‹ PalestineChapitre 12 sur 98 · EnVHiO.NS de JÉni'SAI.E.M · texte numérisé non relu

EnVHiO.NS de JÉni'SAI.E.M

A l'orient se présente la montagne des Oliriers, qui .s'étend le long de la vallée de Josaphat. Elle a trois sommets ; celui du nord est le plus élevé ^, on y voit les ruines d'une tour. Sur le sommet du milieu est la chapelle de l'Ascension; au même endroit l'impératrice Hélène avait fait bâtir une magnilique église; car ce fut laque, selon la tradition chrétienne , eut lieu l'ascension de Jésus. Dans la chapelle on montre encore aux crédules pèlerins la trace de son pied gauche. Le sommet occidental s'appelle la montagne du Scandale (nions offensionis), à

' IliniTairc de Paris à Jérusalem , Introduction, secoqd mémoire.

' M. Scliolz , professeur i» l'université de Bonn, cjui a fuit le voyage de Jérusalem, a publie sur cesujet une "dissertation intitulée : Commentalio de Colguthœ et sanctissimi D. y. J. C. sepufcri situ. Bonn.-e, 1825.

' Tout ri-eennnent, M. Scliul)ert, voyageur bavarois, a mesuré les hauteurs de la'Palestine. Selon lui, la montagne des Oliviers est élevée de 2ûh:, pieds au-dessus de la mer, le Sion de i23«i pieds.

cause du ruile idohllrc qu'y célébra le roi Saloujon. — Du haut de la montagne des Oliviers on a une vuu magnilifjue. A l'orieiit s'ctend la plaine de Jcriclio, à travers laquelle ou voit couler le Jourdain et se verser dans la mer Morte; à l'occident ou voit la ville et au delà on a|)erroit la Judée, jusque dans les enviroiuj de la ÎMéditerranée ; au nord la ww s'étend au delà des monts Kbal et Garizim , et au midi jusqu'à lîethléhom et llébron.

Au pied de la montagne, du côté de la ville, on trouve au nord, presque à la naissance du torrent do Kidrou, le jardin des Oliviers, connu dans i'Kvangile sous le nom de Cet/iscmani (pressoir d'huile) , maintenant Djesmaniyyé. On y arrive de la villa , en sortant par la porte Saint-Ktienne, et en passant sur un pont du Kidron.

Le jardin appartient aux Pères latins du couvent Sau-Salvador ; lia environ IGO pieds carrés, et ou y trouve eiicore huit gros oliviers, que l'on croit très-anciens. Au nord du jardin , on montre dans une chapelle souterraine le prétendu sépulcre de Marie, mère de Jésus. On y descend par 47 marches de marbre. Arrivé au milieu de l'escalier, on trouve d'un côté le tombeau de Joachim et d'Anne, parents de Marie , et de l'autre côté celui de Joseph , son mari. Toutes les sectes chrétiennes et même les musulmans ont des oratoires dans cette chapelle. — De Gethsemani jusqu'au village de Siloan, situé au S. O. de la montagne des Oliviers, s'étend la vallée de Josaphat. Là se trouvent les tombeaux des juifs. Voici ce qu'en dit M. de Chateaubriand : « Les pierres du cimetière des Juifs se montrent comme un amas de débris au pied de la montagne du Scandale , sous le village arabe de Siloan : on a peine à distinguer les masures de ce village des sépulcres dont elles sont environnées. Trois monuments antiques, les tombeaux de Zacharie, de Josaphat ctd'Absalon, se font remarquer dans ce champ de destruction. A la tristesse de Jérusalem, dont il ne s'élève

L'UNIVERS

aucune fumée, dont il ne sort aucun bruit; à la solitude des montagnes, où l'on n'aperçoit pas uu être vivant; au désordre de toutes ces tombes fracassées, brisées, demi-ouvertes, on dirait que la trompette du jugement s'est déjà fait entendre, et que les morts vont se lever dans la vallée de Josaphat. « En face du village de Siloan, au pied du Moria, est la fontaine dite de Marie. C'est peut-être la même qui , dans la Bible, est appelée la fontaine Roghel ou du foulon (Jos. 15, 7). Entre le Sion et le Moria , là où la vallée de Josaphat vient se joindre à la valléedeHinnôm,setrouvelasourcede Siloé, qui jaillit d'une roche calcaire (voy.pl. 25). C'est la seule source d'eau vive que possède la ville de Jérusalem ; ses eaux se divisent en deux branches et forment deux étangs , qui existaient déjà du temps d'Isaïe , et qui servaient alors comme aujourd'hui à laver le linge. L'un est appelé par Isaïe V étang supér'mir (ch. 7, v. 3), l'autre Y étang inférieur (ch. 22 , v. 9); le premier, qui arrosait les jardins royaux , est appelé l'étang royal ( Néhém. 2, 14). Toutes les fois que Jérusalem était menacée d'un siège , on détournait l'eau de Siloé et on bouchait la source, de sorte que la ville était toujours suffisamment pourvue d'eau , tandis que les assiégeants en manquaient. Ce moyen fut également employé par Hiskia'(ou Ézéchias) lors du siège des Assyriens, et à l'époque des croisades. Saladin força par là Richard Cœur de lion de renoncer au siège de Jérusalem •. Prés de là on montre, à côté d'un mûrier blanc, l'endroit du chêne Hogheloii, selon la tradition, Isaïe fut scié eu deux, par ordre du roi Manassé, et où il fut enterré.

Au midi du Sion, au delà de la vallée de Uinnôm, on montre Hakel-dama ou le Champ du sang, acheté des trente, pièces d'argent de Judas. Derrière ce champ s'élève le mont du Mauvais conseil. Cette montagne paraît cire

' ' Voy. Barhebrœi CAroHJco/i syriacum, p.

celle que Clarke prend pour le véritable Sion. Il trouva dans sa paroi septentrionale beaucoup de tombeaux taillés dans le roc, et qui en partie portent l'inscription grecque xr? à-^iaç

Dans le vallon à l'ouest de la ville, appelé Guihôn, on trouve une piscine portant le même nom; elle est presque à sec et on ne voit pas de source dans ses environs, ce qui peut faire supposer qu'elle était destinée à recevoir les eaux de pluie descendant des hauteurs voisines. En tournant de là au nord de la ville , on rencontre, avant d'arriver à la porte de Damas, une grotte dans laquelle, dit-on, Jérémie composa ses lamentations.

Elle a environ 30 pieds en long et en large et 40 pieds de profondeur. Le toit est soutenu par deux colonnes. Il ne faut pas la confondre avec une fosse qui se trouve plus à l'est et qu'on appelle la prison de Jérémie.

A trois ou quatre portées de fusil de la grotte, on trouve un des plus beaux monuments d'architecture ancienne; c'est celui qu'on appelle les Sépulcres des rois. 11 ne faut pas penser ici aux tombeaux des rois de Juda ; car nous savons par la Bible que c^ tombeaux se trouvaient sur fè mont Sion. D'ailleurs on reconnaît dans les ornements l'art grec. Pococke et Clarke ont pris les Sépulcres des rois pour le monument d'Hélène, reine d'Adiabène , dont parle Josèphe; mais cet écrivain, en faisant la description de la troisième muraille de Jérusalem , distingue expressément le monument d'Hélène des grottes royales, qui sont, sansaucundoute,lessépulcres en question. Ce qu'il y a de plus probable, c'est que ces sépulcres datent des derniers rois de la Judée, successeurs d'Hérode. Nous reproduisons ici la description qu'en adonnée M. de Chateaubriand :

« En sortant de Jérusalem par la porte d'Éphraïm, on marche pendant un demi-mille sur le plateau d'un rocher rougeàtre où croissent quelques oliviers. On rencontre ensuite au milieu d'un champ une excavation assez

t'ALESTINK.

sombhible aux travaux abamlonués (l'uuo ancienne carrière, lin ciiemin large et en i)eiite douce vous conduit au fond de cette excavation , où l'on entre par une arcade. On se trouve alors au inilitu d'une salie découverte taillée dans le roc. Cette salle a trente pieds de lonti;sur trente pieds de large, et les parois du rocher peuvent avoir douze à quinze nieds d'élévation.

» Au centre de la muraille du midi , vous apercevez une grande porte carrée , d'ordre doritjue, creusée de plusieuis [)ieds de jjrotbndeur dans le roc. Une frise un peu capricieuse, mais d'une délicatesse exquise, est sculptée au-dessus de la porte : c'est d'abord un triglyphe, suivi d'inie niélopeornée d'un simple anneau ; ensuite vient une grappe de raisin entre deux couronnes et deux palmes. Le trigly-, phe se représente, et la ligne se reproduisait sans (loute de la môme manière le long du rocher; mais elle est actuellement effacée. A dix-huit pouces de cette frise règne un feuillage entremêlé de pommes de pin et d'un autre fruit que je n'ai pu reconnaître, mais qui ressemble à un petit citron d'Egypte. Cette dernière décoration suivait parallèlement la frise, et descendaît ensuite perpendiculairement le long des deux côtés de la porte.

« Dans l'enfoncement et dans l'angle à gauche de cette grande porte s'ouvre un canal où l'on marchait autrefois debout, mais où l'on se glisse aujourd'hui en rampant. Il aboutit par une pente assez roide, ainsi que dans la grande pyramide, à une chambre carrée, creusée dans le roc avec le marteauetle ciseau. Des trous de sixpieds de long sur trois pieds de large sont pratiqués dans les murailles, ou plutôt dans les parois de cette chambre, pour y placer des cercueils. Trois portes vodtées conduisent de cette première chambre dans les autres d.meuressépulcralesd'inégalegrahdeur, toutes formées dans leroc vif, etdont il est difficile de comprendre le de;> sin, surtout à la lueur des nambeauv.

Une de ces grolles, plus basse que les autres et où l'on descend par six de-

grés , semble avoir renfermé les principaux cercueils. Ceux-ci étaient généralement disposés de la manière suivante : le plus considérable était au fond de la grotte, en face de la porte d'entrée, dans la niche ou dans l'étui qu'on lui avait préparé; des deux côtés de la porte deux petites voûtes étaient réservées pour les morts les moins illustres, et connue pour les gardes de ces rois, qui n'avaient plus besoin de leur secours. Les cercueils dont on ne voit que les fragments, étaient de pierre, et ornés d'élégantes arabesques.

« Ce qu'on admire le plus dans ces tombeaux, ce sont les portes de ces chambres sépulcrales; elles sont de la même pierre que la grotte, ainsi que les gonds et les pivots sur lesquels elles tournent. Presque tous les voyageurs ont cru qu'elles avaient été taillées dans le roc même ; mais cela est visiblement impossible, connue le prouve très-bien le P. Nau. ïhévenot assure « qu'en grattant un peu la poussière « on aperçoit la jointure des pierres, « qui y ont été mises après que les « portés ont été posées avec leurs pi- « vots dans les trous. » .T'ai cependant gratté la poussière et je n'ai point vu ces marques au bas de la seule porte qui reste debout : toutes les autres sont brisées et jetées en dedans des grottes- «

En allartt un peu au nord-ouest on trouve d'autres tombeaux qu'on donn(î pour ceux di'sjufjes d' Israël. On p-rétend qiieOthniel, Gédéon, Samson, Jephta, et d'autres anciens liéros d'Israël y sont enterrés. Maintenant ces tombeaux offrent souvent une retraite aux bergers '.

Avant de quitter .Jérusalem pour continuer notre voyage vers le midi , nous ferons encore une excursion à Jiethphage et liethania, villages célèbres daiis les Évangiles, et qui étaient situés à lest de la montagne des Oliviers , sur la route de .Téricho. Ce fut à lîetbphnsie que Jésus Ut chercher l'àne sur letpiel il lit son entrée à Jérusa

' Voy. Ouaii'Sin. Llur.iJat. l. II, \> lia-

L'UNIVERS

lem. Depuis longtemps il n'existe plus de trace de ce village; Quaresinius dit et. n, p. 335) que de son temps on montrait encore l'endroit où il était situé.

Bethania est à environ trois quarts de lieue de Jérusalem; là demeura Lazare avec ses sœurs Marie et Marthe, et Jésus y passait souvent les nuits, dans les derniers temps de sa vie, lorsqu'il ne se croyait plus en sûreté à Jérusalem. Maintenant Béthanie est un petit village de la plus misérable apparence. On y trouve quelques familles arabes, dontlescliefs mettent à proGt la crédulité des pèlerins chrétiens, en leur faisant montrer, pour une rétribution , la maison de Lazare et son tombeau taillé dans le roc. A côté de ce tombeau se trouve une mosquée.

Le premier endroit qui au S. E. de Jérusalem attire notre attention , est la petite ville de

Bethléhem, de la plus haute antiquité ; elle avait porté d'abord le nom àEphratha '. La vallée de Rephaïm la sépare de Jérusalem, dont elle est éloignée à peine de deux lieues. Elle est assise sur une hauteur dans un paysdecoteaux et de vallons, et Volney nous assure que c'est le meilleur sol de ces cantons ; les fruits , les vignes , les olives, les sésames y réussissent très-bien. C'est de là, sans doute, qu'elle portait le nom d'Ephratha qui signille fer lllité. M. de Chateaubriand dit pourtant n'avoir point remarqué dans la vallée de Bethléhem la fécondité qu'on lui attribue. Bethléhem, qui a toujours été une des plus petites villes de la Judée, est célèbre cependant dans l'Ancien Testament, comme lieu de naissance de David, et, dans le Nouveau, comme celui de Jésus.

Maintenant Bethléhem est un village qui a environ cent maisons, habitées par quelques centaines de familles, pour la plupart chrétiennes. On y voit peu de Mahométans et point de Juifs.

DéjàauXIFsiècleBenjamindeTudèle D'y trouva que douze Juifs qui exer-

' Genèse, 35, I9.

çaient la profession de teinturiers.

Voiney trouva à Bethléhem 600 hommes capables de porter le fusil dans l'occasion. « De ces 600 hommes, dit- « il, on en compte une centaine de « chrétiens latins, qui ont un curé « dépendant du grand couvent de Jé- « rusalem. Ci-devant ils étaient uni- « quement livrés à la fabrique des cha- « pelets; mais les RR. PP. neconsom- <> niant pas tout ce qu'ils pouvaient « fournir, ils ont repris le travail de « la terre. » A l'est du village, à deux cents pas de distance, se trouve sur une hauteur le couvent latin qui, par une cour fermée de hautes murailles, tient a la célèbre église de la Nativité ou de Maria de prsesepio (Notre- Dame de la Crèche). Cette égUse fut fondée par l'impératrice Hélène à l'endroit où, selon la tradition, naquit Jésus. Elle fut souvent détruite et a été nouvellement restaurée , et l'architecture grecque qu'on y reconnaît encore se mêle aujourd'hui aux différentes parties ajoutées par les princes chrétiens. Le géographe «irabe Edrisi dit (p. 346) qu'elle est belle, solide , vaste , et ornée à tel point qu'il n'est pas possible d'en voir qui lui soit comparable. On en trouve la dgscrip^ tion dans ITtinéraire de M. de Chateaubriand. Des deux côtés de l'autel il y a deux escaliers tournants ayant chacun 1 5 degrés , par lesquels on descend à la grotte où Jésus vit le jour; elle occupe l'emplacementdel'étable et de la crèche. Selon M. de Chateaubriand, elle a 37 pieds et demi de long, onze pieds trois pouces de large, et neuf pieds de haut. Elle est taillée dans le roc; les parois de ce roc sont revêtues de marbre, et le pavé delà grotte est également d'un marbre précieux. Trente-deux lampes éclairent cette grotte. La place qu'on donne pour celle de la naissance de Jésus est du côté de Torient; elle est marquée par un marbre blanc entouré d'u/i cercle d'argent radié en forme de soleil. A l'entour on lit cette inscription : Hic de virgine Maria Jésus Christus natus est. La crèche se trouve à sept pas de là vers le midi.

On va in^iiu' jiis(iu";i nioiilivr, a tJtiix pas de la iTt'clie, la place où Marie doit assise lorsqu'elle présent;! reniant aux adorations des niâmes; ou y a élevé un autel. Knlin on montre au pèlerin une chapelle souterraine où la tradition place la sépulture des enfants massacrés par ordre d'Herode, et près de là on voit la i,Motte de saint .lérôtne, avec son tombeau et ceux de sainte Paule et de sainte Kiistochie. A côté de l'église, au midi , est le couvent des Grecs, et, à l'ouest de ce dernier, celui des Arméniens.

A une demi-lieue de Bethléliem , au N. O., on montre le tombeau de Rachel, épouse du patriarche Jacob. On lit dans la Genèse (3.S, 20^ que Jacob y éleva un monument. Benjamin de ïudele et le rabbin Pétachia y trouvèrent un monument composé de onze pierres, selon le nombre des onze* lils de Jacob «; il était surmonté d'un dôme qui reposait sur quatre colonnes. Edrisi dit : « Sur ce tombeau sont douze pierres placées debout; il est surmonte d'un dôme construit en pierres. » Le monument qu'on y voit maintenant n'est plus le même; c'est un petit edilice carré de fabrique tur- (jue, surmontéd'un petit dôme. L'abbé i\Iariti croit qu'il ne date que de 1079.

Au midi de Bethléhem, un chemin pierreux d'environ une lieue conduit à trois réservoirs d'eau qui sont d'une haute antiquité et qu'on fait même remonter jusqu'à Salomon. Ils sont placés sur une pente; le plus élevé verse son eau dans le deuxième, d'où elle coule dans le plus bas. Selon Ricbardson,le premier a 480 pieds de loniî , le deuxième Goo , et le troisième 660; leur largeur est de 270 pieds; ils sont taillés dans le roc, d'une forme carrée, et ils avaient en haut un encadrement de pierre, comme l'a observé l'abbé .Mariti. Le premier de ces réservoirs reçoit son eau d'une fontaine qui en est éloignée d'environ 140 pas, et qu'on appelle la fontaine

» Car Bfiijamin, ajoute Pétachia, n'était pas encore ne, etcHnelulqu'wi mourant que h.i incre lui donna le jour (voy. Nouveau journal asialiifue, novembre wil , p. 396).

.scellie, par allusion à un passage du i'unti(jue (tes cantiques [À , 12). Les Arabes l'appellent plus conununément Hàs-el-Ain (tète de la source). A côté des réservoirs est un aqueducconstruit en briques, par lequel una partie de l'eau de la fontaine scellée était conduite à Jérusalem. Maintenant il se trouve en fort mouvais état ; mais il est très-intéressant pour l'archéologue a qui il présente, ainsi que les réservoirs, un véritable monument hébraïque. l^:i fontaine scellée ne coule plus avec abondance; aussi les réservoirs sont-ils presque à sec. Autrefois ils arrosaient le vallon qui se trouve près de là et qu'on appelle \e jardin fermé de Salomon (Cantique, 4, 12), sans doute parce qu'il est entouré de collines.

Au S. E. de Bethléhem, à la distance de six milles romains, était située la ville de

Thecoa, patrie du prophète Amos.

Dans ces environs se trouve \d.montayne des Francs , sur laquelle on voit les ruines d'un château du temps des croisades.

Hebbôn, situé à 5 lieues au sud de Bethléhem, est une des villes les plus ancieimes du pays de (ianaan.

Selon le livre des îNombres (13, 22) elle fut bâtie sept ans avant Soan ou Tanis en Egypte. Son nom primitif était Kinath-Arba (ville d'Arba) '.

Abraliam s'établit sur le territoire de llebrôn, dans le bois de Mamré (Genèse, 13, 18); il y acheta un caveau, appelé la caverne double, où il enterra sa fennne Sara. Plus tard il y fut enterré lui-même, ainsi que son lils Isaac avec sa femme Rebecca, et Jacob avec sa femme Léa '. Du temps deJosué, Iloham, roi de llebrôn, fut fait prisonnier et mis à mort par les Hébreux. llebrôn avec son territoire fut donné à Caleb, qui lit valoir une

' Elle fut fondée probablement par Jrba , père des Aiutltlm , anciens habitants de ces cxjntrées (voy. Josué, ch. M , v. 15, et ch. 21,

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