SCÈNE IV
Mad. VINCENT, PAMÉLA; elle descend le petit escalier qui est dans Vintérieur.
PAMÉLA
Me voilà, ma mère... est-ce que le déjeuner est fait ?
MAI). VINCENT
Oui, ma chère amie. . . et ton Conservatoire?
PAMÉLA
C'est à dix heures.
MAD. VINCENT
Tu n'as que le temps de prendre ton café.
PAMÉLA
C'est singulier, dites donc, ma mère , hier au soir j'ai
étudié mon songe d'Athalie et toute la nuit j'ai rêvé
vous savez bien ... à ce jeune homme . . .
mad. vincent, sans l'écouter.
Voilà ta tasse.
PAMÉLA
Il était si aimable . . . si bien éduqué . • . Oh ! comme il est éduqué !
MAD. VINCENT
Je t'en réponds. ... il m'a dit que j'avais l'air de ta soeur->
PAMÉLA
Et comme il danse ! . . .
MAD. VINCENT
C'est une justice à lui rendre... il fait très-bien les ailes de pigeon.
PAMÉLA
Et sa manière de walser la russe ! . . . et comme il sa présente poliment !. . .
| bis.
( to)
AIR : Je loge au quatrième étage.
J'avais remarqué sa figure QuHnd il nous dit d'un air bien doux:
Permettez , je vous en conjure , Que je vous conduise chez vous.
MAD. VINCENT
Arrivé près dla port' coclière , Il aurait pYétr' changé de ton S'il avait pu s'douter qu'ton père Allait nous tirer le cordon.
Tais-toi , voilà ton père.