‹ Paludisme: De Son Mode De Propagation Et De Son TraitementChapitre 10 sur 11 · LL · texte numérisé non relu

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ous Le fois qu’on ne peut se servir des cachets ou des

pilules, il faut choisir la voie reciale et employer les supe Re L’euquinine, succédané de Fe quinine, ne possédant

aucune amertume, peut rendre les plus grands services.

Elle représente un éthylcarbonate de quinine : c’est une

substance cristalline peu soluble dans l’eau; elle a sur les autres sels de quinine l'avantage d’être complètement insipide, ce qui rend son administration précieuse chez

les enfants : elle aurait aussi le mérite de ne produire ni troubles dyspeptiques, ni tintements d'oreilles. Aux enfants, on pourrait l’administrer dans du lait, du café,

du bouillon, du chocolat, du potage.

Dans les cas graves (accès pernicieux, accès ARTE choléra infantile paludéen), on devrait avoir recours aux injections sous-cutanées, aussi bien supportées par l'enfant que par l'adulte. Dans cette occurrence M. Lemanski s'est très bien trouvé du bichlorure de quinine.

A cette médication interne par les sels de quinine, il joint la balnéation tiède ou froide. Le petit malade prend, suivant Les circonstances et suivant l'intensité de la fièvre,

deux ou trois bains à 35 ou 30° progressivement refroidis.

| M. Lemanski rejette les FR ou les sirops Lee G #oqu à son avis les différents correctifs sont impuissants à

La puissance D UeeniqUe du paie: vient joindre ses :

effets précieux à l’action antipyrétique et antimalarienne £

* des sels de quinine : l'enfant supporte mieux son cn |

et la fièvre a toujours paru diminuée en durée et en intensité. La balnéation évite très souvent, chez les j jeunes sujets, les accès de convulsions qui, pour eux, sont la complication banale de toute intoxication. Grâce à elle la peau vicarie plus facilement le rein, si par hasard cet émonctoire ne fonctionne plus régulièrement.

: Dans certains cas, la quinine et la balnéation ont rapidement raison des manifestations fébriles, mais le jeune malade conserve un embarras du tube digestif : les nourrissons vomissent le lait, les enfants plus âgés ont de linappétençe. Il convient alors, avant de poursuivre le traitement par la quinine ou les reconstituants, d'admi-

nistrer un purgatif léger ou même un vomitif. M. Lemanski

recourt très souvent au calomel. Il le prescrit depuis.

longtemps (sans avoir jamais observé aucun accident) à la dose de 10 à 46 centigrammes, suivant l’âge. Chez les toutjeunes enfants, quand les vomissements ou la diarrhée persistent, on se trouve très bien de la diète hydrique, à: laquelle on joint l'alimentation rectale qui, parfois, accomplit des merveilles.

Dès que les accès fébriles ont complètement disparu, il faut s'adresser au quinquina, à l’arsenie, aux iodures, aux sels de chaux, aux sels de fer, aux bains sinapisés, à l’hydrothérapie froide.

D'une facon générale, il faut être discret et très circonspect dans administration du quinquina aux enfants : son action irritante sur les voies digestives est loin d’être compensée par son eflicacité. Pendant tout l’allai-

tement et même assez longtemps après le sevrage, il faut

ag se garder du quinquina. Plus tard, on pourra employer le sirop de Schoul : ce sirop est un mélange à parties égales de sirop d'iodure de fer, de lacto-phosphate de chaux, de quinquina et de raifort iodé — ou bien l’une

des deux préparations suivantes :

Poudre de quinquina jaune. . } ,,

; Pr dd 10 grammes, Craie préparée. FO CPE Rhubarbe Sera NE 2 5 — Sous-carbonate de fer ae pe l —

Une pincée après chaque repas.

Ou bien :

Teinture de quinquina. . . . 20 grammes.

— degentiarie Le". ES ; CCE D D — — de cascarille. \ — ‘de benjoin. … :, -: . 2 — — de noix vomique.. . I 2

Vingt gouttes avant chaque repas dans un peu d’eau de camomille. ,

Le vin de quinquina doit être toujours proserit.

L'acide arsénieux, l’arséniate de soude, la liqueur de Fowler, la liqueur de Pearson, les iodures, le glycérophosphate de chaux ou de fer ou la kola granulée réussissent également bien et lon n’a que l'embarras du choix,

Le bain sinapisé à 38°, d’une durée d'environ trois à cinq minutes, suivant l’âge de l'enfant, est un stimulant très précieux : sous son action, la circulation, les échanges divers se font mieux et l'organisme du bébé récupère rapidement ses forces. L’appétit revient vite et l’embonpoint réapparaît. Cette médication peut être suivie plusieurs jours.

Enfin on ne saurait trop recommander les pratiques hydrothérapiques froides : non seulementc'estle meilleur moyen pour guérir définitivement l’impaludisme et ses

Guigerr, n

RES manifestations fébriles ou larvées, mais encore c’est la seule facon d'éviter les rechutes toutes les fois qu’on habite dans un pays, comme la Tunisie, où le paludisme est endémique.

Aux enfants d’un an et au-dessous, les immersions dans l’eau froide ou tiède conviennent très bien. À partir de deux ans, on peut déjà donner le tub ét, à trois ans, l'enfant supporte parfaitement bien une douche en pluie de dix à quinze secondes. Pour donner de bons résultats, cette médication doit être suivie hiver comme été.

Comme régime, il ne faut prescrire aux enfants paludéens ni la viande, ni le vin. Le lait, les soupes, les farineux, les féculents conviennent très bien à ces estomacs

délicats, dans les pays chauds plus que partout.

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