‹ PamphletsChapitre 29 sur 30 · ET LA. MORALB XXXIX · texte numérisé non relu

ET LA. MORALB XXXIX

cembre; — Le Deux Décembre devant le Code pénal ^ etc. — Le caractère parement délictueux ou criminel de cet acte prétendu politique est si évident pour tous, que les hoihmes des opinions les plus diverses Tout reconnu et signalé ; sur ce point nulle hésitation, nul désaccord ; l'orléaniste parle comme le républicain ; le Français et l'Anglais tiennent le même langage ; M. Dunoyer pense exactement comme le citoyen. Hugo, et sir Kinglake comme M. Dunoyer.

Et leurs prostestations sont des chefs-d'œuvre, clandestins aujourd'hui, classiques demain.

Et M. de Persigny dit que les partis sont fondus ! M. de Persigny se trompe ; l'empire c'est la mort, et il a contre lui le parti des vivants; l'empire c'est le crime, et il a contre lui le parti des honnêtes gens; l'empire c'est le spectre hideux des despotismes d'un autre pays et d'un autre âge, et il a contre lui la raison, la science et la conscience modernes, il a contre lui les principes de 89 et la révolution française, l'idéal d'aujourd'hui et le réel de demain, il a contre lui le parti de la république universelle. Ce parti-là n'est pas fondu.

Nous pensons que tout homme de bien qui lira soit les livres que nous venons de citer, soit seulement les lignes que nous venons d'écrire, sur le guet-apens du Deux Décembre, sera suffisamment édifié sur la moralité du but, des moyens, du succès, do la puissance, de l'influence et des conséquences du régime fondé en France dans la nuit du l"'' au Deux Décembre 1851.

A. ROGEARD.

Francfort s/M., S9 mai 1866.

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