‹ Pamphlets politiques et littérairesChapitre 37 sur 79 · TOURS · texte numérisé non relu

TOURS

cinq arpens de la coupe suivante , dont on m'offrait alors 760 francs Tarpent ^ il se faisait 3,ySo fr., à. ne calculer qu'au prix qu*on me donnait de ce bois y et sans doute il Ta mieux vendu. Vous voyez, Messieurs, qu'ayant le choix, et disposant, comme U faisait , de mon bien à sa fantaisie, il n'y avait pas à balancer.

, Cette dîAerence de valeur, entre le bois qu'il me prenait et celui que je lui ai vendu , serait facile à vérifier s*il était question de cela ; mais ce n'est pas de quoi il s'agit : le^poiut à discuter entre nous n'est pas de savoir si je lui devais, ni ce que je lui devais , ni s'il m'a pris plus ou moins ; il me 'prend mon bien , voilà le fait, et puis il dit que je Ipi dois. Il me prend mon bien en mon absence , puis il entre en compte avec moi. £t où en seraisje , je vous prie, si chacun de ceux à qui je puis devoir s'en venait abattre mon bois, cueillir, avant le temps, mes fruits ou ma vendange, et couper mon blé en herbe? Car ces cinq arpens n'avaient pas l'âge d*étre exploités. Bourgeau coupe, en 18 r6, ce qui ne devait l'être qu'en 181 7; il m'ôte d'avance mon revenu , me prive d'avance de ma subsistance. Il me prend mon bien , non-seulement sans aucun droit, sans aucun titre (car je ne lui vendis jamais la coupe de 18 17 ), mais remarquez ceci , Messieurs , il me prend ce qu'il avait promis de ne pas prendre , promis par écrit , et signé. Cest ce que vous pouvez voir. Messieurs, dans l'acte même fait entre nous, et dont voici les pro" près termes ; '

39>^ A MBSSlBfrtlfiP LES^JtGES,

L*tui/iitUmrhn' sefaftikê iMftfe MiU-goMtOfé de'fitiiciik'é^it', nMh' snHspé/fiSHfâ» ék^ itetHhr't eh ioialiié' on' par caiipigysems poirtwr attHclj^ wf^'ia etn^^d^ Vmnée pfoehainef Mi Cotiniet^rienièndtmt^'v^dft pitiés detta conpei cl'deisofdéifgnéesJ'

Cette dek'ntèrê daus^vous p«i*tfttf% bfzarre, et elle Test en effet. Je ne crois pas qu-*«iif' aU jamiilé nfiis rien de pardtdAfiéi- atlcunadte; Qui jamais s'est avfsé dedî^e: Je yettd«'t«l-pfé, à câAdltion qtfon rte fauchôf o*pas le^ pi»é-vtH6mi'mi-l>lefi tel' champ, à cofléition qu'on ne môèàicwrtïern pas», hoi* des I titnteâ â'ece champ ? A-yaot- tl^4gné=-ee que je vendais, lotrt^ le resté n'élaU-ilpas- rôsefvé dadmit? et à qiià\ bon- fdh-e-fBéntîondë ce qtiej^ne' vendtfîs pas? Voua reconiîaî<te2 là-, Messîairs^» mîon pco de science en*allhtrtf. J'aVïrfs envîc dé vendre me» dèirxcoirpès à Bonrgeair,qiJë'je cotf» naissais^ p^ur un* des hbds martchand^dti pays» fbft exact, payant* bl^en; mais d^-àtitirc part je le cralgtiaîs', à catrsede quelques procès qu'il' avait eus', tout récemment, potrr déKts poitt^ltrfcommfa dans les b6is'qi*!il'CXplottàit^, etvojiRfft^p*^ dftcé» àtnx cmipes',-quoje metlala-efl verttei-MWa-pkW beaux- et'meîHeor«t!ïilHs-, j*a\iM*à-p^tir q4i&la^(en^ tatlofi nâlVU'trOp foi^lè pour lui»- Là dêsautf doue j'ittfagtnal-, comme'uf>' expédN'nt^ adinlii^fifble^'Urra stli«e -garantie,- la^atrse^que vo«4S'V4?ifi(»l»3^^«iill»iidt«^ par lftqti«lle'B<Hii^if''BVfngag0alt èt^ me 4<$a«lief<»' sort»^' aciètifi ppétU'^tè', à- ma^^upè- dè.i^i>7>CB' abattam le»^e<iiii*«H¥i'€9v

Il le promit bien et signa; et moi , f|^ me^Mf-âi

Cêla^e-rm-eo allai» je^voj:«gQ«î^ M»e,ew>yAQt à Ta^ri

de ioiiie usai^lion àe «a^part « ^tpersuadé tpn^ii

jn^tiseraU^i^perjiMneiMîuLe havtAU4laIà,wde ce4|ui

lui raiitiç^aity^t^iLi jo^ieiioaiff.raToir bieoXie pai'ceUe

eoRveiiUon .écrite^ 4ui,,iiie paraissait . iavioUble.

Mais kf»Qa j:eiQt]r ^ je lrouvai..c)u il ^*en avcâl tei^u

ogÊt^fle ,«t «fn!il4iy.aÂ(,abatlrU-iaut,en travers de js^s

boisv^e^BUui avait paru à ^a, bienséauce» c'est-à-

. cUre fiêx»i9^ inetUeiu'^ cfif^, i4?!tvtleii»eiUeur et le

.pLua Jiieau ^-àiftoo clioix , saoa suivre .aucMoe Mj^^w

,prenai^-ccci cl iai»^%r>t oehrAoktja .;qa'^ii4i e^nve*

sait ^QHipu9B. Carmen tel.ejacirmt,.:U &'a»(oiice 4e eiii-

<|ll9«ae pas.4ao9 dans cette .eoupe, aiJiearsÂl a*en

tieet aiioi-ijmiles. Il en use eonune j*au»'iii« pu f^^e*

iBoi.prpi^viétaire, <4â j'eusse v^Mr^-me défaire «Ui

.phis. beau. bois lie ijua Am^cI» «aans égard à.loixlr^

des cottfkesyet.§9^ler i^oa bian^par p^isM*.

Je i>*ai jaivfaig ^plaidé, i|imkM}tte fto^f^essem* de ferr«, etikeaaia gMève ce i{ne e*e»t :^'^iiii^jM4Je procès et chicane; t^ais j ai ouï diM^e 4ca merveilles de rbabijelé des a)».c;als.à obscuMrir «e qui esl clai v, .el.àd^.ue4*^tt toji rapparejBcedu'droUv loi» Mes- 5Îeurs»4® vous Favoue» je suis cuiieux^e v^it coiXU9iei»i oo s*y prendra poui* montrer qMe I^ourgeaifi a^p« ,avec jaasiice ^.uaei* et aluieer de laa propriété, emiper dans, «es bota cinq arpens non -vewjrus à lui ij^i cédés an au^neià^n ; mais , au coQ4i:^t'ei'eoBUBc vous yayez, très>expressémcnt résej^vés» et, de la sorte , ei^freindre la principale claaM du coi^^t fait entre nous. J'ai souvent cbevcbé en moinn^iiie ce .t^%il pQUpy»it Allé^nv

l4 A MESSIËCBS tES JUGES 9

pour se jastîfier là dessas. .D*erreur , il n'y en saurait avoir, comme je l'ai dit en commençant, chaque coupe formant un carré dont les quatre angles sont marqués par des fossés de brisées ( c'est ainsi qu'on les appelle), dans toute Tétenduede la forêt. De dire que ses trente arpens , mesure exprimée dans l'acte , lui devaient être complétés , j*ai déjà répondu à cela. Youdra-t-il arguer de ce qu'on n'a point fait de brisées d'un angle à l'autre de chacune des coupes vendues, pour en achever le tracé et déterminer les côtés? Mais cela même est contre lui ; car c^était à lui d^'exiger que ces brisées fussent faîtes , d'autant plus que, s'étant engagé à ne point anticiper sur la coupe contiguê à celles qu'il exploitait, il lui importait que cette coupe fût séparée des autres dans toute sa longueur par une ligne invariahle.Cette raison d'ailleurs se pourrait écouter , s'il s'agissait entre nous de quelques arbres seulement , et d*UQe fausse direction dans la ligne d'exploitation, qui, après tout, n*emp6r(erait au plus que quelques pieds ; mais c'est précisément aux angles de la dernière coupe, là où les limites sont marquées par ces fossés de brisées, qu'il les a passées , non de quelques pieds, mais de cinquante pas. Tout cela est facile à voir sur le terrain. Je ne puis donc imaginer -ce qu'il dira pour'sa défense, et je ne conçois pas davantage comment une réserve si juste, et qui n'avait pas besoin d'être exprimée, une clause si solennelle de l'acte do \ente, est tellement nulle à ses yeux, qu'il* n'késite pas à l'enfreindre. Que pensait«t-il? comment

À tOVR$. âS

a-t-il pu 86 flatter que cette usnrpalion , pour ne pas dire le mot, ii*auraît aucune suite , si ce n'est qu'il me connaissait bon homme » ignorant les affaires et craignant surtout les procès? Il a cru, me prenant mon bien ,ou que je n'en verrais rien , ou que je ne m'en plaindrais pas, ou que, me plaignant, je n'aurais pas la patience de suivre l'aflaire; et il était fondé à le croire. Car, depuis vingt-cinq ans que je suis, après mon père, propriétaire dans cette province , plusieurs m'ont fait tort dans mes biens en diverses manières, quel* ques-uns même m'ont volé, tout ouvertement, sans que jamais j'en aie fait aucune poursuite, aimant mieux perdre du mien que de gagner un* procès. Voilà sur quoi il comptait , et il ne se fât pas trompé dans son calcul. Je lui aurais tout aban^ donné plutôt que de plaider, si mes amis nem'eus* sent fait sentir que, me laissant ainsi dépouiller, il me fallait renoncer à tonte propriété. En effet , si j' endure de la part de Bourgeau un tort si manifeste, à qui désormais pourrais-je vendre qui ne m'en fasse autant ou pis ? et quelles garanties pourront assurer mes coupes annuelles contre de telles usurpations, si les réserves les pHis claires» les plus formellement exprimées, n'y servent de rien? Qu'importe , après tout, ce qu'il dira? Son dire 'contre les faits ne peut rien. Il a promis de ne point toucher à ma onzième coupe. Cest de quoi l'acte fait foi. Il en a coupé cinq arpens. Cest ce qu'on voit sur le terrain. Peut-il , par ses raisons, faire qu'un fait ne soit pas fait, ou qu'il ait en le n. 3

Page 1