‹ Palma, ou La nuit du vendredi saint, drame en cinq actesChapitre 59 sur 70 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

Au lever du rideau, un chœur de pèlerins chante au loin,

0 blanche païenne !

0 lune sereine !

Qu'aiment les amans, Voici l'heure, ô reine,

Archives de la VUîe de Bruxelles /Krçhj§fvandeStadBrussel

70 PALMA

Où ta main égrène

De purs diaraans Verse-nous, déesse profane, Des nuits plus douces que les jours :

Comme à ton jeune amant, Diane, Verse-nous d'immortels amours.

» C'est l'heure chrétienne,

Marie, ô gardienne

Des chastes ferveurs,

Où l'étoile reine

Apparaît soudaine

Aux pâtres rêveurs.

Comme le tien, douce patronne, Fais-nous un hymen éternel, Et ceins nos fronts de la couronne Qui pare ton front maternel.

(Pendant ces couplets, Justus et Roschen descendent le sentier de la colline. (Is sont en costume de pèlerins. Le chant continue.)

ROSCHEN

Vous êtes contrariant, Justus; j'aurais eu du plaisir à entendre de près les chants de ces pèlerins italiens , et vous m'avez emmenée tout justement commeils vont commencer.

JUSTUS

D'abord , Mlle Roschen , je vous dirai que je n'aime pas la musique ; et puis, ces Italiens et ces Italiennes, tout pèlerins qu'ils sont, chantent des choses que je préfère vous laisser ignorer.

ROSCHEN

Et pourquoi, s'il vous plaît, M. Justus?

JUSTUS

Vous êtes une femme, Roschen, et moi je suis un homme.

ROSCHEN

Ensuite?

JUSTUS

Ensuite, nous sommes fiancés : nous venons de faire

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