‹ PamphletsChapitre 4 sur 52 · II INTRODUCTION · texte numérisé non relu

II INTRODUCTION

est douteux, d'ailleurs, qu'il ait jamais été imprimé Voici deux renseignements. Dans sa Notice sur C. Tillier (Clamecy, Cégrétin, 1845), Parent Bayle nous dit : « Tillier adressa au Conseil municipal un mémoire où, dans un style mordant et spirituel, il taisait ressortir l'absurdité et l'impossibilité de la mesure proposée, qu'il comparait à un attelage composé d'un cheval et d'un âne; et, pour ne pas offenser son compétiteur, il s'empressait de déclarer que c'était lui qui était l'âne » — D'autre part,

Tillier, dans son pamphlet Comme quoi j'aurais voulu me vendre à M. Dupin, nous fait le récit suivant : « Cet arrêté avait d'abord le tort très grave de me détrousser; ensuite, cette école divisée en deux hémisphères, ces deux instituteurs se succédant alternativement dans leurs fonctions, comme l'astre du jour et celui de la nuit, — mon collègue faisant la lune et moi faisant le soleil, — tout cela était si drôle, si burlesque, que je ne pus résister à la tentation de donner à mes réclamations les formes aiguës du pamphlet. J'adressai donc mon pamphlet-pétition au Conseil municipal, qui ne put s'empêcher de me donner raison, tant j'avais raison. Je n'en eus que plus tort aux yeux du Comité. Défunt (6) M. Paillet, qui était alors de toutes les assemblées possibles...., grossoya une copie de mon pamphlet et le dénonça à ses collègues. » — On sait que Tillier, traduit devant le Comité, refusa de s'y rendre et fut destitué par contumace. Il reprit alors sa férule d'instituteur privé, de 1833 à 1840, jusqu'au jour où ses démêlés avec le Comité cantonal, dont il dépendait toujours, et ses ingérences perpétuelles dans le domaine politique, discréditèrent son école et l'obligèrent à renoncer à l'enseignement. Il-; se fit alors feuilletoniste. Il en garda « à ses bons ennemis la plus vive reconnaissance. » Cela se passait à la fin de l'année scolaire 1840.

Tillier songea dès lors à écrire des pamphlets et en promit d'abord six par mois à ses abonnés (Cf. Pamph. II

(6) Défunt, parce qu'il n'avait pas été réélu en 1843 au Conseil municipal.

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