‹ Pamphlets politiques et littérairesChapitre 13 sur 79 · TONS I · texte numérisé non relu

TONS I

ITO I.ETTBSS

Foy, réciproquement» ft*admirent, et volontiers prennent des airs Ttin de l'autre. L«a Tulipe, homme de cour, a quitté son briquet pour se faire talon rouge : c*est maintenant, on le peut dire, un cavalier parfait , rempli de savoir-vivre et de déKeatease: on n'a pas meilleur ton que monsieur oa monseigneur le comte de la Tulipe. Et voîtà Dorante hussard ; depuis quand? depuis la paix. Sentant la caserne, si ce n'est peut- être le bivouac. Sous le fardeau de deux énormes épaulettes, il jure comme Lannes, bat ses gens comme Jooot ,et, faute de blessures, il a des rhumatbmes, fruit de la guerre, entendezvous , de ses campagnes de Hy de- Parle et de Bond- Street ; éperonné , botté , prêt à monter à cheval » il attend le boute-selle. L'esprit de Bonaparte n'est pas à Sainte-Hélène , il est ici dans l«s hautes classes. On rêve , non les conquêtes, mais la grande parade ; on donne le mot d'ordre , on passe des revoes » on

est fort satisfait. Un grand ne va point p r sans

son état-major, et le p.... d. M.... couche en bonnet de policé. La vieille garde cependant grasseie et porte des odeurs.

Telle est l'admiration qu'ont les uns pour les autres ces gens de deux régimes en apparence coutraires. Ils s'imitent, se copient. Ni les uns ni les autres ne vous donneront d'embarras. Vous trouverez des manières dans l'ancienne noblesse , et dans la nouvelle des formes. Les seigneurs vous accueilleront avec cette grâce vraiment française et cette politesse chevaleresque , apanage de la haute naissance. Nos aimables barons , formés sur le modèle d'Ëllé-

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