De Hufa (Acre) à Nazareth
a. Route directe, 6 h. On atteint en 30 min. les marais, par la large voie qu'ont établie les ^colons allemands; 7 min. après, un pont ; à 8 min. de là, on se trouve à BUâd ech-Cheikh ; vient ensuite un puits et une descente rocailleuse dans la plaine. Au bout de 40 min., Djîroûn; 35 min. après, le télégraphe. A lô min. de là, on traverse le Kichon (précautions Ij. Au bout de 22 min. on commence à monter doucement; 7 min. après, on laisse à g. le village de Hârithîyé (comp. p. 368). On s'avance pendant 2ô min. à travers des futaies de chênes jusqu' au sommet de la colline que l'on descend au bout de 7 min. £n ô min. on arrive dans la plaine, et l'on atteint Djêda au bout de 30 min. On met 37 min. pour traverser la plaine jusqu'à â^im^né qu'on laisse à g. ; source abondante. Au bout de 23 min., on a à dr. Moudjidil, et ô min. après, on commence à monter. Plus loin, à ô min., on laisse à dr. le chemin de MaHoûl et ô min. ensuite, on atteint la source de MaHoûl. Poursuivant son chemin dans la vallée , on est en 35 min. à la source 'A'in CB-Soufsâfa et eu 8 min. sur la hauteur. Au bout de
GaméUf
CHÉFÂ'AMR. Route 17. 377
15 min., on franchit le bord supérieur de la vallée (à dr. entre des palmiers, un petit village). Du sommet, on jouit d^une belle vue. £n 10 min. , on atteint les premières maisons de Nazareth. 6. Par Chéfa 'Amr et Séfoûrîyé (plus intéressante), 6 i 7 h. — 15 min. après le passage du Kichon (p. 374), soit 45 min. depuis la porte deHaïfa, on quitte la plage et Ton s'avance vers TE. à travers des dunes. A 42 min. de là, les ruines d'un pont; à 8 min. les maisons de Djoudra, environnées de murs, près d'un puits; à dr. dans la plaine, le village de Kefr Tài. 20 min. après, commencent les premières collines à dr. ; à 5 min. , à g. , dans les champs, une petite ruine; près du carrefour qui suit, on monte à dr. dans un vallon verdoyant ; 35 min. après, un chemin arrive de la droite; à 15 min. de là près d'un puits, aboutit à g. le chemin venant d'Acre (p. 378); on atteint en 15 min. le village élevé de
Chéf& 'Amr.
Les géographes arabes indiquent ce village sous le nom de ChéfaWam. Peut-être ce n^est qu'Hun ancien mot hébreu Kephraïm (double village) ; suivant Ëusèbe, il doit y avoir eu un endroit de ce nom à 6 milles au 17. de Legio. Les tombeaux creusés dans le rocher témoignent d'une haute antiquité. Le village a près de 700k) habitants, Musulmans, Chrétiens , Druses et Juifs , et un couvent latin de nonnes , vis-à-vis duquel se trouve la maison du prêtre latin. L'édifice le plus intéressant est rancien chûtetiUj qui domine le village. L''entrée est du côté S. ^ c'est la façade N. qui est la mieux conservée. C'était un grand château à murs t!pais, bâti, dit-on, par un certain 'Âmr (ou par l'usurpateur Zâhir el- ^Vmr, mentionné p. 376). Y&koût dit que Saladin aurait eu ici un camp pour inquiéter les Francs qui' assiégeaient Acre. A Vi d'h. du village se trouvent sur une colline , sur la pente de laquelle il y a beaucoup de citernes et de grottes, ce qu'on nomme bawdj (tour) et les ruines d'un château du moyen âge à murs épais. En haut, jolie vue sur les environs verdoyants et sur les hauteurs boisées qui descendent vers la plaine ^ dans le lointain, le Carmel et Haïfa.
De Chéfâ 'Amr on poursuit vers l'E. la crête de la montagne. 15 min. après, on descend dans un vallon et 15 min. plus loin, on laisse un chemin à dr. Les chaînes que Ton franchit ou près desquelles on passe ont des pentes douces et boisées. 30 min. après, beau coup d'œil à g. sur la plaine de Battaouf, Cette plaine fertile (fond basaltique) qui se ramifie çà et là dans les montagnes, est l'ancienne plaine de Zahulon; car c'est ici que cette tribu était établie. Les Grecs et les Romains l'appelaient Asokhis. On se dirige ensuite à dr. dans un petit vallon où l'on voit quelques gros chênes isolés. 45 min. après, laisser la route à dr. et prendre à g. du côté de Séfoûrîyé; on atteint la hauteur en 10 min.
Détails historiques. Séfoûrîyé est le Sepphoris de Joaëphe et le Sippori des Rabbins ; les Romains l'appelaient Diocaesarea. Cette ville, conquise par Hérode le 6r., fut rebâtie par Hérode Antipas, et devint la place la plus grande et la plus forte de la Galilée. Sepphoris fut brûlé par les Arabes auxiliaires de Varus^ les 5 conseils de Oabinins y siégèrent plus tard. Vers l'an 180 ap. J.-Chr., le rabbin Juda Nasi y transporta le grand sanhédrin. La ville fut ensuite la résidence d'un évoque (Palaestina secunda). Sepphoris fut détruit en 3^, à la suite d'^un soulèvement, que les Juifs, toujours nombreux dans la ville, excitèrent contre les Romains. A la fin du vi« s. s'élevait une basilique sur le lieu où Marie reçut la salutation de'l'ange. Cet endroit est de nouveau men-
378 ^Boute 17. SÉFOÛRÎYÉ.
tionné dans Tliistoire des croisades. Au S. de SeppboriS) sur la route de Nazareth , plusieurs sources abondantes , qui ^ en hiver, font même tourner des moulins. Les armées se rassemblèrent souvent dans ce lieu^ ainsi les croisés avant la bataille de Hattîn. Ce n^est qu''au temps des croisés que s'établit définitivement la tradition, d'après laquelle Sepphoris aurait été le séjour de Joachim et d'Anna, les parents de Marie. Dans les derniers siècles existait encore ici un édifice dit «le beau castel».
Le village actuel est sur le versant S.O. de la colline. Au N. du Tillage, les ruines de M église des Croisés^ sur l'emplacement où auraient habita, dit-on, les saints personnages mentionnés cidessus. L'église était à 3 nefs ; on ne voit plus que l'abside principale et l'abside latérale du N. Les piliers latéraux, qui supportent les arceaux, étaient à 5 membrures ; vers le N. et le S. se voit encore une petite fenêtre oblique. Devant l'église, une grande colonne gît sur le sol. Pour arriver de l'église sur la hauteur où s'élevait le château^ on se tient un peu sur la dr. Le portail du château, tourné au S., est bien conservé. Les arcs à plein cintre et les rosettes nous indiquent qu'il remonte au temps des croisades. Mais les assises inférieures de grand appareil , qui ont servi à la construction de ce castel qui mesure environ 16m. de côté, sont à refends et datent sans doute de l'époque romano-juive. Les murs sont très épais. Un escalier endommagé nous fait monter, à l'inté-' rieur, dans un espace à voûtes en ogives et à petites fenêtres. Magnifique vue sur les environs couverts de verdure. Il y a près de Séfoûrîyé de vastes et anciens réservoirs ainsi qu'un aqueduc.
De Séfoûrîyé le chemin de Nazareth conduit versle S., en 15 min., dans un vallon. 30 min, après, on voit à g. le village de cr-Béiné, et l'on arrive près du ouéli d'/«wia'în (Ismaël) sur la hauteur d'où s'aperçoit la plaine d'Esdrelon (p. 363). Nazareth^ que l'on atteint en 10 min., est dans un bassin passablement verdoyant.
D'AcBB À Nazabeth (6 h. ^/z). Traverser la plaine au S.E., en laissant à g. la route de Safed, et à dr. celle de Haïfa. 1 h. 40 min. après, on passe le Ifahr NaFmân (p. 374), et on laisse' à dr. le Tell el-Courdâni. D'ici en 1 h. 55 min. à Ch^fâ 'Amv (p. 377).
D'Acre à Nazareth^ ou si l'on veut à Séfoûrîyé, Robinson indique le chemin suivant (8 h. V,)) n^a,is pour lequel il faut un guide. En 1 h. 45 min. à Tell Kichon ; on voit au S. Tell Da^oûc, Tell Courdâni et le village de Ché/â ^Amr; on est en 30 min. à Bir Ttré^ au N. du village de Tiré. 30 min. après, on se trouve en face de Toumra, et la montée commence peu à peu. Au bout de 35 min., on a de la première hauteur un magnifique coup d'œil en arrière. On arrive en 20 min. sur un plateau fertile, et 25 min. après au village de Côkeb, situé sur une colline au S.E. de ce plateau. On aperçoit plus loin au S.Ë. le Ouéli qui est au delà de Nazareth; à l'E., Djéfat (v. ci-dessous). De Côkeb descendre dans la belle vallée, couverte d'oliviers, qui est au N. et à l'E. du village: c'est le commencement du Ouâdi 'Abilin, Monter ensuite une courte vailee latérale, passer dans un autre vallon, après avoir traversé une crête, et l'on avrive en 45 min. au Tell Djéfàt. La colline est élevée et arrondie; elle n'est unie aux montagnes du N. que par une crête basse, quoiqu'elle soit presque entièrement entourée de montagnes. Sur la partie 'S. de la crête, les restes d'un village. La colline même ne se compose à son sommet que de rochers nus et plats; il s'y trouve quelques citernes, et autour du Tell, peu au-dessous de la cime, de nombreuses grottes, excepté au N. Nulle parties restes de murs.
NAZARETH. Route 18. 379
Détails historiques. Sur le Tell Djéfât s''élev&it la forteresse de Joiapata^ que Thistorien Josèphe, fgénéral juif, défendit longtemps contre Vespasien; il fut obligé a la Un de capituler. Il exagère dans la description de ce lieu; les précipices qui entourent les collines, ne sont nulle part aussi profonds qu'il le dit; mais son récit est très exact sur les autres points. ïl avait fait enceindre d'un mur la colline du N., le seul endroit accessible pour pénétrer dans la ville; mais comme on n'avait que des citernes, le manque d'eau rendit la position intenable.
De Djéfât on descend, sans suivre de chemin tracé, la vallée Ë. et l'on arrive en 40 min. aux ruines de Kântt el-Djélîl; c'est, suivant la tradition, le Cana, où se passa le fait raconté par Jean ii, 11 (comp. p. %7); Vathanaël en était originaire. Robinson alla d'ici en 40 min. 8.0. à Ke/r Menda^ et en 1 b. Ys, par la plaine à Séfoûrîyé. Il est certain qu'on peut aussi, de Kânet el-Djélîl, traverser la plaine obliquement et raccourcir ainsi son chemin d'une 1/2 h. On voit à g. sur la pente de la montagne le village de Roummâné., l'ancien Rimmoti de la tribu de Zabulon (Jos. xix, 13). Le village de Roûmé (le Roma des Croisés) qui se trouve sur le chemin direct, est aussi mentionné par Josèphe.