GUIBERT, I
En Chine, en Cochinchine, no
“été décimées | par le terrible fléau : »
Le 1x use k
: ee son étude ;
Saitite Martin : 7 te du rt de La Ve Pantin payent aussitôt au paludisme un lourd tribut. , Quand on a voulu replanter la vigne dans le département
de l'Hérault, il y a quelques années, la pioche et la char-
rue ayant ouvert d'anciens foyers marécageux dans les
ss sables, au bord de la mer, des foyers épidémiques paà lustres ont éclaté (Jeannel)..... Mais le plus grand désastre ge : 53 que l’histoire ait enregistré est certainement l'anéantisse- de: $ ment de l’armée anglaise à Walcheren. Nous sommes en
1809 ; l'Angleterre, nous dit Thiers, envoie sur l'Escaut une expédition formidable composée de 470 voiles avec A o00 hommes dans le but de prendre Anvers et la flotte française. On n’est pas sans crainte à Paris sur l’issue de l'expédition, mais Napoléon, qui est à Schænbrüm, rassure tout le monde : d’un trait de génie, il comprend que
; AE re Cr hate or
l’armée anglaise périra dans les régions marécageuses et palustres de l’Escaut ; il ordonne à ses généraux de rete-
nir l’énnemi dans ces régions, sans livrer de combat,
Er md
son pronostic se réalise, le paludisme exerce chez les R Anglais d’effroyables ravages et 27000 de leurs soldats périssent où vont peupler les hôpitaux. »
C'est dans toute la partie orientale de la Corse et principalement dans les plaines d’Aleria, que sont les N
foyers Les plus puissants du paludisme en cette île. Il ne
faudrait pas croire cependant que la côte occidentale soit indemne du terrible fléau ; et les plaines de l’embouchure du Liamone, celles de Sagone, celle de Calvi même, ne sont pas sans payer un large tribut à l'infection malarienne. Les fièvres palustres sont donc assez généralement répandues sur tout le littoral de la Corse et leurs manifestations s’y présentent avec les formes variées que tous les médecins militaires ont signalées dans les colonies. Nous y retrouvons les fièvres intermittentes, la rémittente, la continue, la pernicieuse avec tous ses types : comateux, algide, gastro-bilieux, apoplectiforme ; en un mot toutes les manifestations du paludisme, les formes fébriles et les non fébriles, les formes larvées et les formes classiques. Ce sont choses trop connues, que l’on retrouve admirablement décrites dans les auteurs, pour que nous nous y attardions plus longtemps.
D’après tous les auteurs qui se sont occupés de la malaria, l’aecès viendrait dans la matinée pour 4/5 des cas. C’est une règle fondée sur l'observation; et pourtant il nous faut reconnaitre qu’en Corse l’accès se présente rarement dans la matinée. On peut aflirmer que c'est entre une heure et six heures du soir, plus volontiers vers deux heures de l’après-midi, qu'apparaît la fièvre dans la grande majorité des cas.
Il est d'observation courante etjournalière en Corse de voir des paysans, alors qu'ils sont sortis parler politique après le repas de après-midi, de Ies voirsubitementpàlir etcommencer à trembler sous l'influence de l'infection qui les travaille. C’est une chose commune et l’on pourrait presque dire prévue dans le programme dela diseussion à voir le peu d'étonnement manifesté par l’orateur que la fiè-
vre vient subitement priverdeson contradicteur empêché.
Et raies in avecun AE geste d'excuse
we Oui, e est son heure » (deux heures de l 'après- -midi le e plus souvent). Il faut voir le ton de tranquille fatalisme : qu'ils mettent dans ces quelques mots et l’on sent bien qu'il s’agit d’une vieille connaissance dont on n'a même |
pas besoin de prononcer le nom.
Cette particularité des fièvres palustres en Corse peut être l’occasion d’une erreur de diagnostic, surtout quand elle est accompagnée d’autres anomalies assez fréquentes
dans les formes frustes du paludisme.
Nous croyons avoir établi comment, en Corse, l'accès se présentait entre midi et six heures du soir dans la grande majorité des cas et nous savons alors ce qu'il faut penser de son « apparition plus fréquente dans la matinée, comme élément de diagnostic avec les fièvres intermittentes symptomatiques (tuberculose, suppuration, cachexie) dont l'accès revient dans la soirée »..
Mais l’ictère ? Eh bien, l’ictère est très fréquent dans les fièvres palustres et que de fois n’a-t-on pas vu les paysans s’ordonner mutuellement des purgations « parce qu'ils avaient la bile sur le visage ». D'ailleurs, pourquoi refuser au paludisme, maladie infectieuse, ce qu'il est fréquent de mettre au compte de la syphilis : l’ictère par rétention de la deuxième période.
Reste maintenant l’interversion de l'accès.
Nousle trouvons sous le nom de type inverse, signalé par Griésinger, cité par Colin qui, lui, la nie absolument : « Certains auteurs ont affirmé l’existence de paroxysmes fébriles à marche renversée pour ainsi dire et décrits sous le nom de type inverse. Que dans une fièvre ré-
mittente on constate, ce qui arrive parfois, un frisson
RTS
après une période de chaleur plus ou moins intense : que dans certaines formes pernicieuses, comme l’algide, on voit apparaître le froid après le stade de chaleur, nous l’admettons parfaitement ; mais nous révoquons complètement en doute l'existence de fièvres intermittentes simples où il y aurait interversion des stades et dans lesquels la chaleur où la sueur précéderait le frisson. Il nous paraît impossible : d'admettre les fièvres à stades TENVErSÉS 1) 20e
Sans vouloir aucunement opposer notre timide aflirmation à celle d’un homme aussi considérable que Colin et si compétent sur la question de paludisme, qu’il nous soit permis toutefois de réclamer humblement pour la Corse le droit de donner des fièvres à stades renversés. Bien que nous n’ayons pas trouvé d'observations dans la littérature médicale, il n’en est pas moins vrai que le type inverse signalé par Griesinger existe réellement.
Les causes favorisant l’éclosion du paludisme dans la région de l’'Oued Rir’ (Sud Constantinois) consistent dans la présence des chotts et des sebbkhas et dans l'existence des oasis. Les premiers agissent par la production de nappes d’eau croupissantes et dont l'influence malarigène se fait sentir au printemps et en automne. Les oasis sont fébrigènes, grâce à l'existence de fossés à eau stagnante ayant leur origine dans le trop-plein des eaux d'arrosage des jardins, que le sol imperméable retient à sa surface et que les fossés servent à drainer. Ces eaux prennent les caractères d’eaux marécageuses aux deux périodes précitées, printemps et automne.
Les conditions individuelles qui favorisent l’infection sont celles qui obligent à un séjour prolongé dans les
oasis (culture des jardins). L'immunité de race que les
SE ment do He ce nègre. 1
Enfin les sé sé l'été, existence 4 im | ee 1
posent à tn Cette FE de cs PR intestinale est. préparée et provoquée elle-même par ‘FÉES Pingestion d'une eau potable très riche en sels magné-
siens. Elle agil en débilitant l'organisme et aussi en mettant lintestin dans des conditions d’infériorité organique et, dans le cas où de l’eau contaminée par les agents. a
malarigènes serait absorbée, elle rendraitleur pullulation
possible et le passage à travers les parois intestinales
dans le torrent circulatoire ainsi aisé et facile. 4 C'est, comme nous venons de le voir, dans les pays Ne
de marécages que sévit avec le plus d'intensité linfec- 4 tion paludéenne ; car c’est dans ces contrées à eaux sta- à gnantes et croupissantes que se trouvent surtout réunies à les conditions météorologiques et telluriques qui favori- $ sent le développement du miasme palustre qui marche à de pair avec celui des espèces végétales et animales in- 4
férieures.
Dans Îles pays de marécage, après les périodes d’inondation, arrivent l'été'et la chaleur, devenue quelquefois étouffante au milieu de ces terrains malsains, avec un sol qu'on dirait chauffé par un courant souterrain de vapeur d'eau ; les eaux deviennent alors stagnantes, bientôt
F2 Li % \ La l’évaporation, plus active, met à nu un fond vaseux mé-
| ee au un plus nr accès dans l'organisme.
Le ns de Ja plus forte. cha. :
t le le plus élevé sur l hori-
creux est € au contraire celui At
l'eau | condense ‘alors. les miasmes.
à. Dans ces heures où la nuit va tomber, on se sent saisi à 5 la gorge par les émanations marécageuses qui Se nblenr CR former toute l'atmosphère et porter RU leur péné-
re 2 trante âcreté (1 je
Du reste, un autre élément vient aider à la propaga-
Les on des germes malariens, c'est le vent. Principalement les vents du Sud, du Sud-Ouest, de l'Ouest, suivant les
régions ; ce sont ces agents qui vont semer sur leur passage les émanations malsaines. Car le paludisme ne
se trouve pas limité seulement aux marais a lisière s’en
ressent également, quelquefois à dde distances.
On peut rapprocher le fait cité par Lancési : « Trente personnes de Rome se promenaient vers l'embouchure du Tibre.-Le vent vint tout à coup à souffler des marais dont il apporta les émanations ; vingt-neuf d’entre elles furent atteintes de fièvres intermittentes. »
Nous avons essayé de montrer les conditions de déve-
loppement de la malaria. D'un côté les influences venant
(1) L. Desmier, Thèse, Paris, 1897.
d’ absorption. N° pourrait- -on pas voir aussi l'influence
de la contagion par l'eau potable ? Car, occupé à des tra-
vaux dans les marais pendant les plus fortes chaleurs de
l'été et dévoré par la soif, le travailleur se désaltère sou-
vent dans la première eau stagnante. Ye ae
Nous avons vu aussi quelle large part prenaient les
vents à cet égard, surtout les vents du large de la mer. Car il faut remarquer que l'influence paludéenne se ma-
nifeste à une distance assez grande des bords du marais,
soit que l’on envisage le fait comme résultat de la prés pondérance miasmatique des vents, soit comme manifes-
tation d’un paludisme tellurique. Nous ne discuterons
pas les raisons d’être de ces idées qui peuvent toutes
deux se compléter. Les émanations marécageuses se ré- À 5
pandent, en effet, à une grande distance, plus ou moins
considérable suivant l'état de l'air, c’est pourquoi nous
voyons les bourgades, situées sur le bord du coteau qui
délimite les marécages, souvent infectées par les vents du Midi.
D'une facon générale, nous résumerons les conditions
qui président aux manifestations paludéennes en disant
Den A l'eau doit ètre évaporée par: faute
que l’insalubrité relative du pays est occasionnée par les
trois apports que l’on rencontre partout où il ya Lana disme : chaleur, humidité, effluves. :
Dans ces dernières années, de nombreux travaux ont élé entrepris dans le but d’élucider la question du mode d'infection dans le paludisme, et jusqu'en ces derniers temps, infection par l'air ou infection par l’eau, on n'avait pas d'autre alternative. M. Laveran essaye d’élueider cette question dans la Revue d'hygiène (n° 12, 1896).
L'hypothèse de l'infection par l’air est la plus ancienne {malaria voulant dire mauvais air), mais de nombreux faits démontrent que le transport de l'agent pathogène par Pair ne peut avoir lieu que dans des limites très restreintes. Ainsi, dans une même ville, à quelques cents mètres de distance, on trouve des quartiers salubres et d'autres qui ne le sont pas; à Rome, qui est entourée de tous côtés par des zones palustres étendues, il n’y a pas de paludisme pour les habitants de la ville, mais une fois les murs franchis, le danger commence; dans les régions les plus chaudes et les plus insalubres du globe, les marins sont à l’abri du paludisme dans leurs vaisseaux, alors même que ces vaisseaux sont ancrés à une faible distance de la côte. Les faits de ce genre pourraient être multipliés. Au contraire, pour prouver linfection par l'air, on a cité l'exemple d'individus atteints d'accidents palustres au moment même où ils traversaient des marais et sans qu'on püt invoquer d'autre cause d'infection que l'air; mais ces faits ne peuvent être considérés comme probants, attendu que le paludisme a besoin pour se développer d’une période d'ineubation d'environ sept à huit jours.
L'origine hydrique du paludisme semble mieux prou-
de En our de THE be à ; signalé des cas où la malaria. a disparu de calités à partir du moment où les habitants d'eau de bonne qualité. Salamone Marino a ‘
trouvaient dans une localité salubre, il fit ingérer de
produire la malaria. Comme autre argument, on a dit
D'après M. Laveran, on ne peut écarter « priori l’opi-
ie opinion le contrôle de l'expérimentation de
medica, 1890). À des individus sains et robustes qui se 5
l'eau puisée dans des localités palustres et n’arriva pas à
que l’ingestion par les voies digestives n’était pas possible en raison de l’action des sues gastriques et intestinaux, et on à cité à l'appui de cette assertion des expériences démontrant que les infusoires étaient détruits
quand on les soumettait à des digestions artificielles.
nionqui attribue un rôle à l'infection par l’eau de boisson, mais on ne peut pas non plus l'admettre absolument. | , 3
Au contraire, l'hypothèse émise par M. Laveran au | sujet du rôle des moustiques gagne du terrain, elle est X considérée par plusieurs observateurs des plus compétents comme la plus vraisemblable, comme celle qui s’'accommode le mieux avec ce que nous savons des cir-
constances dans lesquelles se produit l'infection palus-
2,5 el
tre. En raison de l’insucecès des essais de culture de ;
lhématozoaire, et pour d’autres causes aussi, on peut se
demander s'il n'existe pas, pour lui comme pour d’autres parasites, un hôte intermédiaire. AE
Bon nombre de faits viennent à l'appui de cette hypothèse de la transmission du paludisme par les moustiques. Les moustiques qui abondent dans toutes les localités palustres disparaissent sur les hauteurs, là où cesse lendémie palustre. Le drainage du sol qui supprime les fièvres fait disparaître aussi les moustiques. Les fièvres de première invasion ne règnent qu'à l’époque où les moustiques abondent : pendant le reste de l’année, on n'observe que des rechutes. C'est pendant la nuit qu'on est le plus disposé à contracter le paludisme, et c'est pendant la nuit que les moustiques s’acharnent le plus après leur proie. D'autre part, on à remarqué que dans les maisons des localités palustres, les étages supérieurs étaient plus sains que le rez-de-chaussée ou le premier étage ; or les moustiques abondent surtout au niveau du sol.
La prédisposition aux fièvres est d’autant plus marquée que la peau est plus fine, plus délicate ; les enfants qui ont tant à souffrir des moustiques sont plus éprouvés par les fièvres palustres que les adultes; tandis que les nègres dont [a peau est épaisse, résistante, et qui sont très peu sujets aux piqüres des moustiques, jouissent d’une immunité remarquable pour le paludisme.
Cependant, il n’est pas probable que les moustiques puissent inoculer le paludisme directement, d'homme à homme, car les fièvres palustres ne se répandent pas par contagion, alors même que les moustiques abondent. En effet, la plupart des tentatives d’inoculation d'homme à homme ont échoué entre les mains de Dochmann; des
inoculations dans le tissu conjonctif faites par Mariottu
lhématozoaire le même rôle qu'il joue dans la transmis-
RS EL eus .
pouvoir. roller les conditions d'ino lat
neuse nécessaires ds Le transmission du
ne Peut-être le nee joue- t-il vis- ne
défendu cette opinion émise par M. Laveran, et a prouvé les métamorphoses diverses de Phémalézoare dans le.
corps de Pinsecte.
D’après Manson, nous verrons que les flagelles de
l'hématozoaire représentent le premier stade de la vie
libre du parasite, et ils se comportent comme les filaires
embryonnaires dans le corps des moustiques qui se sont
gorgés de sang palustre ; ils traversent la paroi de. la po-
che stomacale et vont se loger dans le corps de l’insecte où s’accomplit une phase de leur évolution. Lorsque le moustique, après avoir pondu, meurt à la surface de l’eau où de la terre humide, le parasite rentre dans une
larve de moustique ou bien il est mis en liberté. L'homme
pourrait s’infecter en buvant de l’eau dans laquelle sont
venus mourir les moustiques gorgés de sang palustre ou bien par inhalation des poussières provenant des marais desséchés.
D'autre part, Ross a soumis à la piqûre de moustiques un malade atteint de paludisme dans le sang duquel se
trouvaient des croissants, et il a constaté que les crois-
sion de la filariose. Nous verrons plus loin que Manson ae
ion Fe re see . fus dy qu' on n’en a pas par te la lactation: une femme qui a Ja fièvre palustre, dit M Laveran, est assurément une mauvaise nourrice et on comprend | que des. accidents se: produisent chez l'en- Mr qu elle allaite, mäis il paraît improbable qu’ ‘elle. | puisse transmettre le: paludisme à à cet enfant.
AP appui de ce que nous venons de dire, M. Langlois, dans une étude intéressante, a montré le rôle joué par les insectes dans la transmission de certaines maladies
infectieuses.
Bien avant les théories nouvelles sur le principe des agents infectieux, les croyances populaires avaient attribué aux insectes un rôle actif dans la propagation de certaines affections, notamment dans le charbon. Les mouches dites charbonneuses étaient ainsi nommées parce qu’on les accusait de transporter le germe des animaux morts aux animaux vivants, animaux ou hommes. Cette opinion fut adoptée par Davaine; il insiste sur la multiplication des cas de charbon dans les étables où on trouve des mouches toute l’année, sur la rareté, par contre, des accidents dans les endroits où les insectes disparaissent pendant l'hiver. Bolinger, qui partage
cette opinion, fait remarquer que de véritables épidémies
indemne je immenses done marécageux dei de She rie, où mouches et moustiques. sont en si grand nombre qu'ils forment de véritables nuages, tourbillonnant autour des voyageurs et rendant la traversée si pénible. 2
Les observations directes sont également contradictoires: les sujets atteints incriminent souvent la piqûre de d'insecte, mais il est presque toujours impossible de la constater directement, et Bojanus disait déjà: «Il se produit au début un petit point noir qui est regardé faussement comme une piqure d'insecte. » Larrey, Schweder, Schwab et bien d’autres attribuent l’idée de la piqüre à la douleur lancinante localisée en ce point. Mais d’autres médecins sont moins sceptiques. Budd cite deux cas de charbon produits par des piqûres de moustiques. Blanchard attribue aux stemoxys un rôle important. Citons le cas d’'Édouard : une pustule se développa après la piqüre d’un insecte, et Chauveau trouva dans la pustule la bactéridie charbonneuse. |
Les premières expériences directes furent entreprises par Raimbert en 1867, qui essaye de nourrir des
mouches avec du sang charbonneux. Davaine, Alessi,
Railliet poursuivent ces études et montrent que la mou-
ua
res, et. il ne e réussit Pas à necienn animal di
ne Pre avec opens des ns et LS dé- AE
croissance de l'épidémie quand ces diptères disparais-
__ saient; maisles premières recherches expérimentales sont dues à Maddox, 1885.11 nourrit des blattes, des guëpes, des abeilles et des mouches ordinaires, musca vomiloria, avec”
des cultures du vibrion cholérique et constata existence
de ces vibrions dans les déjections des mouches.
__ Tizzoni et Catani, 1886; Sawetschenko, 1892; dans des expériences conduites avec méthode, arrivèrent aux - mêmes résultats ; il parait même que le vibrion choléri-
que trouverait dans l'intestin de la mouche un milieu : favorable, puisque les déjections riches en nombreuses bactéries indifférentes ne renfermeraient plus au bout de quelques heures que le vibrion presque complètement isolé. Nous passons sur les expériences pourtant concluantes de Simond et d'Ofelman et les observations de Macray, Hafkin et Simpson à la prison de Gaya; de Buchanam, dans les Indes également, qui montrent les mouches volant des déjections des cholériques surle lait etleriz destinés aux prisonniers, et l’année de l'épidémie coïncidant avec une véritable invasion de ces insectes,
à ques, puis s
Monte
ce lait re trouve infecté, Pendant. ca
| ne sPépidéie de ve spot à gui Fe
américaines réunies en vue de nine de
not d ee
peuvent être ainsi transportées par les mouches; Hoff-
mann (1888), trouve le bacille tuberculeux dans les
déjections des mouches recueillies dans les salles
d'hôpital et inocule des cobayes avec le suc des mou-
ches écrasées, qui avaient été nourries (?) avec des cra-
chats de tuberculeux.
Ce sont les mouches qui seraient accusées d’entrete-
nir l’ophtalmie d'Égypte ou l'affection similaire quirègne admirablement en Floride (Schwartz-Rilley); la frambezia, affection ulcéreuse des pays tropicaux, les mouches se posant sur les ulcères et allant ensuite inoculer des sujets sains (Alibert, Hirsch); le bouton d'Alep, que les indigènes de Raschkent appellent le paschachurdj, le mal des mouches (Laveran, Flemming, Weber); la trichine, d'après Gerlac, pouvait être transportée par ces agents ailés, car ayant nourri des mouches avec de la viande
trichinée, il a constaté des trichines dans le corps des
On comprend que toutes les maladies infectieuses
F >rver, n a, en réalité, rien de bien caractéristique, re est,
comme le fait remarquer Héricourt (Revue des Revues, | : 1899, 1 1 avril), un rôle banal, doublant en quelque sorte celui du vent, qui transporte les poussières VUE
111es excrétions virulentes desséchées.
Il n’en est plus de mème du rôle des moustiques, Tente pour ainsi dire spécifiques de la filariose, de la
malaria, de la fièvre du Texas, de la nagana. Ici l’action
est beaucoup plus particulière, partant plus intéres-
sante.
La filaire de Médine, répandue sur toutes les côtes
africaines, est un ver filiforme, atteignant parfois un mètre
de longueur et qui se développe dans le tissu conjonctif
sous-cutané. Mais pendant longtemps son mode de pénétration a été inconnu. Aujourd’hui les moustiques sont incriminés ; toutefois leur rôle est encore discuté. Pour les uns, les moustiques prennent les embryons de la filaire dans l’eau où ils séjournent et les inoculent par piquüre. Pour les autres (Manson), le moustique se charge des embryons en pompant le sang des individus malades, puis va infecter les mares et les cours d’eau. Là, les embryons qu'ils abandonnent subissent une série de développements, puis sont repris par l’homme ou les animaux avec l’eau de boisson.
C'est encore par le même mécanisme que Manson expliquera la propagation de la malaria par les moustiques : ces insectes chargés de parasites venaient mourir dans l’eau qu’ils infectaient ainsi.
GuIBERT. 2
; Le FAT deu usée ef que nous venons de nee
ses
Cette opinion est loin d’être admise : les hématozoaires absorbés par les moustiques traversent les parois de l'appareil digestif et peuvent arriver bien vivants dans la glande à venin: (Nuttal.) En mettant dans une cage en verre des oiseaux sains et des moustiques gris infectés, Ross a retrouvé chez ces oiseaux le protéosome type.
Grassi, Bastianelli et Bignami ont tenté la même expérience sur l’homme: quatre individus indemnes de tout antécédent malarique ont été soumis aux piqüres de culex pipiens. Capturés dans des régions infectées, le résultat fut négatif; mais dans une seconde tentative faite avec Le culex malariae anapheles claviger, un des sujets en expérience, ainsi que le garcon de laboratoire, furent pris d'accès de fièvre caractéristiques.
Laveran avait déjà, nous l'avons dit, insisté sur Le rôle possible des moustiques en montrant que la présence des moustiques coïncide presque toujours avec la fièvre palustre, et que là où ils manquent, même à proximité des localités malariques, la fièvre palusire n’est plus endémique.
La théorie des moustiques, grâce aux recherches de Manson, de Ross, de Mac Callum, etc., paraît aujourd’hui démontrée.
Dès 1848, Nott aflirmait déjà le rôle joué par les moustiques, dans la dissémination de la fièvre jaune. Les mêmes conditions climatologiques, qui assurent le développement du germe du vomito negro, assurent, disaitil, la pullulation des animalcules: infusoires, insectes, etc., qui servent ainsi de moyens de transport.
En 1886, Finlay reprend cette opinion, apporte des observations nombreuses et intéressantes sur le culex
mosquito et le culex cubain ; il suppose que l’immunité
d certains indivi lus ontre La fièvre jaune est due : à une inoculation préventive par les moustiques, et, passant rapidement de la théorie à la pratique, il vaccine avec du sang de moustique un certain nombre d'individus, entre
. autres une communauté religieuse.
Les 33 vaccinés restèrent indemnes, alors que 6 autres religieux, qui n avaient pas été inoculés, succombèrent à la fièvre jaune. L'absence d'expériences rigoureuses
ne permet pas de juger ce procédé, vivement critiqué par Koch et par Sternberg. i Ilexiste, en Afrique, une maladie infectieuse qui frappe le bétail et qui, depuis longtemps, a été attribuée par les indigènes à la piqüre d’une mouche, la tse-tsé.
Cette maladie, appelée par les indigènes nazana, et qui est identique comme symptômes avec la sura observée dans les mêmes conditions aux Indes eten Birmanie cause des ravages énormes.
Tous les auteurs, à l'exception de Lingard, s’accordent pour incriminer la mouche tse-tsé, mais, pendant longtemps, on crut qu'il s'agissait d'un véritable venin injecté par cette mouche ; on soupconna ensuite un agent pathogène analogue au bacille charbonneux. Les recherches de Bruce, confirmées par celles de Koch, de Kanthack et Durham, etc.…, ont définitivement établi qu'il s’agit d’un hématozoaire que l’on a pu identifier avec le trypanosoma Evansi. Nous nous contenterons de citer une des expériences décisives de Bruce. Il emporte des mouches tse-tsé dans la contrée d'Obourbo où la maladie est inconnue, les laisse jeûner ei jours, puis les met en contact avec des chiens rasés. Malgré de nombreuses piqüres, les animaux restent indemnes ; les
ise-tsé n'avaient plus de parasites. Mais ces mêmes
Hoiches Lente ensuite transportées : sur des chiens mala-
des, puis, après s'être gorgées de sang, reportées sur les chiens sains, et ceux-ci prirent alors la nazana après une incubation de huit à quatorze jours. Il semble que
la mouche pompe l’hématozoaire dans le sang des ani-
maux sauvages pour le porter ensuite sur les animaux domestiques; dans les contrées où le gros gibier à disparu, la nazana perd rapidement son intensité. Il ressort des recherches de Kanthack, Durham et Blanford que le sang reste infectieux pendant vingt-quatre heures au plus ; qu’il n'y a pas production de toxines ; car filtré il est inoffensif, mais, par contre, ne confère aucune immunité.
Le passage répété à travers des séries de sujets ne modifie en rien la virulence du trypanozoma. Aucune vaccination n'a pu réussir, l’arsenic seul paraît agir eflicacement.
Les observations de Tiktinc, en 1897, sur le rôle des punaises dans la transmission de la fièvre récurrente, sont assez précises. Il avait été frappé de ce fait, que la plupart des cas de typhus observés à Odessa provenaient des asiles de nuit et que les hôtes de ces asiles étaient dévorés par la vermine : puces, punaises, poux, ete... Ces parasites pouvaient jouer un simple rôle adjuvant, en déterminant des lésions de l’épiderme protecteur. Mais l'examen microscopique de ces différents insectes lui permit de reconnaître, dans le sang des puces et des punaises, les spirilles ou spirochaètes caractéristiques du typhus récurrent. Pour s'assurer si ces spirilles avaient conservé leur virulence, Ticktinc appliqua des punaises à jeun sur la peau de singes atteints de fièvre
récurrente, recueillit ensuite le sang de ces punaises et
. ne réussit que si les pataises Por sont transportées
à immédiatement sur l'autre animal ; si on laisse un interca valle de quarante-huit heures, l'inoculation est négative ét l'examen du sang des punaises montre que les spi- 5 rilles sont immobiles et en voie de disparition.
Ainsi par cet intéressant travail se trouve confirmé
le. ue par les insectes dans la transmission de cer-
taines maladies infectieuses et rendue acceptable la théorie de Manson, sur le rôle probable des moustiques dans la dissémination du paludisme, théorie séduisante que nous allons exposer.
Bien que l'Angleterre soit un pays peu propice à l'étude du paludisme, Manson à pu néanmoins relater quelques faits intéressants que nous tenons à signaler et qui complètent ce que nous avons dit.
Le parasite dans le sang humain. — Si l'on étudie le sang d’un homme atteint de fièvre tierce simple, on voit que pendant le frisson ou une heure auparavant, on y trouve des corps pàles, composés de 12 à 20 sphérules et renfermant des blocs de pigment noir. Ces corps séjournent à l’intérieur d’un globule rouge, car un examen attentif permet de découvrir fréquemment, à leur périphérie, un anneau fin où l’on décèle de l’hémoglobine. Si l'on colore un corps, on voit que chaque petite sphérule renferme un nucléole entouré d’un protoplasma plus elair. Outre ces corps, ont en voit d’autres tout à fait analogues, mais dépourvus de la zone d’hémo-
globine, ce sont les mêmes parasites, mais ils se sont
échappés du globule rouge qui les contenait et 1 ass
ils apparaissent comme brisés, les sphérules semblant indépendantes les unes des autres. Enfin, dans la même
préparation, on peut voir de ces sphérules complètement isolées et flottant librement dans le sérum. Un examen
plus attentif permettra encore de trouver sur certaines
hématies de petites taches pâles, animées de mouve-
ments amæboïdes plus ou moins vifs, et si l’on colore ces taches avec du bleu de méthylène, on constale l’existence d’un nueléole bleu foncé, entouré d'une zone protoplasmique mince et légèrement teintée. Examiné
quelques heures plus tard, ce sang ne montrera plus ni
les corps à sphérules, ni les sphérules isolées, ni les
corps épi ou intraglobulaires; mais alors apparaissent
des traces amæboïdes pâles, à mouvements très actifs, dans lesquelles la coloration décélera encore un nucléole, mais périphérique, et un protoplasma toujours faiblement teinté mais en quantité plus notable.
Plus tard encore, on retrouvera ces mêmes corps, mais plus volumineux, plus pâles et contenant en outre un où plusieurs grains d'un pigment noir ou très foncé, animé de mouvements. La coloration déeèle toujours un nucléole, qui,cette fois, est vésiculeux et difficile à distinguer du protoplasma ambiant.
Enfin, quelques heures avant le futur accès, les grains de pigment semblent plus grossiers, leurs mouvements sont plus lents, le nucléole est presque indistinct et le pigment constitue le corps presque tout entier. Celui-ci, d’ailleurs, s’est ou collecté au centre, ou disposé en lignes rayonnantes, ou disposé par petits groupes disséminés. Alors le frisson étant proche, on retrouve de
nouveau les corps à sphérules, et si l’on renouvelle les
JC 4 n Deer, DEN ue ee Æ! M PE La x
xamens Fe de. divers accès, toujours on retrouve
les mêmes corps, aux mêmes époques et ÿl faut bien con- 7 clure que chaque forme succède à une suivant un cycle régulier, presque mathématique. Le gros corps pigmenté intraglobulaire est le parasite mûr, les corps à sphérules sont le même parasite ayant des sporules qui, se répandant
ultérieurement dans le sang, s’attachent à des hématies, les pénètrent, et s’y développent aux dépens de l’hémoglobine qu'ils digèrent et excrètent sous forme de pigment. Le cycle complet dure environ quarante-huit heures.
Telle est en résumé l’histoire de la vie du parasite tierce. Avec des variantes dans la durée du cycle, la couleur, la forme et les mouvements des parasites, ona une histoire identique pour les plasmodies de la fièvre quarte et pour celles des fièvres malignes.
Latence du parasite. — Comment expliquer cette latence des parasites, cette cessation et cette réapparition des phénomènes pyrétiques ? On peut en effet rester des semaines, des mois, des années même sans accès paludéen, puis de nouveau survient une attaque aiguë et de nouveau aussi reparaissent dans le sang ces parasites, qui avaient depuis longtemps disparu du sang circulant. Le parasite a donc dù sommeiller ; mais où, sous quelle forme ? Quelsagents, quelles circonstances ont provoqué son réveil, ont causé son sommeil? A toutes ces questions, la science ne peut répondre.
Existence du parasite hors du corps humain. Méthode d’investigations pour ces recherches. — I est incontestable que ce parasite du paludisme vit hors de l'organisme humain, il est également certain qu'il n’est pas transmissible d'homme à homme, contrairement à ce qui à
lieu pour le germe de la variole par exemple,
Comment trouver cotte forme extrahumaine Fälige deux voies ouvertes. On peut chercher au hasard dans la nature des germes ayant des analogies morphologi-
ques où autres avec la plasmodie malariale, puis s’efforcer de démontrer expérimentalement l'identité des deux germes. Mais une autre méthode consiste à supposer que le Es tel qu’on le trouve dans le sang humain, n’y subit qu'une phase de son existence et alors on s’efforcera de le suivre hors du corps humain.
Beaucoup de travaux ont été faits en suivant la pre-
RARE . A D Er SNS Lg: Vs, * mière voie, on à exploré le sol, l’eau, l'air des régions
paludéennes, on y a trouvé des myriades d'organismes,
et successivement Salisbury signalait ses palmelles,
Balestra ses algues, Schurtz son oscillaria, Tommasi-
Crudeli son bacille, etc., mais toutes ces recherches ont été vaines et pourtant il est plus que probable que le microbe du paludisme pullule dans l'air, dans l’eau, dans le sol et sur la peau des fruits et légumes des régions à malaria. Re
Méthode suivie dans l'enquête actuelle. — C'est la deuxième voie qu'a suivie Manson.
Le parasite, dit-il, se multiplie chez l’homme pour
une des trois raisons suivantes: 1° parce que l’homme
est une résidence nécessaire à l’évolution et à l'existence
du parasite comme espèce ; 2° parce qu'ayant pénétré accidentellement chez l’homme le parasite y trouve un milieu adéquat à son existence et s’y maintient, bien que ce milieu soit peu favorable à la vie de l'espèce, bien qu'il puisse vivre en d’autres milieux. En un mot l’infection malariale peut être un exemple de parasitisme de choix.
Assurément l'homme n’est pas un milieu indispen-
“Avr à Hs vie de Lente malariele, car fs est des régions
paludéennes où l’homme ne pénètre jamais ou très rare-
ment, et de plus la malaria est rare dans les villes où les
hommes abondent. Comme Blanchard l’a dit, la plasmodie préexiste à l’homme. k
Une caractéristique du parasitisme accidentel est sa rareté extrême, ce n’est pas le cas pour la malaria, et, de plus, dans le parasitisme accidentel, il ny a d’ordinaire pas de reproduction du parasite. Or, non seulement le germe paludéen se multiplie chez l’homme, mais encore il peut après une latence plus ou moins ‘longue de nouveau repulluler. Enfin, si la présence, de l'hématozoaire du paludisme n’est qu'accidentelle chez l’ homme, il faut conclure qu’il en est de même pour tous les membres de cette famille des hématozoaires dont le nombre va croissant chaque jour. C’est ainsi, comme nous le
verrons, que Danilewsky a tronvé presque constamment
dans le sang de certaines espèces d'oiseaux un hémato-
zoaire très voisin de celui de l’homme. Si l’hématozoaire de l’homme n’est qu'accidentel, pourquoi n’en serait-il pas de même pour les autres ? Si donc l’hématozoaire du paludisme n’est présent chez l’homme ni comme accident, nicomme y traversant une phase indispensable de son existence, il faut bien conclure, puisqu'il se multiplie chez homme, qu'il y trouve un hôte alternatif, qui lui convient et duquel il peut s'échapper pour propager son espèce. L'homme, en un mot, n’est qu'un milieu où le parasite peut vivre, mais le parasite n’est pas qu’un visiteur accidentel, c’est un parasite de l’homme et il s’y loge non pas seulement dans son propre intérêt mais dans celui de l’espèce à laquelle il appartient.
Manière dont le parasite s'échappe de l’homme. — Les
parasites pour sortir du corps de leur hôte ont souvent des facons bizarres etcompliquées, presque incroyables.
Ainsi les parasites intestinaux se multiplient hors du
corps de l'homme au moyen de leurs œufs déposés dans
les fèces ; les parasites du poumon confient leurs œufs
et leurs petits au mucus bronchique, etc. Quel procédé emploie l'hématozoaire de Laveran ?
Si, ayant une préparation de sang paludéen sous le microscope, on prolonge l'examen pendant quinze ou vingt minutes au plus, on ne tarde pas à voir apparaître une nouvelle forme du parasite: le corps flagellé (dont suit la description). Manson n’a jamais trouvé ces corps dans le sang circulant, et, selon lui, ils n'apparaissent qu'un certain temps après que le sang est sorti des vaisseaux.
Quelle est donc la nature de ce corps, son époque ‘d'apparition, son but, son interprétation ? À un certain moment, si on examine le sang d’un paludéen atteint de fièvre tierce, bien que la plupart des corps intraglobulaires aient disparu, sans doute parce qu'après leur sporulation ils ont disséminé leurs spores, on peut néanmoins trouver encore quelques-uns de ces parasites intrahématiques et, si l’on s'attache à en suivre un, il peut arriver quon le voie abandonner l’hématie et devenir un corps sphérique libre. De cette constatation on peut conclure que le corps sphérique libre n’est autre chose qu'un corps intraglobulaire qui à abandonné l’hématie qui le contient.
Il est possible à un moment donné qu'on voie le pigment de ce corps agité de mouvements violents, puis le corps lui-même se contournera, s’étirera, puis enfin
brusquement surgiront de longs flagella, Tel est un des
ie lamelles ainsi. Des on ne trouvera de corps
flagellé, ce qui prouve bien que ces DORE n existent ja.
mais dans le sang circulant. FR Enfin si l’on examine le sang d’un paludéen qui a souffert pendant un temps plus où moins prolongé de ces fièvres malignes, appelées bien à tort fièvres estivoautumnales, outre les formes décrites jusqu'ici, on en rencontre encore une nouvelle : le corps en croissant, parasite qui ayant vécu dans un globule sanguin en a dévoré l’hémoglobine. Entre les deux cornes du croissant, on trouve les unissant, une ligne fine, vestige du globule rouge.
Si l’on poursuit un certain nombre de ces croissants, on en verra quelques-uns, changeant brusquement de forme, devenir ellipsoïdes puis sphériques. Dans le eroissant, il y a toujours du pigment immobile, et immobile | il reste pendant cette première transformation, mais quand le croissant est devenu un corps sphérique bientôt ce pigment manifeste des mouvements énergiques, qui le diffusent dans tout le protoplasma : en même temps, on voit le corps sphérique s’agiter lui aussi et tout à coup des flagella sont projetés à la circonférence. :
Cette transformation si intéressante des corps sphériques et des croissants en corps flagellés est-elle due à un phénomène dégénératif ou est-elle une évolution vitale, une étape normale de la vie du parasite ?
Pour Manson, c'est la première phase de la vie extra-
humaine de la plasmodie.
Fe =
Le corps flagellé ñn est pas une plasmodie dégénérée. PRES
Blanchard, Labbé, Grassi, Marchiafava, Bignami et d’au-
tres soutiennent que le corps flagellé est une forme dégénérée du parasite. Mais cette hypothèse est bien He
difficile à admettre étant donné que d'ordinaire la viese
manifeste par le mouvement, la locomotion et que les
formes si nettement définies indiquent plutôt une organisation parfaite qu'une dégénérescence.
C’est surtout quand le sang se coagule, se refroiïdit, meurt en un mot, qu’on voit paraitre ces flagella à mouvements convulsifs, agoniques ; quant aux oscillations, les dégénérationistes les font remarquer par les mouvements browniens. Mais on objecte que cette température inférieure à celle du corps humain est une condi-
tion essentielle pour que cette forme spéciale du parasite
puisse se développer. Quant aux mouvements browniens,
jamais ils ne sont aussi réguliers, aussi étendus que ceux du pigment dans les parasites au moment de leur transformation,
Il n’y a qu'un petit nombre de corps sphériques ou en croissant qui se transforment en corps flagellés : donc, disent les dégénérationistes, c'est une métamorphose accidentelle, exceptionnelle. Mais il faut bien reconnaître que les conditions de développement des parasites sont peu favorisées par leur séjour entre deux lames de verre quiles compriment.
Les corps flagellés sont eh somme rarement obserés.
Fonctions des corps flagellés. — On voit donc que les
corps flagellés dérivent toujours d’un corps intraglo-
bulaire, car les croissants sont évidemment des COrpS
intrahématiques, qui ne sont pas devenus sporulés pour
ile a dire pour. i
à he parasite. Une preuve à Vaso” de cette opinion, e est
qu'on voit des corps sphériques dérivant de crois-
sant ne pas donner de flagella et se transformer en corps sporulés, en corps en rosettes. Les flagella seraient donc l’analogue des sporules ; mais dans un cas la sporule sera intraplasmodique, dans l'autre extraplasmodique ; la première est destinée à donner des parasites intra-humains, les autres, des parasites extrahumains, mais tous deux ont pour fonction la conservation de l'espèce. |
Détails sur le mode d'échappement du parasite. — Tout parasite pour s’échapper du corps de son hôte a quatre méthodes : il peut s'échapper grâce à ses propres efforts, ou grâce à ceux de son hôte, ou avec l’aide de quelque agent extérieur ou enfin par le fait de la décomposition post mortem de l’organisme qui lui donnait asile.
Il est peu probable, il est même impossible d'admettre que la plasmodie quitte le corps humain par ses propres efforts ou grâce à nos efforts personnels (excreta, hémorragie). Il ne reste donc que les deux derniers Dee d'évasion de l'organisme.
La théorie du moustique. — Cherchant quel pouvait bien être l’agent extérieur qui enlevait la plasmodie, Manson pensa, comme Laveran l'avait antérieurement dit, que la plasmodie était un parasite sanguin passif, elle devait s’échapper de notre corps comme le font parexemple les para-
sites musculaires passifs, qui, d'ordinaire, sont ingérés
par les carnivores. La plasmodie devait donc être avalée
par quelque suceur de sang : la punaise, la . mouche, le
pou, la sangsue, le moustique.
La distribution géographique de la malaria el d'au.
tres considérations appellent l'attention sur les moustiques. Ne sait-on pas en effet que fréquemment malaria et moustiques se rencontrent dans les mêmes régions marécageuses.
Analogie avec la filaire. — En outre, Manson avait depuis longtemps remarqué des analogies de structure, d’exigences, de coutumes entre la plasmodie et la filaire, parasite dans la vie duquel le moustique joue un rôle si important. Plasmodie et filaire sont en effet des parasites sanguins et doivent pour continuer la vie de l’espèce quitter le corps humain. La filaire a une gaine protectrice, la plasmodie a pour gaine Phématie. La filaire est ainsi enveloppée afin de l'empêcher de sortir des vaisseaux sanguins, ce qui lui permettrait de se réfugier dans les tissus ambiants où les moustiques ne pourraient plus la recueillir. La filaire a une armature orale très puissante, qui semble toujours disposée à travailler, la gaine protectrice empêche l'emploi inutile et prématuré de cette armature, qui plus tard sera très utile. De même la plasmodie est enfermée dans le globule rouge, car si elle était libre dans le sang, elle serait mangée par les phagocytes. La filaire est enfermée pour empêcher son suicide ; la plasmodie, pour prévenir son meurtre. La nature a engainé ces deux parasites dans le même but : la conservation de l'espèce.
La gaine de la filaire est toujours facile à démontrer; il n'en est pas toujours de même pour celle de la plas-
modie ; néanmoins on peut parfois apercevoir la plasmo-
die. au moment même où elle > laisse son globule rouge engainant. $
La phagocytose et le parasite de da malaria. — ont que le parasite paludéen reste inclus dans l’hématie et
tant que celle-ci n’est pas trop profondément altérée, le parasite est à l'abri du phagocyte; mais dès qu’il est à maturité, qu'il devient libre et qu'il flotte dans le sérum, il devient une proie facile pour les phagocytes ; mais jamais Manson n’a vu un parasite intraglobulaire ingéré par un macrophage; par exemple jamais on ne trouve un croissant dans l’intérieur d’un phagocyte, on y trouve fréquemment au contraire des corps flagellés.
Filaire et plasmodie quittent donc leur g gaine lorsqu’ il s’agit de s'échapper de leur hôte.
Comment s'échappe la filaire de sa qaine. — Pour étudier ce mécanisme, il faut placer ce sang contenant des filaires dans un endroit frais, au besoin sur de la glace ; après quelques heures, on examine au microscope et à la température de la chambre. Alors on voit la filaire refroidie, engourdie, récupérer peu à peu ses mouvements actifs, mais en outre des mouvements de frétillement qu'on rencontre en tous temps chez la filaire normale, on constate bientôt que le parasite est animé de mouvements d’une espèce tout à fait particulière et différant complètement du frétillement habituel. En effet, la filaire s’agite dans son sac avec l'intention bien évidente de le rompre. Le froid auquel le sang a été soumis à eu pour effet de chasser l’'hémoglobine des globules rouges pour se diffuser dans le sérum, qui par suite s’est épaissi, et cet épaississement du liquide favorise ou même provoque la sortie de la filaire. Dès que
celle-ci a laissé son enveloppe, on la voit parcourir le
= Sat — champ du microscope : la locomotion a remplacé le frétillement stationnaire. " : ee Nous avons vu de même que le croissant, retiré de la circulation, reste sans mouvement dans son enveloppe,. mais dès qu’il a rompu sa capsule et qu'il devient libre, il se transforme en corps flagellé qui jouit de mouve-
ments de locomotion.
Manson croit que la gaine filarienne a pour but d’éviter l’usage de l’armature orale de la filaire, afin que celle-ci ne puisse s'échapper dans les tissus voisins où l'ami moustique ne pourrait plus la recueillir. Mais dès que le moustique a introduit dans son estomac la filaire avec du sang ambiant, celui-ci se trouvant alors dans les mêmes conditions que lors de l'expérience du refroidissement, la filaire quitte sa capsule. Elle doit alors abandonner l'estomac du moustique afin de pénétrer dans les muscles du thorax de l’insecte, car c’est là seulement qu’elle peut achever sa métamorphose. Elle doit donc parcourir tout l'estomac, ce qui lui est facile grâce à ses mouvements de locomotion, puis quand elle a atteint la paroi stomacale, grâce à son armature orale intacte, elle va la perforer et finalement se loger dans les muscles thoraciques.
Comparaison de la filaire et de la plasmodie. — Comme la filaire, la plasmodie est engainée par le globule rouge ; comme la filaire, elle laisse son enveloppe à un moment donné et jouit alors de mouvements réels au lieu de simples oscillations. Comme pour la filaire, le moustique sera pour la plasmodie un agent libérateur.
Suivons le germe malarial dans l'estomac du moustique et supposons que le suc gastrique ne le tue
point où du moins respecte certaines de ses formes.
SA Ms
. Qu’e arrive-til |
Dans L'intérêt de Le vie ‘de l'espèce plasmodiaire, quel but vont remplir ces spores, qui sont sans mouve- Poste qui ne sont plus protégées par. les hématies, qui. ne peuvent même plus chercher à s'y réfugier puisque Dante Da. “ ces hématies ont perdu leur hémoglobine ? Si elles sont : Re + | vivantes, ces spores seront dévorées par les phagocytes ; si elles sont mortes, le suc gastrique les digérera. |
x ge £ te
D. Si donc, en l'estomac du moustique, la sporulation ” s’accomplissait comme à l'ordinaire, ce serait lamortde RP l'espèce plasmodie. Mais, de même que la nature, pour sauver la filaire, lui a donné là propriété de se mouvoir rapidement dans l'estomac du moustique quand elle à perdu sa capsule, de même aussi elle a donné aux flagella ou spores flagellées des mouvements rapides afin de pouvoir échapper aux phagocytes et gagner une retraite favorable. Si donc l'hypothèse faite plus haut est vraie, dès que le sang malarial sera introduit dans l'estomac du moustique, immédiatement les croissants et les autres formes de l’hématozoaire qui produisent les corps flagellés devront se transformer immédiatement en corps flagellés. C’est en effet précisément ce qui arrive.
Les mouvements des flagella sont de trois ordres différents : 1° ils ontun mouvement ondulatoire analogue à celui des spirilles et qui sert à la locomotion; 2° un mouvement oscillatoire rapide, sorte de mouvement brisant qu'on voit se produire, que le flagellum soit ou non attaché à sa sphère d'origine. Ce mouvement est plus spécialement observé quand le flagellum rencontre sur son parcours un obstacle quelconque, olobule rouge ou autre. On voit alors le petit filament se redresser tout à
GuiBERT. 3
coup, puis manifester. ce mouvement vibratoire comme s ME
voulait perforer le corps devant lequel il se trouve ; HA É. il ya enfin un troisième ordre de mouvement, celui. d’enroulement, que Manson n’a jamais observé que sur les flagella libres. ET
Tous ces types de mouvement sont sous la dépendance des exigences du parasite flagellaire : le mouvement ondulatoire, notoire le transportera jusqu'aux parois de l'estomac du moustique, le mouvement vibratoire lui permettra de perforer cette paroi, que la filaire percait, grâce à son armature orale. Enfin le 3° mouvement, dit d’enroulement, serait un mouvement d’attente: quand le parasite a atteint son refuge définitif, il s’enroule sur lui-même pour attendre d’ultérieurs changements d’un caractère plus passif.
Telles sont les analogies intimes et remarquables entre l'histoire biologique des filaires et des plasmodies malariales. Mais à ce moment cette histoire cesse d’être identique, car le but à atteindre n’est plus le même; en effet, la filaire doit se préparer à rentrer dans l’homme, tandis que la plasmodie peut parfaitement vivre en dehors de son hôte. Dans un cas, la réintroduction est obligatoire, dans l’autre elle n’est que facultative.
Analogies biologiques des sporozoaires. — Voyons maintenant ce que l’on sait de l’ordre des sporozoaires, ordre avec lequel la plasmodie à tant d’aflinités et examinons dans cet ordre certaines cellules parasitaires des muscles: les grégarines et les coccidies.
Les gymnosporidies, dans lesquelles Lablé classe les plasmodies, ont beaucoup des caractères des coccidies et des grégarines. Les parasites de ces trois ordres sont
intracellulaires pendant toute une partie de leur existence ;
dessporss, allant du un hôte à à un.
An bete et pe coccidies ne se prophges point.
hors du corps de leurs hôtes respectifs, mais il est probable ‘que leurs très proches alliés, les gymnosporidies, Pac H 4e __ tels que la plasmodie de l'homme et les haltéridies et les |
protéosomes des oiseaux, ne vivent que peu de temps
| comme organismes libres, sauf à l’état de spores latentes, mais elles sont toujours parasitaires durant leur vie active !, | de propagation. Aussi Manson pense-t-il que le but pour | lequel la plasmodie sort de l'estomac du moustique est 3 de gagner quelque cellule du corps de cet insecte où |
elle pourra se développer, sé sporuler comme elle le fait
dans le sang de l’homme et comme ont coutume de le faire les grégarines et les coccidies.
Dans quelle partie du corps des moustiques, dans quelle cellule se réfugient les flagella ?
Rien ne le dit et, vu la minutie de ces investigations, on ne le saura peut-être pas de longtemps. :
Les aventures d'un flagellun. — Le médecin-major Ronald Ross, qui a fait de remarquables travaux sur les migrations des plasmodies dans le corps des moustiques, a décrit ces aventures. « Je trouvai, dit-il, dans le sang d’un paludéen, trois flagella et je pus suivre l'un d'eux pendant trois heures. Il rencontra bientôt un phagocyte au contact duquel il resta si longtemps que jele crus dévoré, il n’en était rien, il avait au contraire attaqué et perforé le phagocyte, la lutte avait duré un quart d'heure. Alors il se dirigea vers un autre ennemi qu'il perca en plusieurs points alors que le phagocyte cherchait à l'envelopper. Finalement le phagocyte sembla vouloir abandonner la
lutte, mais le flagellum lPattaqua de nouveau. Après 50
i minutes, alors que le flagellum paraissait épuisé, un troisième phagocyte s’approcha rapidement, mais à peine était-il à portée du flagellum que celui-ci, laissant son deuxième ennemi mort, s'élança sur le nouvel assaillant ve
et en quelques minutes le mit en déroute. À ce moment, le flagellum était devenu beaucoup plus visible, ses mou-
vements étaient moins vifs, enfin un gonflement parut en son milieu, peu à peu il augmenta et après trois heures l'animal mourut en s’enroulant sur lui-même. » |
De ce drame, Ross conelut: 1° que les He n'ont pas plus de pouvoir sur les flagella libres que sur les trypanosomes ; 2° que les flagella atteignent les phagocytes, les prenant sans doute pour des cellules d’une autre nature, car après peu de temps ils les abandonnent.
Manson adopte ces conclusions et fait remarquer que, contrairement à ce qu'’avaient dit beaucoup d'auteurs, les flagella ne meurent pas aussitôt qu’ils ont abandonné leur sphère d'attache. Il est curieux de constater que, lorsqu'ils sont attachés, les flagella ne savent pas défendre les corps flagellés, car on voit souvent de ces corps englobés dans les phagocytes. Les dégénérationistes auront beaucoup de peine pour expliquer ces luttes de flagella.
La plasmodie parasite du moustique. — X paraît prouvé désormais que, chez l’homme, la plasmodie parcourt un stade normal de son existence, mais elle devient parasite chez le moustique, absolument comme chez quelques grégarines et coccidies et elle s’y reproduit, s’y développe comme dans les hématies humaines. Mais comment sorüront ces spores de la plasmodie quand mourra le moustique, comment se répandront-elles sur le sol, comment
se réintroduiront-elles dans le corps de l’homme ?
d’une eau pa Six Ru tard environ il quitte
son abri et, se placant à la surface de l’eau, il pond, puis meurt, entrainant le plus souvent ses œufs avec lui au
Des
ond de l’eau. Chaque œuf donne naissance à une petite larve qui nage. Ces larves, très voraces, se développent
très vite et enfin passent au stade de nymphe; alors la
nymphe flotte quelque temps sur l’eau, puis finalement
la coque se rompt et il en sort un jeune moustique qui flotte sur l’eau jusqu'à ce que ses ailes soient devenues suffisamment puissantes pour lui permettre de voler. Ces larves de moustique sont tellement voraces qu’elles dévorent tout ce qu'elles rencontrent et une des premières choses qu’elles ingèrent, c’est le corps de leur parent que l'humidité et la putréfaction ont suffisamment ramolli. Histoire d’une gréqarine de moustique. — C’est à Ross qu'est due Phistoire de cette grégarine trouvée par lui dans l'estomac d’un moustique de Secunderabad.
C'est dans l’estomac d’une larve de moustique que
fut trouvée cette grégarine qui, après un stade intracel-
lulaire de courte durée, devint une grégarine, assez grande, libre et très mobile. À sa maturité, cette grégarine sort de l’estomac du moustique et pénètre dans les tubes de Malpighi, dans lesquels elle rampe pour gagner l'extrémité cæcale. Là, elle s’encapsule et engendre dans l’intérieur de sa capsule une multitude de pseudo-navicelles; soit chez le moustique à l’état de nymphe, soit quand il est à l’état d’insecte parfait, cette capsule se
rompt et laisse échapper un si grand nombre de pseudoa-
| navicelles que les tubes de Malpighie en sont. dont encombrés, distendus. Beaucoup de ces pseudo- navicelles p' sont évacuées par les fèces, quelquefois même sur Ja | peau de l’homme alors que le moustique est occupé FAN
sucer le sang.
Le développement de cette grégarine est si rapide
que de nombreuses pseudo-navicelles sont déjà émises
avant même que le stâde nymphal du moustique soit achevé, et c'est un fait très commun de trouver les membranes abandonnées par la nymphe, complètement remplies par une multitude de ces germes de grégarines. Comme, d'autre part, on sait la voracité des larves de moustique, on comprend aisément comment une fois que des grégarines ont été introduites dans une mare d’eau, les larves des moustiques doivent facilement s ’infecter.
Cette histoire ne peut-elle indiquer une des voies que les sporozoaires du moustique, la plasmodie malariale par exemple emploient pour se multiplier ? N’indique-telle pas comment la plasmodie, maladie du moustique, se répand de mare en mare dans un pays et comment elle peut infecter l'homme.
Diffusion de la plasmodie par le moustique. — Dès lors on voit comment l’homme peut ingérer la plasmodie en buvant de l’eau et comment aussi il peut l’inhaler. Les plasmodies restées dans l’eau restent latentes, dans une sorte d'engourdissement analogue à celui que provoque chez elles la quinine, elles peuvent même fort probablement s’enkyster comme beaucoup d’autres protozoaires. Les vents se chargeront de répandre dans Pair les sédiments desséchés des mares infectées et ainsi
seront répandus les germes paludéens dans l'atmosphère
sans ne ee rechercher et, ! paie terre, ces Rene se | décomposent et, ici encore, les vents emportent les . plasmodies. Ainsi Manson expliquerai les cas de malaria dans les régions sans marais.
Principes ayant. quidé les récherches: — Rouald Hoi étant en Angleterre, s’entendit avec Manson sur la manière dont devraient être conduites les expériences, très analogues d’ailleurs avec celles de Manson sur la filaire. Il fut convenu que les premières expériences seraient tentées avec les croissants, cette forme deylà plasmodie étant la mieux définie et la plus facile à reconnaître dans le sang.
Les moustiques ayant ingéré ces croissants, il devait arriver une des trois choses suivantes : 1° le croissant serait tué et digéré sans avoir subi aucun changement évolutionnel ; 2° il pouvait se faire, comme sur le champ du microscope, qu'un grand nombre de croissants persistassent dans cette forme alors qu'un certain nombre d'entre eux se transformeraient en corps annulaires ou sphériques et qu'une petite quantité deviendraient des corps flagellés ; 3° enfin un très grand nombre de croissants se transformeraient en corps flagellés et les flagella se libéreraient.
Si le premier cas se réalisait, l'hypothèse du moustique était erronée ; si c'était le deuxième, elle était douteuse; si le troisième cas se montrait, les expériences seraient continuées, l'hypothèse du moustique paraissant fort probable.
Dès son retour aux Indes, à Secunderabab, localité très paludéenne, Ross trouva un indigène cachectique,
Aboul-Kadir, dont le sang renfermait beaucoup de crois-
‘introduisit des moustiques qu ‘il avait fait éclore. 5 puis,
te alors hi Thomme | sous un ee
NPA"
quand les moustiques eurent -piqué le malade et se
| furent gorgés de sang illes retira. Il fit alors à de courts | 2 à intervalles des examens systématiques du sang de Es:
tomac des insectes en comparant soigneusement avec du
sang retiré du doigt du malade (1)...
Ross trouve que P évolution des corps flagellés se reproduit dans Pestommac du moustique. — Au lieu d’être tués et digérés dans l’estomac du moustique, les croissants, sauf quelques-uns, se développent rapidement, presque tous deviennent des corps sphériques et finalement 4o à 5o pour 100 d’entre eux se transforment en corps flagellés, c’est-à-dire que dans l’estomac du moustique, la plasmodie se comporte comme la filaire. Après de nombreuses expériences, voici la conclusion de R. Ross, tous les résultats ayant été identiques :
1° Dès qu'ils ont pénétré dans l'estomac du moustique, presque tous les croissants sont convertis en corps sphériques, et après 15 ou 20 minutes, c’est à peine si l’on trouve un ou deux de ces croissants ;
Ces corps sphériques ont des contours très nets et un protoplasma clair, qui permet de les distinguer des corpuscules ambiants. Le pigment de ces sphères est d'ordinaire groupé ; peu à peu ce pigment s’agite en même temps que le corps sphérique prend un léger
mouvement oscillatoire ;
(1) Le lecteur trouvera toutes ces expériences décrites longuement dans un article du British med. journal, 17 décembre 180.
aient mûri ensemble; 5
= après la HN On peut. trouver. ces Pis très ; prématurément, c'est-à-dire huit minutes après que le . moustique a sucé le sang. Mais alors elles sont peu K? abondantes, et leur brel va sans cesse croissant,
pouvant atteindre jusqu'à 60 pour 100 des parasites non englobés par les phagocytes. Ces sphères ne semblent plus être que des masses de pigment, qui paraît mort,
bien qu'il puisse être encore agité de faibles oscilla-
tions ; : |
5° Les phagocytes renfermant des sphères à pigment sont vus plus tard que ces sphères à pigment résiduel et vont en augmentant de nombre pendant deux heures environ ;
6° Environ 36 à 4o pour 100 des parasites ne donnent pas de flagellés et restent à l’état de corps sphériques.
En résumé: 1° dans l'estomac des moustiques tous les croissants se transforment en corps sphériques ;
2° 30 à 4o pour 100 des sphères meurent après une ou
deux heures, le reste a donné des flagellés ou a été
dévoré par les phagocytes.
Effets de la quinine sur l’évolution des corps flagellés dans le sang paludéen et dans le sang introduit par le moustique dans son estomac. — Le malade Abdul-Kadir étant
menacé d’un accès on lui donna de la quinine. Mais Ross
sr 1 ; Les sphères ai pigment cho ë 'est- à dire : x : | corps Lu ne les res se sont séparés, fe
ar %e
“continuant alors ses observations, avant d'avoir pris SERA
quinine, on pouvait constater qu’ un certain nombre des — croissants du sang du doigt se transformaient en COrpS | à
annulaires où sphériques, puis en corps flagellés, mais après l'ingestion de la quinine, cette transformation cessa et tous les croissants restèrent en l’état. Le médicament, s’il n'avait pas tué les parasites, avait du moins affaibli leur énergie vitale. Dans l'estomac du moustique
cette transformation se continua comme antérieurement
mais avec un retard d'environ 15 minutes. Il semble donc
que dans l’estomac du moustique, les conditions nécessaires à la transformation des croissants sont si favorables qu'elles triomphent de l’action de la quinime.
Expériences sur la transmission de la malaria à l'homme par l'injection d’eau renfermant des moustiques paludéens. — Ross fit ingérer à un individu bien portant une ou deux drachmes d’une eau dans laquelle étaient morts deux moustiques malariques après y avoir déposé leurs œufs. Dans l’espace de temps qu’on trouve toujours pour l’incubation expérimentale de la malaria, c’est-à-dire onze jours plus tard, l'homme avait un accès de fièvre caractérisé par de la céphalée, de l'élévation detempérature (103° F.) et de la fatigue. La fièvre dura trois jours puis cessa spontanément. Dans le sang, on trouva de nombreux parasites en forme de bague, mais pas un croissant. I n’y eut pas de rechute, ce qui laisse quelque doute dans lesprit. L'expérience fut renouvelée, mais la fièvre eut toujours des caractères équivoques.
Malgré ce pseudo-échee, il est permis d'affirmer que l'estomac du moustique est un milieu favorable au développement des corps flagellés
Objections élevées contre la théorie du moustique. — La
ee res fs AR ts À
qui » est role Doinse.
e: régions sans malaria soient les mêmes que ceux des El Fe ÿs. paludéens, il ne s'ensuit pas que fatalement la k
asmodie doive se rencontrer dans le corps de ces mous- |
tiques. Le même argument pourrait étremisiemavant | "Mr
“pour démontrer que le moustique n’est pas un agent indispensable à la propagation de la filaire ; de même AN HE BT pour le: rôle du mouton, du chien dans la propagation Æ ge des hydatides, pour le cyclope dans la propagation du ver de Guinée.
= Manson a pu, en 1895, se convaincre que le ver de Guinée pouvait vivre en Angleterre. Pourquoi donc n'y est-il pas endémique, puisqu'il est souvent introduit = dans ce pays et que le cyclope, son hôte intermédiaire, abonde dans les mares, les: fossés ? On pourrait donc produire une épidémie de ver de Guinée à Londres en répandant dans un cours d’eau un plein seau de cyclopes avec quelques vers de Guinée ; on aurait ainsi des centaines de malades atteints du ver de Guinée dans le courant de l’année ; mais à ce premier groupe s'arrêterait l'épidémie. Pourquoi? Pour beaucoup de raisons dont une seule suflit d’ailleurs, c’est que les Anglais portent des souliers et des chaussettes ; et cette simple précaution suffit pour prévenir la diffusion épidémique. Si Manson cite cet exemple, c’est afin de montrer, de saisissante facon, la complexité de ces problèmes et combien telle circonstance, qui parait banale, suflit pour
limiter, arrêter l’extension d’une maladie.
exister 72 où De n 7 a pas de is En ra taines régions de la côte ouest d Afrique, il ya da éd paludéens el pas de moustiques. Mais les enquêtes "d8 Manson lui ont démontré que dans ces localités, si Fi
des. eaux stagnantes venaient à exister, les moustiques
ne tardaient pas à y paraitre. et en outre que non loin de
ces localités sans moustique, il en existait où ces insectes abondent. Dès lors, dit-il, les vents peuvent trans-
porter le moustique paludéen ou ses débris, ou ses larves
ou même le germe de la plasmodie. De même aussi l'eau des ruisseaux, des rivières.
Objeclions biologiques. — Les corps flagellés, disent certains zoologistes, sont des formes dégénérées ou agoniques. À tous les arguments déjà cités, on peut encore en ajouter d’autres : ainsi Lister, dans l'introduction de son livre sur les Mycétozoaires, publié en 1894, montre que les spores de certains protozoaires sont placées dans l’eau, elles donnent issue à des corps amæboïdes qui, après avoir vécu quelque temps comme amibes, émettent un flagellum et se servent alors pendant un temps assez long de ce flagellum et se nourrissent de bacilles, etc... Finalement ces corps retirent leur flagelle et se divisent, chaque division vivant ultérieurement comme le corps originel, c’est-à-dire d’abord sous la forme amibe, puis sous celle de corps flagellés. Aussi Lister et son frère pensent-ils que cette exflagellation doit être regardée comme un phénomène vital.
Cependant, Gram et Feletti aflirment que le noyau ne prend aucune part à la formation des flagellés, et Labbé est aussi de cet avis. Ce serait un fait néfaste à la théo-
rie de Manson, mais d’autres zoologistes sont d'un avis
. oiseaux die de de. ee Fo réa 1 fee D. an Asso celles. He in
se EE F RL que lexflagellation n ‘est ee un pro= re + > cessus vital fs , sa NUS RATER be a De
‘Manson. en + une conclusion ares car, “dit: 7e
# Je moustique n'attaque ni le lézard ni la grenouille, et a “4 cependant les gymnosporidies de. ces animaux à sang “a
froid doivent avoir quelque voie pour continuer la vie de leur espèce, par suite ces parasites doivent avoir une 4 adaptation différente de celle des gymnosporidies de
#22 l’homme et des oiseaux.
Le moustique attaque les oiseaux. — On à encore e objecté que les moustiques n'attaquant pas les oiseaux, le processus d’exflagellation élait inutile chez ces animaux. , Mais Manson a vu les moustiques mordre les oiseaux en Chine, et de même que Lewis aux Indes.
La plus sérieuse objection présentée contre la théorie du
moustique, c'est que jusqu'à présent on n'a pas encore pu retrouver le flagellum dans le corps du moustique et qu'on ignore son trajet. Tant qu'on n'aura pas résolu ce problème, on pourra toujours nier la théorie et croire à une simple analogie avec l'histoire de la filaire.
Les hématozoaires se rencontrent chez les oiseaux
avec les mêmes caractères que chez l’homme. Depuis
. blent d’une facon frappante aux hématozoaires de Laveran, .
sitaires ressemblant à celles qu'on trouve chez l'homme
DU PETS ki ; dr À NA: tu \ ; ; { ent 5 Apr 3 o* ‘1 ; a plus de dixans, Danilewsky(r) s’est consacré à l'étude des hématozoaires d'oiseaux; il a pu constater qu’ils ressem- “a
Es
et qu'il existe dans le sang des oiseaux des formes para- te
dans les formes tierce et quarte. Aussi conclut-il à l’idenüté absolue entre les hémocytozoaires de l’homme et des animaux qui ne font que modifier très légèrement quelques-unes de leurs propriètés en s’adaptant à des conditions variées du parasitisme. Les cytozoaires de l'homme et des animaux constituent par conséquent un seul et même ordre, auquel l’auteur donne le nom d’hémasporidies, comprenant aussi les hématozoaires des poissons, des amphibies et des reptiles. Cette théorie unitaire est aujourd’hui admise par un grand nombre
d’autéurs et si Dimattei est arrivé à des résultats diffé-
rents dans ses recherches sur les parasites du sang des
pigeons, c'est qu'il n'avait que des animaux atteints d'infection chronique et n’avait pas observé chez eux d'infection aiguë avec fièvre, action favorable de la qui- ; nine, etc:
Pour rappeler et mettre en lumière toutes les données d’après lesquelles il se croit autorisé à conclure à la spécifité malarique des cytozoaires des oiseaux et par conséquent à l’existence de limpaludisme aigu chez ces derniers, M. Danilewsky donne le tableau comparatif suivant des principaux signes qui caractérisent limpalu-
disme chez l’homme et les animaux.
(1) Daniewsky. Archives russes de pathologie, de médecine clinique et de bactériologie, 1896, n° 1.
SE rh.
TE EEE ME
=, la Pos n'est pas | admise par
30 On trouve dans le sang des fébricilants un cytozoon sphérique (Polimitus) dont les flagella deviennent appréciables cinq ou dix minutes après la sortie du sang hors des vaisseaux. Ces
dans le sang tout à fait frais ou fixé
non plus de polimitus libre, mais seulement le polimitus intracellulaire.
Lus conservent pendant quelque temps leur mobilité autonome sous forme de « pseudospirilles De
5° Le polimitus sorti de lhenorne
subit rapidement la désintégration complète, surtout lorsque les flagella
sont détachés.
Ge La sporulation des cytamædes se |
fait par la réunion en un amas central de tous les grains de mélanine, le coctamibe lui-même prend l'aspect d'une marguerite (forme quarte) ou d’une rosette, d’une morula (forme lierce).
7° Dans quelques cas rares, on observe la mobilité des formes semi-lunaires de Laveran, mais en général on les considère comme des formes immo-
biles.
4° Les flagella détachés du polimi- |
d’un parasite Vies Fes à fait analogue à à la forme semi- ne SC l’homme. - RUPE RES
3° Chez les oiseaux, on observe dans
le sang, à côté d’autres micro- -orga-
|nismes, le polimitus qui ne forme de
flagella mobiles ‘que quelques minutes
LE la sortie du sang hors des vaisflagella, mobiles, ne s’observent que |
seaux, quand le polimitle sort de l’hé-
matie.
= très rapidement. On n'y trouve pas |
h° Les flagella détachés du polimi-
|tus se meuvent librement pendant 20
à 3o minutes et plus, comme des
| « pseudospirilles ».
5° Après arrachement des flagella,
Ile polimitus subit la destruction méca-
nique, probablement par suite d’imbibition intense,
6° La sporulation du cylosporon se fait autour d’un amas central de grains de mélanine, sous forme d’une mar-
guerite (s'il y a peu de grains et s'ils
sont plus grands, ils sont piriformes, à
noyau) ; ou bien sous forme d’un amas sphérique de peliles spores (morula).
7° Les formes semi-lunaires, qui naissent du cytozoon sphérique sous l'œil de l'observateur, présentent une mobilité analogue à celle des grégarines du sang (Drepanidia). Les lave-
| 8 Toutes les . de cytozoaires donnent lieu au 2°- 3e. jour de leur développement, à une métamorphose régressive de l’hémoglobine, avec formation de mélanine.
9° Les cytamæbes et les polimitus peuvent se rencontrer dans le sang des fébricitants ; isolément et indépendam-
ment l’un de l’autre.
100 Dans la forme prolongée, on observe des leucocytozoaires (parasites ; intracellulaires dans les leucocytes).
110 La microbiose malarique amène une phagocytose intense (phagocytes, microphages, mélanophages).
120 Plus la sporulation du parasite est rapide, plus l’altération de la santé est rapide et intense, plus aussi l’action du parasite est pathogène.
13° La forme de la maladie et sa périodicité sont dues aux propriétés bio-
logiques du parasite et au cyclisme de |
sa multiplication.
14° L’hyperthermie est la caractéristique de l’impaludisme ; néanmoins, dans les formes prolongées, la température peut non seulement ne pas être au-dessus de la normale, mais même tomber au-dessous (cachexie).
159 Dans l'infection prolongée, on observe la mélanémie et la mélanose des viscères, résultats de la dégénéres-
cence active des hémocytes infectées.
160 Dansl’infection malarique mixte, on trouve dans le sang à la fois le CY-
tamæbe, le polimitus et les Laverania
immobiles. Forte RARES Ten S Se 8 Toutes les formes de cytozoaires ee donnent lieu à la formation de méla-
| Ve a Le rania a intracellulaires à KE
nine aux dépens de T’hémoglobi rs
l’hémocyte pendant au moins quarantehuit heures. RTS
9° Le cytosporon et le polimitus ne se rencontrent pas toujours ensemble.
10° On observe souvent dans le sang
des oiseaux atteints d'infection chronique, des leucocytozoaires äux dépens
desquels on voit se former les polimitus et les Laverania mobiles.
119 En cas d'infection chronique, on
trouve dans la rate, le foie et la moelle osseuse, un grand nombre de microorganismes et de mélanophages.
12° La sporulation rapide des cytosporon amène une altération manifeste de la santé qu’on n’observe pas avec la
| multiplication plus lente d’autres para-
sites. :
139 Il en est de même chez les oiseaux.
14° La température chez les oiseaux étant normalement élevée, la réaction thermique peut dans l'infection aiguë,
Dans
chronique la température est normale
être insignifiante. l'infection ou légèrement abaissée.
159 Dans l'infection chronique, on observe la mélanine et la mélanose des organes, surtout de la rate, consécutive à la destruction intense de l’hémoglobine, et due à l’activité vitale du cylozoaire.
160 Chez les oiseaux atteints d’infection chronique, on peut observer
l'apparition du cystoporon sporulent,
phé e ne te A tandis d que dans le Me
on les trouve encore
; 18e Il peut arriver que des ie en | apparence complètement rétablis de la 4 malaria quittent la région palustre pour une contrée tout. à fait saine et y ont
de nouveau des accès palustres, sans
qu'une nouvelleinfection ait pu se faire.
La guérison n'était donc pas complète, |
des parasites sont restés dans le sang, et à la première occasion favorable se sont multipliés et ont Done l'auto-
infection £ {
199 Tous les parasites signalés plus
k tard appartenant au groupe d’hémos-
poridies sont des cylosporidies avant le
stade de la multiplication terminée et (d’ apparition de la mobilité.
209 L’infection malarique se distingue par ce fait, ne confère pas l’immunité;
entre autres, qu'elle l’action
pathogène des générations ultérieures
de l’hémoparasite n’est nullement affaiblie par l'affection antérieure.
| seaux une guérison apparente pendant
18° On peut observer chez Fe oi-
2-3 mois et plus, vers Je printemps on | retrouve de nouveau dans le sang de ces oiseaux des parasites de l'infection “chronique sans qu'une nouvelle infec-.
tion hétérogène ait pu avoir lieu les
animaux n'ayant pas quitté ke] labora- ;
toire. Les micro- organismes sont donc
restés dans la rate et la moelle des os
et ont conservé leur vitalité, probablement sous forme d’espèces résistantes.
19° Tous ces hémoparasites sont des cytosporidies n'ayant pas atteint le stade de la sporulation définitive et le stade mobile d’une Laverania vermiforme adulte.
20° L’immunisation contre une nouvelle infection malarienne, qu’on 6bserve chez quelques oiseaux, est due non à l'infection elle-même, mais aux propriétés particulières de l'organisme ; les générations parasitaires qui ont pré cédé restent sans aucune influence sur l’action pathogène des colonies futures.
En terminant, l’auteur se prononce contre la multi-
plicité des formes de l’hématozoaire
En y aurait qu’une
seule variété, qui se modifie en s’adaptant aux organis-
mes qu'elle envahit. Mais cette question ne pourra être
définitivement résolue que lorsqu'on arrivera
le parasite et
GuIBERT.
à cultiver
à provoquer l'infection malarique à volonté.