‹ Palma, ou La nuit du vendredi saint, drame en cinq actesChapitre 52 sur 70 · PALMA, GERTRUDE · texte numérisé non relu

PALMA, GERTRUDE

Palma va au devant de Gertrude et lui prend la main.

GERTRUDE

C'est vous, Johann. Vous avez bien tardé. J'étais inquiète.

palma, la conduisant à gauche pour la faire asseoir. Inquiète ?... mais pourquoi donc ?

GERTRUDE, SOUriant.

Parce que je le suis toujours, Johann; parce que je suis votre mère; parce que tout bonheur humain a son revers, et que l'inquiétude sans trêve est le revers du bonheur maternel. L'heure de partir n'est-elle pas venue, mon fils ?

palmâ, regardant avec effroi du côté de la fenêtre.

Oui, ma mère, Hermann achève de tout préparer. Dans un moment nous partirons.

gertrude, s'asseyunt.

Je ne sais pourquoi, mon fils, j'éprouve une sorte de joie à l'instant de nous mettre en route pour ce nouvel exil. Il y a des heures, Johann, où notre âme, triste l'instant d'avant, se sent tout-à-coup joyeuse sans qu'il y ait rien de changé dans notre sort. Cette joie vient du ciel. Je l'accepte comme le pressentiment d'un meilleur avenir.

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