résumé de la doctrine et des lois de Moïse
Dès les premiers moments de sa mission, Moïse se présenta au nom de VÉtre absolu et universel. Dieu d'Abraham , disaac et de Jacob ; ce sont les traditions des aïeux qu'il veut rappeler à la race dégénérée des Hébreux, et c'est à ces tradition spiiM'tualisées et développées qu il veut rattacher sa doctrine et sa législation. L'une et l'autre sont comprises sous le nom de Thorah, dont le sens primitif signifie enseignement. ^De la doctrine émane la loi morale , religieuse et sociale; c'est Dieu lui-même qui est le roi et le législateur du peuple hébreu, et toute infraction aux lois, quelles qu'elles puissent être, est une offense envers la Divinité. La morale ressort plus directement de la doctrine sur Dieu et sur l'homme; car elle est fondée sur la connaissance que l'homme doit avoir de la Divinité et sur l'amour qu'il doit lui porter et qu'il manifeste en tâchant de l'imiter et de s'identifier avec elle. La loi religieuse renfermée dans le culte et lés observances cérémonielles est le sim-
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bole extérieur (le In doctrine et, pour ainsi dire, le drapeau (|iii distinj^ue le peuple du roi-Dieu. Tel est son sens |)riinilif , quoi(iu'elle ait ra et la , dans ses détails, un hut particulier que nous ferons remarquer. La loi sociale, adaptée aux localités, au caractère du peuple et en partie à ses antiques usages, est basée sur le respect de la dij^nité humaine et sur le principe d'égalité absolue; elle a pour fondement l'agriculture et les lois agraires qui devaient servir à maintenir l'équilibre dans les tribus et dans les familles et empêcher la formation de certaines classes privilégiées. Nous diviserons ainsi la Thorah de Moïse en trois parties principales, savoir:
1° Doctrine et morale; 2° Culte et lois cérémonielles; 3° Loi sociale. La première partie n'a d'autres sources que les inspirations de Moïse et les traditions des Hébreux; quant au culte et aux institutions sociales, il n'est pas impossible que IMoïse ait puisé quelquefois à des sources étrangères , et il est même probable qu'il a eu égard aux institutions des peuples voisins, tantôt pour respecter certains préjugés inoffensifs qu'il n'était pas encore temps de détruire, tantôt pour garantir son peuple du contact de certains usages païens qui étaient en opposition avec la doctrine d'un monothéisme pur. L'antiquité païenne peut donc répandre quelque lumière sur une partie de la loi mosaïque.