U REDACTEUR DU CENSEUR; IO
▼ons provoquée au combat , usant de la vietoire, elle voas fit esclave et' le fut avec vous, parce qu*autremeot ne se peut. Insensé qui croit asservir et se dispenser d'obéir : mais, rompue la chaîne commune, il vous en reste plus qu'à nous.
Ne vous hâtez donc point , n'accourez pas si vite, ne cédez pas sitôt aux vœux qui vous appellent, et oe croyez point trop aux promesses qu'on vous fait» de peur ^ en arrivant , de trouver du mécompte ; car voici t CD peu àe mots, comment vous itérez reçus, si vous venez ici au secours du parti habile, fort et nombreux.
Les missionnaires prêcheront pour vous ; les religieuses du Sacré-Cœur prieront Dieu, non de vous convertir, mais de vous amener à Paris, et lèveront au ciel leurs innocentes mainft en faveur des Pandours« supplieront en mauvais latin le Seigneur infiniment miséricordieux 4'exterminer la race impie, de livrer à la fureur du glaive les ennemis de son saint nom , c'est-à-dire ceux qui refusent la dîine , et d'écraser contre la pierre les têtes de leurs enfans. Mais malheureusement tout n'est pas moine chez
nous.
La nation (laissons -là cette classe élevée pour qui le général Foy a tant d'estime depuis qu'il ne la protège plus , poignée de fidèles toute à vous , qui ne peut se passer de vous , et n'a de patrie qu'ave vons)»~la nation* se divise en nobles et vilains: des nobles , les uns le sont par la grâce de Dieu, les autres par le bon plaisir de Napoléon. Lequel vaut mieux? on ne sait. Ce sont deux corps qui s'estiment , dit