PÉTITION FOUR LES VILLAGEOIS
d'Azai semble faite exprès pour cela; située au centre de la commune, en. terrain battu, non pavé, par là pi*opre à toutes sortes de jeux et d'exercices, entourée de boutiques, à portée des hôtelleries, des cabarets; car peu de marchés se font sans boire; peu de contredanses se terminent sans yider quelques pots de bière; nul désordre, jamais l'ombre d'une querelle. C'est l'admiration " des Anglais qui nous viennent voir quelquefois, et ne peuvent quasi comprendre que nos fêtes populaires se passent avec tant de tranquillité, sans coups de poing comme chez eux, sans meurtres comme en Italie, sans ivres-morts comme en Allemagne.
Le peuple est sage, quoi qu'en disent les notes SQcrètes. Nous travaillons trop pour avoir temps de penser à mal, et s'il est vrai ce mot ancien, que tout vice naît d'oisiveté, nous. devons être exempts de vice , occupés comme nous le sommes six jours de la semaine sans relâche, et bonne part du septième, chose que blâment quelquesuns. Ils ont raison, et je voudrais que cejour-ià toute besogne cessât; il faudrait, dimanches et fêtes, par tous les villages, s'exercer au tir, au maniement des armes , penser aux puissances étrangères, qui pensent à nous tous les jours. Ainsi font les Suisses, nos voisins, et ainsi devrions-nous faire, pour être gens à nous défendre en cas de noise avec les forts. Car, de se fier au ciel et à notre innocence, il vaut bien mieux 9ppren(]re U chai*ge en douze temps et savoir ,
QVE l'on empêche DE DÀKSER. 5
au beAoin , ajuster ud cosaque. Je Taî dit et le redis : labourer, semer à temps, être aux champs dès le matin, ce n'est pas tout: ii faut s*assurer la récolte. Aligne tes plants, mon ami, tu provi« gneras Tan qui vient, et quelque jour, Dieu aidant , tu feras du bon vin. Mais'qui le boira? Rostopschin, si tune te* tiens prêt à le lui disputer. Vous, messieurs, songez-y, pendant qu'il en est temps; avisez entre vous s'il ne conviendrait pas , vu les circonstances présentes' ou imminentes, de vaquer le saint jour du dimanche, sans préjudice de la messe, à des exercices qu'approuve le Dieu des armées, tels que le pas de charge et les feux de bataillon. Ainsi pourrions-nous em« ployer, avec très-graud profit pour l'état, et pour nous, des momens perdus à la danse.
Nos dévots toutefois l'entendent autrement. Ils voudraient que, ce jour-là, on ne fit rien du tout que prier et dire ses heures. C'est la meilleure chose et la seule nécessaire, l'affaire du salut. Mais le percepteur est là; il faut payer et travailler pour ceux qui ue travaillent point. Et combien pensez-vous qu'ils spieot à notre charge ? cùfans, vieillards, mendians, moines, laquais, courtisans, que de gens à entretenir, et magnifiquement la plupart ! Puis, la splendeur du tr6ne et puis la Sainte-Alliance; que de coûta, quelles dépenses ! et pour y satisfaire, a-t-on trop de tout son temps? Vous le savez d'ailleurs et le voyez, messieurs; ceux qui haïssent tant le travail dq dimanche vçuleot: des traitcmensi envoient 4^a
ciiaqaè aimée , ado» e«i , pi^r pântr^' U^aHl^f
UfeOllMii
Ma» qtL<fil k lelfre tiieret l'etprii vivififluQuataiié i'égUsé a fait ce -cottiaiaodlâAent de s'alxfte&tr à eertahi» jcratrs de tcmlè enrffe sei^He, il y amt dessert alo» liéa à la g^èilê;'poor eils » «i^ kmr farevEr, le repos lift presertfcvalonai^^'^tMtsaMsrf qo»- la geot eonréafale: se. cbânél iralmu^eva^l» ipaltie seoly perdatt^fililîgé ée le» nMrtv«r> qui sans cela les eÂt. arable» de tranail) le fwéeept* f«t sage et' la hÀ sakrtairé dan» eas tatif» étéfh preaaionr. Maïs depoîs- «pi'it- n'y a pkis iri^fief^nl haoè^l; qii*ai&aBcliis', peu »ett' faut y d^FaiHi-qœ servifludé, iion»fravadlfhMii»pdartto^(|iiaiid Timpôt est payé, n^ttane sanrkma ehèoiier qir'à ifos propres dépens-; noas y eontraîadre, c'e^... (/est pis que le budget^ car lebudge^dit meliis profileanx conrâsans , mais aotre oisiveté oe jRvofid» à personne. Le traTaHrq» on^ nous <léieiidy au qvton nous eatpéelie de faire, lo-vi^reefc la vélrâient qtt'oD' nous 6te par 1»^ ner produtsenl^ point do pensions, de grâces, de traîtemeii»,. c'est non» nnire en pure perte. .
Les Anglais,, en voyant nos fêtes,, moftCrenttune la: même scfrprtse,^ fenC tou» la mémar ré«^ flexio»; raat»» parœf eux, i4« y è» a qnfeUêsélanw nene da<¥anta@»; ce sont les plus âgé», qilè,. vowoa' en Franee antrefoiii» ont quelque- mémotcedb ce qu'était la vieille Toiuraitfe et lepa^pio das.bo«B;
Q^ffs l'on km fsche bs Did»smv y
loâMaÂre de la réi^latios, j'«bmMioiiiM»d«»H«ialk si chers à mon enfance , /ai vu les paytans- alAH^ »éa, déguemtiés^ tendre ktnndn aunpÊiÊiéi'.et yerleiit sur les dtemiiMysax avenue» de» Tilléif^ des coirrens , des cbâtemix ^ oà leiar Mfitnble aspect éudf le tom^niettt de. cettai4à- mémey qni» kr preapérité connnttaé todîfne » désoler a|q6iir4 d*lMii« La mendtoilé reniât , je le sab ^ el va ^ii*»» aîoeqnron dit est vrai ^ de merv^tijeux-ptfQgyè»» oMiîa ft^aUerodra de loD94eaiipB ce degié de màf sère. Les wéeiii ipie j'en feraia sôraîent faièdea pour ceux qui Font vue comme nlbi^y au3t anfre» sembleraient inventés à phiistr ; écoutes 01» té^^ moi» y un iKMmne da grand siècle » obseifvatei» exact et désintéressé;, son dâre ne pént être sus» peet ^ e*est Labrujère»
V « Ottvoit, dih<tl, eertaîtts anrtnaux iafonebetf^ » des mâles et des femelles , répandu» dan» lia » campagne, noirs, livides, nos, et tout brîUés » du soteil , attachés à la terre , qu'ils foifUtent et » renfinent eVec une opiniâtreté invineihié. Ils oaft
• eomone une voix articulée, et, quand ils se le* «•vent sur leurs pieds» ils montrent une llMeh«« » maine*, et en* e^t ile sont des hommes^ ils se
* retient ft»nuît dans des tasiiàres^ oà^ il» viveMU »de pBtn nen* , âtetnr et de racines. Us ép»rgnenn m ans autres hommes 1» peine dé semer ^ de' 1A'<» » bonver et de vacueiHir penr vivre, et mléritent »ains» de ne pa» manques d» e» po» q#îU' oflfl «semé.»