V- Aram, la Syrie et la Mésopotamie
Comme colonies araméennes on nomme : Ous, limitrophe d'Edom (Lament. 4, 21), probablement {''Aisitison Ausitis de Ptolémée (V, 19), située dans l'Arabie déserte, vers la Babylouie; ensuite Houl , Gatlier et Mâs , peuplades inconnues et sur lesquelles on n'a fait que de vagues conjectures que nous ne pouvons rapporter ici.
Le tableau des Sémites peut se coni-
{)léter par quelques autres tables généaogiques renfermées dans la Genèse; nous V trouvons le tableau des fils deNanor, frère d'Abraham (ch. 22, V. 21— 24) , celui des fils d'Abraham et de Retoura ( ch. 25 , v. 2—4 ) , des
' Voy. Rosenmuller, Bihl. Géographie, t. m, p. I7i.
' Voy. I. c. p. 157.
28* Livraison. (Palestine.)
fils d'Ismaël (ib. v. 13—15), des fils d'Ésaii et des rois d'Édom (ch. 3G).
Les limites qui nous sont imposées ne nous permettent pas d'exposer les détails de ces difiérents tableaux, qui nous présentent le résumé des connaissances géographiques et historiques des anciens Hébreux.
Au reste, il ne peut être question d'une science historique chez des Hébreux. Dans l'histoire nationale ellemême , les faits se présentaient souvent sous le voile du merveilleux.
Ceux qui écrivaient l'histoire ne cherchaient pas à distinguer les faits réels d'avec les traditions poétique-s et mythiques ; leur but principal était de faire voir dans les faits la révélation perpétuelle de Jéhova et son intervention immédiate dans les destinées d'Israël. Ils n'ont aucune chronologie réelle , aucune ère constante, et de là naissent pour nous tant de doutes et l'impossibilité de donner une chronologie exacte de l'histoire des Hébreux , comme on a pu le voir dans le courant de cet ouvrage.
Tel est l'exposé rapide des sciences dont la Bible nous offre les traces. Nous n'avons pas parlé de la philosophie, parce que, comme nous l'avoiis dit au commencement de ce chapitre, la religion des Hébreux ne laissait pas de place aux spéculations philosophiques. Des méditations religieuses , des réflexions, telles que nous en trouvons dans quelques Psaumes, dans les livres de Job et de l'Ecclésiaste , ne constituent pas une science philosophique.
Moïse lui-même ne présenta pas un système philosophique, mais une rfoctrine religieuse qui n'avait, selon lui, d'autre source que la révélation.
Nous avons développé cette doctrine, en tête de notre résumé des lois mosaïques ( p. 148 et suiv. ).