut d'une tour. .On arrive ensuite, au N.E. du cimetière , aux restes d'une troisième tour. Ici se trouve un
246 Route 4. MONT SION. Environ»
escalier tailla dans le roc y composé de 36 degrés , chacan de 30 ceutim. de hauteur, et à côté, un réservoir.
Pour aller de Técole épiscopale au Cénaele (pi. 9), le mieux sera de monter jusqu'à l'angle S.O. du mur de la ville, et de tourner là à dr. Le bâtiment appelé Cénacle est situé an milieu d'un grand assemblage de constructiOQS qui forment une sorte de hameau, que les arabes appellent Nébi-Dâoûd (prophète David). La porte se trouve au N. Autrefois ce lieu appartenait aux chrétiens , il est aujourd'hui entre les mains des musulmans. On y montre la salle où fut instituée Veucharistie. Un gardien musulman (2 à 5 piastres de pourb.) conduit le visiteur dans une pièce du premier étage, I qui faisant jadis partie d'une église , est divisée en deux nefs par I deux colonnes placées au milieu. Elle a de plus des demi-pilastres / encastrés dans les murs avec de bizarres chapiteaux et des voûtes en ogive datant du xit^s. Trois fenêtres donnent sur la cour ; l'une d'elles a été transformée en mihrâb. A Tangle S.O. de la salle,
I un escalier conduit à Tétage inférieur. Ici, an milieu d'une chambre, on montre la place ou était la table (soufra) du Seigneur. Derrière une petite élévation se trouve une pièce latérale où se
1 voit, à travers une grille, un long cercueil couvert, qui est moderne. Ce n'est que le spécimen du vrai cercueil de David qui doit se
f trouver dans les souterrains.
\ L'église du mont de Sion date des premiers temps du christia-
I nisme ; il en est déjà question au iv^ s. et avant la construction de de l'église du St-Sépulcre. Il y avait au temps d'Hélène sur le lieu de l'eflPusion du St-Esprit une église des Apôtres qu'il faut chercher ici et où se trouvait probablement aussi la colonne de la flagellation (p. 209). Ce n'est qu'au tii^ s. que la tradition combina le lieu de la Cène avec celui de la descente du St-Esprit, le texte du Nouveau Testament n'offre sur ce point ni obstacle ni lumière. Plus tard on y plaça encore le lieu de là mort de la Ste Vierge. Du temps des Francs l'église s'appelait Véglise de Sion ou de Ste Marie. L'église des croisés se composait de deux parties superposées. Celle du bas avait 3 absides, un autel à l'endroit où la Vierge était morte et un autre au lieu où était apparu Jésus «en Galilée» ; on montrait de même ici la place de l'ablution des pieds. L'étage supérieur était regardé comme le cénacle proprement dit. Une abbaye d'Augustins se rattachait à l'église de Sion. En 1333 des franciscains vinrent s'y établir, et ce sont eux qui ont donné au bâtiment la forme qu'il a encore aujourd'hui. A côté du couvent s'éleva plus tard un grand hospice fondé en 1354 par une dame de Florence et confié à la garde des frères. Le supérieur des franciscains s'appelle encore aujourd'hui «gardien du mont Sion». Les musulmans ont cherché pendant des siècles et par tous les moyens à se rendre maîtres de ces bâtiments, et dès 1479 ils ne permettaient plus aux pèlerins de visiter le lieu de la descente du St-Esprit, parce qu'ils y vénéraient les tombeaux de David et de Salomon. En 1547, ils avaient
de Jérusalem.