‹ Palestine et SyrieChapitre 8 sur 119 · LETTRES DE CRÉDIT · texte numérisé non relu

LETTRES DE CRÉDIT

tiers, pourvu que Ton profite de l'hospitalité des couvents. Aux dépenses de chaque jour, il faut ajouter les chevaux de louage et le salaire des guides (domestiques de place, qui tous s'appellent drogmans), car 11 n'est pas possible, surtout si Ton ignore la langue du pays, de s'orienter dans les rues tortueuses de Jérusalem et de Damas, bien que les plans qui accompagnent ce volume puissent aider à se tirer d'affaire. Puis viennent les inévitables pourboires (v. p. 32), de sorte qu'il sera bon de ne pas compter moins de 2Ô à 30 fr. par jour pour les trajets de Jaffa à Jérusalem, à Beyroût et à Damas, non compris naturellement les frais de bateau ^ vapeur.

La somme payée au drogman par personne et par jour, quand on voyage avec des tentes, varie de même, selon les exigences et les besoins, et surtout selon le nombre des touristes. Nous avons déjà dit plus haut qu'il est fatigant, coilteux et ennuyeux de voyager seul en Syrie. Dans la saison proprement dite du voyage, vers Pâques, les frais de chaque jour, avec un drogman, une tente, etc., seraient pour une personne de 50 & 60 fr. ; pour deux personnes, de 40 à ÔO chacune -, pour trois , de 35 à 40 ; pour quatre , de 25 à 30 , et pour un plus grand nombre de 20 à 25 , prix pour lesquels il serait entendu que l'on aurait une très bonne table, non compris le vin. Le prix des chevaux de louage a sensiblement varié pendant les huit dernières années. Ces oscillations s'accentuent en raison du nombre plus ou moins grand de voyageurs qu'amènent les bateaux. Le prix dépend aussi de la durée du voyage ; on comptera moins en moyenne pour l'excursion de trois jours à la mer Morte (R. 7) que pour un grand tour à la fin duquel le drogman doit payer le retour des domestiques et des montures. Les excursions à l'E. du Jourdain et à Pétra exigent des déboursés plus considérables, car, suivant la situation politique, le drogman aura à défrayer une escorte plus ou moins forte de soldats ou de bédouins. Souvent les prix se calculent par shellings (1 fr. 25) ; mais il vaut mieux s'en tenir aux francs (v. ci-dessous).

Lettres de cbi^dit. — Au lieu d'emporter de l'argent, on se pourvoira plutôt d'une lettre circulaire de crédit en bonne et due forme , émise par une maison de banque connue et stipulant le paiement en or anglais ou français. Pour la Syrie, elle ne devra dans tous cas être tirée que sur Beyroût et Jérusalem. Les succursales de la Banque Ottomane nommée ci-dessous, et dont le siège principal est à Constantinople, ne paient que si elles sont expressément mentionnées dans la lettre de crédit; il importe, donc, pour s'épargner des difficultés, de prendre à cet égard toutes ses précautions. Le moyen le plus pratique et le plus sûr, c'est une lettre circulaire anglaise , imprimée et contenant une liste d'environ 50 villes dans lesquelles il est facile , en remplissant les formulaires qui y sont joints , de toucher sans perte de temps son argent en livres sterling. Les frais d'une .lettre de ce genre sont de IY2 ^ 272%} outre la différence de cours en Europe.

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