INTRODUCTION IX
var. note 1). Mais c'était trop présumer de ses forces et du nombre des abus publiquement censurables. Le 15 octobre 1840, il n'avait encore publié dans le journal Y Association de Nevers, qu'Un flotteur à la majorité du Conseil municipal de Clamecy et Le Flotteur Brèchedent à ses abonnés et aux gardes nationaux. Dans la brochure datée d'octobre de ce second pamphlet, il avait supprimé la phrase : « je vous avais promis six pamphlets par mois », qu'on lit dans le texte de V Association, et, à cette autre phrase : « pour vous faire six pamphlets, il me faut donc six gros abus, » il avait substitué celle-ci, plus modeste : « pour vous faire un petit pamphlet, il me faut donc deux gros abus. » C'était au surplus bien indiquer qu'il ne considérait le Flotteur Brèchedent à ses abonnés et aux gardes nationaux que comme un seul pamphlet.
Le pamphlet Un Flotteur à la majorité etc., était bien d'ailleurs le premier qui eût été publié. Dans une chronique de Clamecy sur le marché, le budget et le Conseil municipal parue dans V Association (1" et 12 août 1841), Tillier revenant sur cette idée, « qu'une dépense de 100 francs utilement employée est moins onéreuse pour la ville qu'une dépense de 5 francs dissipés inutilement », ajoutait en s'adressant aux conseillers de la ville de Clamecy : « J'avais déjà eu l'an passé l'honneur de vous faire ces observations; mais vous ne pouviez, vous, nobles bourgeois, sérénissimes propriétaires, qui avez pour 5 à 6.000 francs d'esprit par an, faire droit
aux avis d'un pauvre maître d'école Aussi ai-je eu
deux torts en composant mon premier pamphlet (Un flotteur à la majorité, etc ). » Quant au Flotteur Brèchedent..., il est la suite logique du premier.
Cependant le 29 octobre 1840, Y Association annonce à la quatrième page : Les Cousins, par C. Tillier, instituteur, six pamphlets, traitant de choses et de personnes appartenant à l'arrondissement de Clamecy, et cette annonce fut renouvelée plusieurs fois jusqu'au 3 janvier