V. II
• Du temps de Josèplic on voyait encore 11* niununienU des patriarches cnheau niar- Itrcet construits avec «'lésancc. A'oy. Guerre lies Juifs, 1. IV , eh. ;> , j^ "
L'LLMVERS.
promesse de Moïse i mais bientôt la ville fut donnée aux Lévites de la famille de Kehath, et elle devint une des six villes-asiles. David y avait sa résidence jusquà la conquête du fort de Sion. INous trouvons Hebrôn parmi les villes où les Juifs s'établirent de nouveau aj)rès l'exil ; mais il paraît que plus tard les Iduméens s'en emparèreiit, car ils en furent chassés par Judas Maccabée (I Macc. 5, (55). Occupée par les Romains, elle leur fut arrachée par Simon iiis de Gioras , un des chefs de l'insurrection; mais le général romain Céréalis la prit d'assaut, tua la garnison juive et brûla la ville. Pendant les croisades Hebrôn était un évêché, et portait le nom de Saint- Abraham, en l'honneur du patriarche qui y avait demeuré. Benjamin (le ïudèlè dit que l'église de Saint- Abraham, bâtie sur le tombeau des patriarches, avait été une synagogue sous la domination musulmane. Maintenant il y a là une mosquée appelée Mesdjed-al-K halil en l'honneur d'Abraham, que les musulmans surnomment Jl-KhaHl ou [ami (de Dieu).
Ils donnent ce dernier nom à la ville elle même, quoiqu'ils l'appellent aussi par son ancien nom, qu'ils prononcent Habroini. IMaintenant Hebrôn a 400 maisons; les habitants sont musulmans, ou ne trouve parmi eux qu'un petit nombre de Juifs. Voici la description de Volney (Voyage, t. II, à la fln du ch. 6) : '<■' Ilabroun est assis au " pied d'une élévation sur laquelle sont '•■ de mauvaises masures, restes infor- « mes d'un ancien château. Le pays « des environs est une espèce de bas- « sin oblong, de cinq à six lieues d'é- « tendue, assez agréablement parsemé « de collines rocailleuses, de bosquets « de sapins, de chênes avortés et de « quelques plantations d'oliviers et de
« vignes Les paysans cultivent
« encore du coton, que leurs femmes « filent , et qui se débite à Jérusalem " et à Gaze. Ils y joignent quelques « fabriques de savon, dont la soude « leur est fournie par les Bédouins , et « une verrerie fort ancienne , la seule '< qui existe en Syrie : il en sort une
« grande quantité d'anneaux colorés n de l)racelets pour les poignets, pout « les jambes , pour les bras au-dessus « du coude, et diverses autres baga- « telles que l'on envoie jusqu'à Cons- « tantinople. Au moyen de ces biun- « ches d'industrie, Habroun est le « plus puissant village de ces can- « tons. » Outre le tombeau des patriarches, qui se trouve sous la mosquée, et qui est inaccessible aux Juifs et aux Chrétiens, on montre à Hebrôn le tombeau d'Isaï (Jessé), père de David , et celui d'Abner, général de Saùl. Au midi de la ville, Troilo trouva, en 1666, une ancienne piscine ayant 66 pieds de long et deux fois autant de large; on y descendait par quatre escaliers en pierre, ayant chacun 40 degrés. Une piscine' de Hebrôn est mentionnée dans le deuxième livre de Samuel (4, 12). Dans les environs de Hebrôn était située la ville de Debir , anciennement Kiriath-Sépher (ville des livres).
BEERScaÉBA ou Bersaba était la ville la plus méridionale de la -^udée et de tout le pays des Hébreux ; c'est pourquoi on dit souvent dans la Bible : de Dàn à Bersaba, pour désigner tout le pays du nord au midi. L| nom*^ signifie, selon la Genèse (21 , .31 ), puits du serment; ce fut Abraham qui nomma ainsi cet endroit, à cause du serment d'alliance qui y eut lieu ejitre lui et Abimélech, roi des Philistins. Isous voyons par deux passages du prophète Amos (5, 5 et 8, 14) que de son temps un culte idolâtre avait été établi à Bersaba. La ville existait encore du temps d'Eusèbe et de saint Jérôme; elle était alors occupée par une garnison romaine. Seetzen y trouva encore un village qui porte le nom de IJir-sabea.