Liber secretonim fidelium crucis
cujus Ubri auctor Marinus Sanu-
tus.
Guillaume fut élevé à l'archevêché de Tyr en 1167. Jacques de Vitry était évêque d'Acre; il mourut en il46. Le Vénitien Sanuto appartient à une époque plus récente; il écrivit au commencement du 14« siècle.
A l'époque des croisades viennent se placer aussi deux voyageurs juifs. Benjamin de Tudèle et Pethachia de Ratisbonne, dont les itinéraires, écrits en hébreu , renferment des détails sur l'état des Juifs dans les différentes parties du monde; l'un et l'autre visitèrent aussi la Palestine. — Benjamin, fils de Jona, de Tudele en Espagne, entreprit son voyage en 1160. Son itinéraire fut publié pour la première fois, à Constantinople, en 1543; et il en a été fait dix autres éditions. Nous nous contentous de nommer celle de Constantin l'Empereur, accompagnée d'une traduction latine et de notes (Leyde, 1633 , in-8° Elz-evir) , et que nous avons souvent citée. On en a fait d'autres traductions en latin et dans plusieurs langues modernes. Sur les différentes éditions et traductions, on peut voir la notice bibliographique qui se trouve en tête du tome l^''"dela belle édition hébreu-anglaise publiée récemment par M.
A. Asher, avec des notes et des dissertations de plusieurs savants : The Itinerary of Benjamin of Tudela, translated and èdited by A. Asher, 2 vol. in-8, London and Berlin, 1840, 1841. — Les notes savantes qui accompagnent celte édition mettent dans tout leur jour la véracité et l'exactitude de la relation de Benjamin , que plusieurs savants, égarés par d'injustes préjugés, avaient traité avec trop de dédain , mettant en doute jusqu'à la réalité
de son voyage L'itinéraire de Pethachia,
beaucoup moins instructif que celui de Benjamin, a été publié en dernier lieu, par M. Carmoly, avec une traduction française et des notes , dans le Journal asiatique de 1831 ; mais l'éditeur s'est permis des interpolations dans le texte'.
Vers la fin des croisades (1280), Brochard, religieux dominicain , fit un voyage en Palestine, où il séjourna pendant quelques années ; il écrivit en 1283 une relation intitulée : Locorum Terrœ Sanctœ exactissima descriptio, qui a été imprimée plusieurs fois et en dernier lieu comme appendice de VOnomasticon urbium et locorum sanctœ Scripturœ d'Eusèbe et de
' Vov. Zunz , On the geographical liUrature'of the Jews (dans l'édition de l'Ilinéraire de Benjamin , par M. Asher, t. Il), p. 253 et 299.
saintJérônie, accompagné des notes de Jac-
3ues Bonfrerius et de Le Clerc ( Amsteram, 1707 , infol., p. 169 et suiv. ).
Des notes importantes sur la topographie de ia Palestine, disséminées dans un ouvrage rabbinique du 14^ siècle, ont été recueillies et publiées en anglais, par le docteur Zunz de Berlin , dans la dernière édition de l'itinéraire de Benjamin de Tudèle ■. L'auteur dudit ouvrage, Esthori Parclii, Juif de Provence, quitta son pays, lors delà persécution des Juifs par Philippe le Bel, et alla s'établir à Béisan ou Bélhseân (Scythopolis), en Palestine, où il acheva, en 1322, son ouvrage intitulé:
Caphthor wa-phérach^.
Une curieuse collection de voyages fut publiée en allemand, à Francfort-sur-le- Main, en 1583, 1 vol. in-foL , sous le titre de Reyssbuch des heyligen Landes ; et en 1609 , il en parut, dans la même ville , une nouvelle édition en 2 volumes in-fol. , augmentée de trois voyages nouveaux. Dans cette collection on trouve vingt et un voyages , écrits primitivement en allemand , ou traduits du latin et d'autres langues européennes. On y trouve, entre autres, le voyage de Brocbard , celui de Tucher de Nurersberg (1479), celui de Breitenbach (1482), celui du médecin Léonard Rauwolfd'Augsbourg ( 1573-76 ) , imprimé à part en 1583, et celui du prince Radzivil (1583, 1584). La relation de Radzivil, composée de quatre lettres, fut écrite primitivement en polonais ; on en a une traduction latine publiée sous le titre suivant : Jerosolymitana peregrinatio illustrisstmi principis Nicolai Christophori liadzivili, etc. Prirmim a Thoma Frétera ex Polonico sermone in Latinum translata, nunc varie aucta et correctiiis in lucemedita. Anvers, 1 614; in-fol.
Parmi les nombreux voyageurs du 16 siècle, ceux qui méritent encore une mention particulière sont Belon et Cotwyk (Cotovicus) :
Pierre Belon, savant médecin natif du Maine, partit pour l'Orient en 1537; ses Observations de plusieurs singulari lez et choses mémorables trouvées en Grèce, Asie , Judée, etc., sontsurtout importantes pour l'histoire naturelle. Elles ont été publiées à Paris en 1553, ensuite à Anvers, 1555 ; une nouvelle édition a paru à Paris, en 1588, in-4''. Belon fut assassiné au bois de Boulogne en 1564.
Jean Cotwyk , docteuren droite Utrecht,
' Voy. L C, p. .^93^i48 : On the geoqraphy of Palestine , flrom jewish sources , by Dr. ^unz.
= Voy. Zunz , I. c, p. 2G0-263.
entreprit son voyage au mots d'août J598 et revint en Europe au mois de mai de l'année suivante. Sa relation, écrite en latin, est une des meilleures que nous ayons sur la Palestine et la Syrie; elle s'étend beaucoup sur les lieux saints. L'édition qui en a été publiée à Anvers, en 1619, in-4° , porte sur le frontispice l'inscription suivante : Itinerarium Hierosolymitanum et Syriacum, in quo variarum gentium mores et instituta, insularum, regionum, urbium situs,una exprisci recentiorisqiie sœculi usu, una cum eventis quœ auctori terra marique acciderunt , dilucide recensentur. Auciore Joanne Cotovico.
La série des voyageurs du dix -septième siècle est ouverte par Pietro délia Valle , qui parcourut l'Égyple et la Palestine avant de visiter la Perse et l'Inde. Gœthe, dans son Divan , a donné une esquisse de la vie aventurière et du voyage romanesque de Pietro délia Valle, qui se di.stinguait autant par ses vastes connaissances que par son jugement et son talent d'observation; l'illustre poète allemand avoue que c'est ce voyageur qui le premier lui a révélé avec clarté le véritable caractère de l'Orient, avec toutes ses particularités. La relation du célèbre voyageur italien est contenue dans une série de lettres, publiées sous ce titre : Viaggi di Pietro délia Valle, il Pellegrino, descritti da lui medesimo i7i lettere familiari al suo amico Mario Schipano, scritte dall'anno i6ii fin' al 1 626, etc. Rome, 1 650- 1 653, 4 volumes in-4". 11 en a été publié , peu de temps après , une traduction française, sous le titre suivant : Voyages de Pietro délia Valle , gentilhomme romain, dans la Turquie, l'Egypte, la Palestine, la Perse , les Indes orientales et autres lieux. Paris, 1661- 1663, 4 vol. in-4°. 11 y en a eu plusieurs autres éditions. — Il mérite d'ôlre remarqué ici que ce fut Pietro délia Valle qui le premier fit parvenir en Europe un exemplaire du Pentateuque des Samaritains; il l'acheta à Damas en 1616, pour Achille Harlay de Sancy, alors ambassadeur de France à la Porte Ottomane '. Cet exemplaire, donné par M. de Saucy aux Pères de l'Oratoire, se trouve maintenant à la Bibliothèque royale (manuscrits orientaux du fonds de l'Oratoire , n" 1 1 ).
Quelque temps après, Quarcsmius publia sa description de la Palestine, ouvrage très-étendu, mais quelquefois trop prolixe, et qui est surtout important pour l'histoire
Voy. Le Long , Bibliotheca sacra , 1. 1 ,
L'UNIVERS
de l'église catholique en Palestine. Voici le titre de cet ouvrage : Ehicidatio Terrœ Sanctœ historica, theologica, etmoralis, auctore Franc. Quaresmïo, olim Terrœ Sanctœ Prœsule et commissario apostolico. Anvers, 1639, 2 vol. in-fol. avec des planches.
Le chevalier d'Arvieux visita, dès Tâge de 18 ans (1653), la Syrie et la Palestine, où il accompagna un de ses parents nommé consul de France à Saïda (Sidon). Plus tard il fut chargé de plusieurs missions à Tunis et à Constantinople , et en 1 679 , il fut nommé consul à Alep, où il mourut en 1 702. Son Voyage dans la Palestine , etc., fut publié parM. delaRoque, Paris, 1717,10-8°; plus tard les relations de tous ses voyages parurent sous ce titre : Mémoires dit chevalier d'Arvieux, contenant ses voyages à Constantinople, dans l'Asie , la Syrie, la Palestine, l'Egypte et la Barbarie, recueillis de ses originaux, par J. B.
Labat. Paris, 1733, 6 vol. inS".
La Relation d'un voyage fait au Levant, par M. de Thevenot (Rouen et Paris, 1665, in^"; Suite du voyage, etc. , Paris, 1674, in-4°), est une des plus connues. Tlievenot, qui voyagea de 1655 à 1659, peut encore maintenant être consulté avec fruit.
François Ferdinand de Troilo , gentilhomme allemand (de la haute Silésie), voyagea en Orient de 1666 à 1670. Son Orientalische Reise-Beschrcibung , qui renferme beaucoup de détails sur les lieux naenlionnés dans la Bible, parut d'abord à Dresde, 1677, in-4° , ensuite à Leipzig, 1717 et 1733, in-8\
Le dernier voyageur remarquable du dix-septième siècle est Maundrell, prédicateur à la factorerie anglaise d'Alep. Nous avons de lui : Ajourney from Aleppo to Jérusalem, at easter A. D. 1697, publié à Oxford, 1703, et réimprimé plusieurs fois, avec la relation d'un autre voyage, fait par le même auteur aux bords de l'Euphrate et en Mésopotamie; la sixième édition a paru à Oxford , 1740 , in-8°. Cet ouvrage est très -utile pour la connaissance de la géographie et des antiquités bibliques.
Le dix-huitième siècle offre un grand nombre de voyageurs qui nous ont laissé des relations importantes à divers égards ; nous devons nous contenter ici de donner les titres des principaux voyages, accompagnés de quelques indications rapides :
Reizen door en gedeelte van Europa, etc. ( Voyages dans une partie de l'Eurâpe, dans l'Asie Mineure, la Syrie, la Pu lestine, etc. , par J. A. van Eymond,
van dcr Nycnburg et Jean Ileyman), Leyde, 1757 et 17c8, 2 vol. in-4''. — Heyman, professeur de littérature orientale à Leyde, voyagea de 1 700 à 1 709 ; Egmond, ambassadeur de Hollande à Naples, voyagea de 1720 à 1723.
Thomas Shaiv''s Travels, etc. Oxford, 1738, in-(o\.; Sîipplément , etc. i1>. 1746, in-fol. Ce voyage a été traduit en français, avec des notes et des corrections fournies par l'auteur. La Haye, 1743, 2 vol. in-i". — Shaw , chapelain de la factorerie anglaise à Alger, de 1720 à 1732, parcourut les États barbaresques, l'Egypte et la Syrie. 11 présente les résultats de ses observations dans un ordre systématique ; il a toujours en vue le lecteur de la Bible, pour lequel son ouvrage est d'une haute importance.
The Travels ofthelate Charles Thompson ,witha curions description of Jérusalem as it noiv appears , and other places trwntioned in the Holy scriptures , etc. Dublin, 1744, 4 vol. in-4''; Londres, 1748, 3 vol. in-8° avec des planches. Thompson visita la Palestine en 1734.
Richard Pococlt's Travels of the easl, Londres, 1743-1748, 3 vol. infoi.;i6., 1770, 3 vol. in-4°. Une traduction française, tronquée en plusieurs endroits, parut en 1771, en 7 vol. in-12. — Pococke (qui voyagea de 1737 à 1740) a l'inconvénient de mêler à ses propres observations celles des autres voyageurs et même celles des auteurs anciens ; il faut donc se garder de considérer toujours .ses relations comme celles d'un témoin oculaire; mais les observations nouvelles qu'on peut puiser dans son voyage sont généralement importantes'.
Jonas Korten's Reise nach dem weiland gelobten... Lande, etc. (Voyage de Jonas Korte à la terre jadis bénie ' , mais maintenant, depuis dix-sept siècles, cliargéo de malédiction, etc.) ; Altona , 1741 , in-S", 3' édition, augmentée de plusieurs suppléments; Halle, 1751, in-B". — Korte, libraire à Altona, fit son voyage en Palestine dans les années 1737 et 1738; il se fait remarquer plutôt par son exaltation religieuse que par sa science; néanmoins il se montre souvent bon observateur, et il est un de ceux qui se prononcent avec le pins de hardiesse contre l'authenticité du Calvaire et du Saint-Sépulcre.
Frédéric Hasselquist , Lier Palœsti-
' Voy. Michaélis, Orientalische Bibliothck, t. VIII, p. III ; Rosenmûller, Bibl. Géographie , t. I, p. 85.
» L'auteur joue sur le double sens du mot gelobt, qui signifie promis et en même temps loué, prisé , béni.
Gr>7
«M>n, etc., Stockholm, 1767 (en suédois) ; Kostock, 1702, in-8" (en allemand). Une traduction française parut à Paris, 1769. — llasselquist, disciple de l'illustre Linné, voyagea de 1749 à 1752; il mourut, dans cette dernière annëe, à Smyrne, et c'est à Linné qu'on doit l'édition originale de son voyage, qui est surtout important pour l'histoire naturelle.
Viaggi per l'Isola di Cipro e per la Soria e Palcsiina, fatti da Giovanni Mardi, Florentino', daW anno 1760 al 1768, Lucques et Florence, 17C9-177I, y vol. in-S". Les 4 premiers volumes, consacrés an voyage proprement dit, oui élé traduits en français , Paris, 1791, 2 vol. in-S". — L'auteur a inutilement grossi son ouvrage, en y reproduisant une foule de faits déjà connus par les relations plus anciennes; il en a été publié un extrait en allemand, par Chr. Henri Hase, Altenburg, l777,in-8°.
Voyage en Syrie et en Egypte, pendant les années 1783, 1784 et 178à, par Volney. Paris, 1787, 2 vol. ni-8°; réini; primé plusieurs fois. — L'excellent on* vrage de Volney est trop connu et trop bien apprécié pour que nous ayons besoin de le caractériser. L'auteur, avec une rare modestie et une entière abnégation personnelle, nous présente, dans un ordre systématique, une foule de renseignements nouveaux et instruclifs, sans jamais nous parler de sa ))ersonne ni des aventures de son voyage; presque chaque ligue de son ouvrage renferme un fait instructif.
Sur la limite du dix-huilièmeet du dixneuvième siècle nous rencontrons le voyageur anglais Edward Daniel Clarke, qui parcourut l'Egypte, la Palestine et la Grèce, dans les années 1800, 1801 et 1802.Son grand ouvrage a paru à Londres en 1 8 1 1 et î 8 ! 2 , en 5 vol. in 4", sons le titre de Travels in varions countries of Europe, Asia and A/rica. La quatrième et dernière édition parut à Londres, 1816-1818, 8 vol. in-S°. — Clarke fait connaître surtout les anciens monuments et les inscriptions ; il n'y a qu'une petite partie de son ouvrage qui s'occupe de la Palestine, et on y remarque souvent une critique exagéiée qui aboutit à des paradoxes'.
Tout le monde connaît le célèbre Itinéraire de Paris à Jérusalem, par M. de Chateaubriand , qui parcourut la Palestine au mois d'octobre 1806. L'illustre auteur s'était préparé à son voyage par la lecture d'une multitude d'écrivains anciens et de voyageurs de toutes les époques; il leur a
'Comparez ci-dessus, page 44, col. 2, Dote 3.
42" Livraison (Palestine).
emprunte une foule de faits curieux et instructifs , auxquels son style brillant ^ prêté uu nouveau charme et qu'il a augmenté de ses con.sidérations et de plusieurs descriptions nouvelles qui intéressent surtout le lecteur chrétien et l'artiste. Sa description de l'église du Saint-Sépulcre est d'autant plus importante, que cette église fut en grande ))aitie dévorée par les flammes, en 1808. On doit regretter que M. de Chateaubriand n'ait pas mis plus de soin aux parties historiques de son ouvrage; son précis de l'histoire de Jérusalem renferme beaucoup de données inexactes et d'anachronismes. Ainsi, par exemple, nous lisons dans ce précis qu'il y eut une révolte des Juifs sous Justinien , l'an 501 de Jésus- Christ , tandis que Justinien ne commença à régner qu'en 527, et que ce ne furent pas les Juifs, mais les Samaritains , qui se révoltèrent sous son règne. Ce ne fut pas sous Justinien , comme le dit M. de Chaleaubiiand , que l'église de Jérusalem fut élevée à la dignité patriarcale, mais au commencement du règne de Marcieu , vers 451. (Voy. p. 609). Omar ne fut pas assassiné à Jérusalem, en 04.3, mais à Médine, eu 644. Le court résumé des événement.s de Jérusalem depuis Ahmed-ben-Touluun jusqu'aux croisades, est plein d'inexactitudes ; on pourra s'en convaincre en comparant cette page de M. de Ciiateaubi iand avec ce que nous avons dit de ces mêmes événements, d'après des sources authentiques ( p. 615 à 618 ). L'auteur raconte aussi très-sérieusement que les mamelouks Dahrites, frappés des vertus de Louis JX, eurent un moment la pensée de briser ses fers, et de faire de leur prisonnier leur Soudan. Selon M. Michaud , que sa piété chrétienne n'a pas empêché de faire une large part à la critique historique, un historien ne peut adopter ce fait sans compromettre sa véracité '.
Nous avons déjà parlé, dans un autre endroit, des voyages de Seetzen et de Burckhardt, qui les premiers ont exploré le pays au delà du Jourdain , ou l'ancienne Pérée , ainsi que de deux autres voyageurs qui ont marché sur leurs traces , et^qui çà et là ont complété leurs observal.ions ^.
Parmi les derniers voyages en Palestine,
' Histoire des Croisades , t. IV , p. 355.
^ Voy. ci-dessus, page C5, col. i, note 2.— Les lettres de Seetzen , insérées dans le recueil allemand de Zach, ont été traduites en français dans les Annales des voî/rt^e.s (I809-IS14); le Foynge en Syrie et en Terre-Sainte par Burckhardt n'a pas encore élé traduit en français ; Gesénius en a publié une traduction allemande, augmentée de nolea, Weimar, 1823 , 1824, 2 vol. in-S".
LONIVERS.
ceux qui, à divers égards, attirent notre attention , sont les suivants :
Travels along thc Medlterranean and parts adjacent, diiring the years 1816-
1818, by Robert Richardson. Londres, 1822, 2 vol. in-S".
Voyage dans le Levant en 1817 e^ 1818, par M. le comte de Forbin. Paris, 1819, grand in-fol. — Cet ouvrasse n'est remarquable que par ses magnifiques gravures ; les descriptions de M. de Forbin , peu importantes pour la science , n'inspirent pas toujours une entière confiance '.
Letters from Palestina, etc. Londres,
1819, in-8°, traduites en français sous le titre suivant : Lettres sur la Palestine, la Syrie et l'Egypte , ou voyage en Galilée et en Judée , avec une relation sur la mer Morte et sur l'état présent de Jérusalem, par T. R. Joliffe, traduites de l'anglais, par Aubert de Vitry. Paris, 1820, in-8°.
F. W. Sieber, Reise von Kairo nach Jérusalem (Y oysigeda Caire à Jérusalem). Prague et Leipzig, 1823, in-8°.
^ Comparez ci-dessus > page 63 , col. l , Dote I.
V. Jowett's Christian researches in Syria and the holy Land. Londres, 1825. — L'puteur, missionnaire anglais, s'étend principalement sur l'état religieux du pays.
A. Prokesch, Reise ins heilige Land.
( Voyage dans la Terre Sainte ). Vienne ,
G. n. de Schubert, Reise nach dem Morgenlande (Voyage en Orient). Erlangen, 1838-1840, 3 vol. — Un des voyages les plus instructifs, notamment sous le rapport de l'état physique.
Voyage en Palestine et en Syrie, par M. George Robinson, avec vues, cartes et plans , traduction revue et annotée par l'auteur. Paris, 1838 , 2 vol. iu-8°. — Ce voyage très-instructif renferme, à côté de faits déjà connus, beaucoup d'observations nouvelles; la description de l'ancienne Pérée sera lue avec beaucoup d'intérêt et de fruit , même après les relations importantes de Burckhardt.
Nous sommes obligé de passer sous silence une foule d'autres voyages, et nous nous bornons à ceux qui offrent le plus d'intérêt général.