‹ Paméla, ou La fille du portierChapitre 4 sur 26 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

MAD. VINCENT, seule.

C'est ça un mari ! ça travaille que c'est un plaisir ; il n'y a pas de fête avec lui. . . gn'y a guères de femme plus heureuse que moi-, jamais ça ne vous demande : d'où viens-tu? où vas-tu? que fais-tu? aussi je ne lui fais jamais de mensonge-., que quand c'est nécessaire; par exemple, je ne lui ai pas dit qu'hier jeudi moi et ma fille nous avons été toutes les deux au Wauxhall d'hiver avec un billet que nous a donné le musicien de la maison. S'il savait que Paméla a dansé trois contredanses avec un jeune élégant... était-il leste ! . . . et comme il la regardait ! . . . c'était un jeune homme comme il faut, ça se voit. . . Il n'a pas eu de cesse que nous n'ayons pris une bouteille de bière et une demi-douzaine d'échaudés. Dame ! aussi , c'est que nous étions mises comme des bourgeoises.

air : J'ai vu le pâmasse des dames.

Tous ces bals ont ça d'agréable , Ils savent contenter tous les goûts ,

Ta souvent une fille aimable

Y peut rencontrer un époux j Son esprit , sa danse légère

Y charment un homme attendri :

Elle est entrée avec sa mère ,

Elle en sort avec un mari. (bis)

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