‹ Paludisme: De Son Mode De Propagation Et De Son TraitementChapitre 11 sur 11 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Terminons ce travail en disant que nous devons nous attacher avant tout à recourir à tous les moyens qui sont en notre pouvoir pour mettre une barrière au développement et à la dissémination du miasme palustre, sinon pour le détruire.

Assainir et transformer les terrains marécageux, ne pas entreprendre les travaux de desséchement pendant les chaleurs, s'éloigner de Îa contrée où règne la malaria, tels sont les moyens que comporte la prophylaxie du paludisme, que l'État intervienne par ses ressources et assure l'exécution des mesures d'hygiène nécessaires, qui sont une question vitale pour ces contrées infectées.

En effet, entre les habitants livrés à leurs propres ressources et le paludisme, la lutte est inégale s’il n’entre pas en jeu l'intervention de l'État. Qu'elle se manifeste par le desséchement des marais et le drainage dans les plaines où sévit le paludisme. Que lon s'oppose par des barrages et des écluses au mélange des eaux douces et des eaux salées dans les étangs du bord de la mer, et l’on obtiendra des résultats merveilleux. Qu'il nous suffise de rappeler Le cas observé par Melier, cité par Colin, du village de Viarreggio, en Italie. « Grâce à létablissement d’une écluse de séparation entre les eaux douces et les eaux de la mer, le village de Viriaggio, abandonné jusque-là et qui ne se composait que de quelques cabanes de pêcheurs groupées au pied d’une ancienne tour,

est devenu un lieu important et tellement recherché que

| qu “il a eu sa | contre- c-épreuve. Er ee et Be re 1

dies reparurent tout à coup comme aux plus mauvais

jours. On compta dans le courant de ces deux 4 années

170 décès sur une population totale de 1350 habitants, me soit 1/15. Que s* ’était-il passé ? Une seule chose : l écluse.

s'était dérangée et le mélange des eaux avait commencé. On répare l’écluse et les maladies disparurent de nouveau ; il n’y eut l’année suivante que 32 décès, soit 1/40. Nous avons vu, d'autre part, et c’est le côté scientifique de la prophylaxie de la maladie, le rôle joué parle moustique dans la propagation du paludisme : que cette

théorie soit prouvée, alors seulement la science de la

. malaria commencera. à

Peut-être alors constatera-t-on que chaque espèce d'organisme malarial : tierce, quarte, maligne, a une espèce spéciale de moustique, car on sait que certaines localités ont des types spéciaux de fièvre. Il faudra en outre étudier attentivement la vie des moustiques, leurs habitudes, et on pourra peut-être aussi introduire dans les Tocalités à moustiques des ennemis de ces suCeurs de sang.

En un mot, la prophylaxie de la malaria, l'hygiène des pays chauds auront réellement des bases scientifiques, au lieu d’être fondées sur un empirisme hasardeux,

reposant parfois tout entier sur des traditions.

Vi ET PERMIS D'IMPRIMER : 3 Vu KT APPROUVÉ :

Montpellier, le 4 juillet 1901. Montpellier, le 4 juillet 1907. Le Recteur, Le Doyen,

Anr. BENOIST: MAIRET.

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